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Paris: une entame 2013 tonitruante mais volumes dérisoires.

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(CercleFinance.com) - Wall Steet s'est stabilisé autour de +2% depuis 17H(+1,7% pour le 'S&P' et le Dow Jones, +2,15% pour le Nasdaq): le contournement du 'fiscal cliff' avait été salué par avance dès lundi avec +2,2% sur le Nasdaq et déjà

(CercleFinance.com) - Wall Steet s'est stabilisé autour de +2% depuis 17H(+1,7% pour le 'S&P' et le Dow Jones, +2,15% pour le Nasdaq): le contournement du 'fiscal cliff' avait été salué par avance dès lundi avec +2,2% sur le Nasdaq et déjà +1,7% sur le S&P500.
C'est une des meilleurs entames d'années boursières de la décennie.

Les marchés se moquent totalement de savoir sur quoi débouchera une série de 24 séances de hausse sur 30 et alors qu'un 8ème mois de hausse se profile, les indices boursiers accélèrent la cadence et le CAC40 finit au plus haut du jour (+2,55%) et même depuis le 2 août 2011.

L'envolée des cours s'effectue plus que jamais 'dans le vide' à Paris avec moins de 1,8MdsE échangés entre 9H00 et 17H30 et 2,45MdsE au 'fixing': la 1ère séance de l'année aurait pourtant du être caractérisée par de vrais flux acheteurs.

Petite anecdote: le CAC40 affiche le même score que le 3 janvier 2011 (envolée de +2,53% entre 3.845 et 3.904Pts).
Même scénario sur les autres places européennes: pratiquement aucune activité mais une flambée de +2,85% de l'Euro-Stoxx50 (revenu à plus de 2.710Pts, au plus haut depuis le 1er août 2011) tandis que Milan et Madrid affichent des gains respectifs de +3,8 et +3,4%.

Une euphorie qui contraste avec ce constat désabusé de Joseph Stiglitz: 'il n'existe aucun signe de sortie de crise en Europe'.

Inversement, tous les opérateurs invoquent le retour de 'l'appétit pour le risque'... mais les véritables acheteurs demeurent toujours aussi rares et ce scénario perdure depuis mi-novembre.

Le ratio de gérants qui se déclarent 'bulls' s'établit à 80% environ: c'est le plus élevé des 30 dernières années et il n'a jamais été observé avec une croissance zéro en Europe et de 2% aux Etats Unis (sachant que 70% du PIB additionnel résulte des dépenses de l'état américain et non d'une hausse 'spontanée' de l'activité économique).

Il est vrai également que jamais les taux d'intérêt réels n'ont été négatifs depuis plus de 3 ans et anticipés comme tels pour encore 2 ans

Les raisons de la hausse du jour apparaissent totalement évidentes, mais peut-on vraiment parler de 'soulagement' alors que les indices grimpent US (et mondiaux) sans discontinuer depuis 7 semaines, sans aucune consolidation intermédiaire et s'apprêtent à inscrire un 8ème mois de hausse consécutif... un exploit sans précédent depuis 1998 et la vague des 'dot.com'.

Si le 'fiscal cliff' est écarté -ce que tout le monde anticipait depuis 2 mois-, les Etats Unis ont atteint lundi soir le 'debt cliff' (plafond de la dette) au-delà duquel il n'y a plus que la planche à billet de la FED pour éviter l'insolvabilité du pays.
Et s'agissant de la question des déficits, le débat sur leur -quasi impossible- réduction est repoussé à début mars.

A Paris, 39 des titres sur 40 sont en hausse (tous sauf Pernod Ricard) et les valeurs financières ont largement surperformé avec +5,3% sur la Sté Générale, +3,5% sur AXA, +4,4% sur la BNP-Péribas et Crédit Agricole.

Pas mois de 100% des valeurs du Dow Jones s'inscrivent en hausse et les 1.000 premières capitalisations mondiales affichent un ratio jamais vu de 95% 'dans le vert'.
Difficile de déterminer si les marchés respectent encore la moindre forme de raisonnement économique: ils ne réagissent plus à aucune mauvaise nouvelle d'où qu'elle vienne (récession, inflation à 3% en Espagne, plus faibles ventes d'automobiles depuis 15 ans) et surréagissent aux bonnes: l'ISM manufacturier de décembre ressort à 50,7 aux Etats Unis (au plus haut depuis 7 mois) mais les dépenses de construction sont en repli de -0,3%.

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