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PLUS EUROPE: Les turbulences de Ryanair devraient être passagères - WSJ

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Helen Thomas THE WALL STREET JOURNAL LONDRES (Dow Jones)--Il suffit de prononcer le mot "capacités" pour qu'un vent glacial souffle sur le secteur européen du transport aérien. Le directeur général de la compagnie irlandaise à bas co

Helen Thomas

THE WALL STREET JOURNAL

LONDRES (Dow Jones)--Il suffit de prononcer le mot "capacités" pour qu'un vent glacial souffle sur le secteur européen du transport aérien. Le directeur général de la compagnie irlandaise à bas coûts Ryanair (RYA.DB) a déclaré mercredi que le secteur augmentait ses capacités, ce qui a fait chuter l'action du groupe et l'ensemble des valeurs de l'aérien.

Mais si Michael O'Leary a voulu se prononcer sur l'état du secteur européen du transport aérien, il l'a fait d'une manière peu lisible. Les investisseurs devraient attendre un peu avant de claquer la porte.

La demande bien orientée

Le dirigeant a indiqué que l'augmentation des capacités de transport aérien au Royaume-Uni, en Scandinavie, en Espagne et en Irlande pesait sur les prix des réservations pour le prochain trimestre. Au cours d'une conférence téléphonique avec les analystes, Michael O'Leary a cependant répété que les capacités de transport court-courrier en Europe devraient rester stables cette année. Ryanair prévoit de réduire ses propres capacités de 1% sur la période de janvier à mars, qui correspond au quatrième trimestre de son exercice.

Du côté de la demande, la compagnie a indiqué que les réservations étaient plus élevées que l'an dernier pour le troisième trimestre de son exercice.

Michael O'Leary s'est en revanche montré très clair sur deux points. La réponse de Ryanair à la concurrence sur les prix sera "agressive". Et il veut que les prévisions du marché concernant le résultat net annuel du groupe soient révisées en baisse.

Une marge de 15%

Le consensus des analystes pour le bénéfice net annuel de Ryanair s'établissait jusqu'ici à 650 millions d'euros. Un montant bien supérieur à la propre prévision de la compagnie, qui va de 570 millions à 600 millions d'euros, d'autant plus que celle-ci ne table maintenant que sur un résultat net se situant dans le bas de cette fourchette.

L'habitude de Ryanair de dépasser ses propres projections toujours prudentes a permis au titre de se négocier avec un surcote de 25% par rapport aux autres valeurs du secteur en Europe, jusqu'à sa chute de mercredi. La compagnie affiche par ailleurs une marge d'exploitation de 15%, trois fois supérieure à celle de certains concurrents, d'après UBS. La compagnie ne se lasse jamais de concevoir de nouvelles manières d'accroître les recettes perçues auprès de ses passagers. Et elle prévoit de distribuer 1 milliard d'euros à ses actionnaires au moyen de dividendes extraordinaires et de rachats d'actions. Les turbulences que Ryanair vient de traverser ne devraient pas durer longtemps.

-Helen Thomas, The Wall Street Journal

(Version française Lydie Boucher)

(END) Dow Jones Newswires

September 05, 2013 07:17 ET (11:17 GMT)

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