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Paris: une pause qui rassure, la hausse va pouvoir reprendre

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(CercleFinance.com) - Le CAC40 en termine sur un modeste repli de -0,65% à 5.054, à l'issue d'une séance où le CAC40 sera resté prisonnier durant 7 heures d'un étroit corridor 5.040/5.055Pts. Nouvel exemple de 'camisole algorithmique' qui a po

(CercleFinance.com) - Le CAC40 en termine sur un modeste repli de -0,65% à 5.054, à l'issue d'une séance où le CAC40 sera resté prisonnier durant 7 heures d'un étroit corridor 5.040/5.055Pts.

Nouvel exemple de 'camisole algorithmique' qui a pour principal mérite de faire chuter la volatilité et réduire le coût des prises de position sur les options.
La prise de respiration se solde par un repli de -0,75% des places européennes (contre -1% en moyenne cet après-midi): pas de retournement de tendance en vue... et Londres s'offre même un nouveau record historique avec un FT-100 qui clôture au zénith absolu à 7.038 (+0,22%).

Le second trimestre 2015 démarre donc sur une perte qui efface à peine 3% du terrain gagné (+19%) depuis le 1er janvier: rien qui permette d'écarter le scénario d'une 8ème semaine de hausse d'affilée.

S'il fallait justifier le reflux du jour, il faut aller chercher la cause du côté de l'euro qui continue de remonter et tutoie les 1,09$ ce soir (1,0930$ au plus haut).

La tentative de hausse initiale de Wall Street demande confirmation puisque le Nasdaq reste ancré dans le rouge à la mi-séance (-0,1%) tandis que le 'S&P' ne grappille que +0,15% contre +0,35% peu après l'ouverture (c'est le Dow Jones qui reste leader avec +0,25%: c'est modeste, mais c'est de la hausse !).

La dynamique haussière ne semble cependant pas remise en cause ni à Wall Street ni à Paris: les gérants sont convaincus à 90% que tout repli de 2 ou 3% du marché sera considéré comme un 'point d'entrée' par des 'retardataires'.
Une sorte de fiction boursière: la majorité des gérants sont 'benchmarkés' et ils doivent investir leurs liquidités à 80% quoi qu'il arrive, donc ils ne sont jamais vraiment 'en retard', ils doivent juste faire tourner leur portefeuille et trouver de nouvelles 'idées d'achat'.

Vu la tendance archi-bull depuis 6 ans, certains chartistes commencent même à parier sur un retracement imminent des 5.142 points, le zénith de mai 2008, affichant parfois des objectifs à 5.500/5.600 points d'ici la fin de l'année, en s'inspirant de l'effet mécanique du 'QE' de la BCE qui le laisse pas d'autre choix que des achats forcés (et forcenés pour les plus moutonniers) d'actions... même sans aucune conviction, pour 'coller au benchmark'.

Jamais en plus de 100 ans de cotations des actifs financiers, les gérants n'avaient été confrontés à un tel 'non choix'.

Jamais un seul acteur -une banque centrale- n'avait eu la capacité d'imposer sa stratégie à tous les autres agents sans avoir jamais à la remettre en cause: toutes les 'forces du marché' sont d'un seul côté, concentrées au sein de la même main, celle qui actionne la manivelle de la planche à billet.

L'état de l'économie réelle ne constitue plus qu'un vague prétexte, de toutes façons, les 'flux' sont acheteurs, il n'existe plus aucune 'force de rappel'.
La tendance reste 'bull' depuis 3 ans, que les chiffres soient bons ou mauvais: les opérateurs ont à peine réagi à l'annonce ce matin d'un tassement de l'excédent commercial allemand, passé de 21,6 milliards d'euros en décembre 2014 à 19,7 milliards en séquentiel, les investisseurs se focalisent à présent sur le chiffre des reventes de logements neufs aux Etats Unis, en hausse de 1,2% contre +1,5% attendu.

Côté actions, le secteur automobile subissait des dégagements avec -2,8% sur valéo, Peugeot et Renault (-2,35%), Plastic Omnium (-3,5%), Faurecia -5%.

Le secteur télécommunications était à la peine avec Numéricable à -2,6% et Vivendi qui s'est désengagé de SFR a grimpé de 3,35% sur la rumeur d'une possible hausse du dividende sous l'impulsion d'un 'actionnaire activiste'.

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