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Paris: vendredi au zénith, +3,5% depuis lundi.

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(CercleFinance.com) - Passé maître dans l'art de regonfler le moral des investisseurs, le gouverneur de la BCE Mario Draghi s'est voulu plus précis concernant les rachats d'actifs de la BCE. La faiblesse de l'euro et la dynamique haussière persis

(CercleFinance.com) - Passé maître dans l'art de regonfler le moral des investisseurs, le gouverneur de la BCE Mario Draghi s'est voulu plus précis concernant les rachats d'actifs de la BCE. La faiblesse de l'euro et la dynamique haussière persistante à Wall Street font le reste.

Fin de semaine en fanfare à Paris - et sur l'ensemble des Bourses européennes : à environ 1h30 de la cloche, le CAC 40 'explose' les résistances et grimpe de 2,7% à 4.348 points, soit un gain hebdomadaire de près de 3,5%.

En l'absence de donnée macroéconomique notable, les investisseurs applaudissent des deux mains le discours qu'a prononcé Mario Draghi à Francfort (Allemagne). Alors que les indicateurs décevants se succèdent dans la zone euro et que l'économie allemande donne de sérieux signes d'essoufflement, le gouverneur de la BCE, manifestement de plus en plus conscient du danger, a déclaré que l'institution était disposée à étendre ses rachats d'actifs si nécessaire.

On pourrait donc se diriger vers un 'quantitative easing à l'européenne', programme voué à écarter la menace de la déflation et qui soutiendrait les marchés actions.

'Nous sommes prêt à recalibrer l'ampleur, le rythme et la composition de nos achats (d'actifs) si nécessaire pour remplir notre mandat' et ce 'sans délai indu', a indiqué Mario Draghi, selon lequel il est 'essentiel de rapprocher l'inflation en zone euro de son objectif, ce sans délai'.

Nonobstant l'euphorie persistante à New York et la réduction inattendue de vingt-cinq points de base du taux directeur de la banque populaire de Chine à 2,75%, ajustement destiné à combattre le ralentissement de la croissance sous les 7,5%, la faiblesse de l'euro est l'autre grand catalyseur du jour.

Elle soutient logiquement les sociétés 'exportatrices'. 'Les valeurs exposées à l'international, bénéficiant d'un effet de change favorable, sont aujourd'hui les plus attractives', souscrivaient ce matin les équipes de Quilvest Gestion.

En témoignent les bonnes tenues d'Alcatel-Lucent (+4,6%), de Total (+4,3%), d'Airbus Group (+3%), qui a par ailleurs officialisé une commande de 50 long-courriers de la compagnie américaine Delta, et de Technip (+3%), cette dernière valeur bénéficiant qui plus est de rachats à bons comptes après le net repli d'hier, consécutif à l'officialisation de son offre de rachat - non retenue - de CGG.

Bouygues s'adjuge pour sa part 3,5% à 29,8 euros alors que Dexter Goei, directeur général d'Altice, a manifesté hier soir son intérêt pour Bouygues Telecom à l'occasion d'une conférence qui s'est tenue à Barcelone (Espagne).

Enfin, Sanofi, qui avait ouvert en baisse, engrange à présent 1,2% à 75,9 euros malgré la déception des analystes au lendemain d'un séminaire de recherche et développement (R&D) peu encourageant pour les mois à venir.

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