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Paris: un trimestre pour rien, W-Street culmine puis retombe

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(CercleFinance.com) - Le CAC40 (-0,08%) a chuté à la dernière minute tandis que les volumes, comme de coutume le 3ème vendredi du mois, ont doublé durant le 'fixing', passant de 2,3 à 5,2MdsE (arbitrages cash/future)! Paris avait bénéficié

(CercleFinance.com) - Le CAC40 (-0,08%) a chuté à la dernière minute tandis que les volumes, comme de coutume le 3ème vendredi du mois, ont doublé durant le 'fixing', passant de 2,3 à 5,2MdsE (arbitrages cash/future)!
Paris avait bénéficié d'un retour des acheteurs en fin de séance, avec un test des 4.470Pts.
Paris affiche +0,45% de hausse hebdomadaire, sur le trimestre écoulé, le CAC40 perd 2,2%... mais pour un investisseur US, la hausse de l'Euro fait au contraire ressortir une hausse de +1,5%.

Wall Street avait entamé cette séance des 4 sorcières en fanfare avec une pluie de records (Dow Jones à 17.350Pts, 'S&P' à 2.019, Nasdaq à 4.600...).

Tous les opérateurs ont les yeux rivés sur Alibaba qui lève 25Mds$ et dont la progression dès les 1ers échanges est vertigineuse: 93$ contre 68$ comme prix d'IPO (soit 33% de gain pour ceux qui vendraient leurs titres).
De façon assez paradoxale, Yahoo qui détient 23,5% du capital d'Alibaba chute de -5% et plombe le Nasdaq qui perd désormais 0,6%.
Le 'S&P' recule également de 0,25% à 2.007Pts, affecté par les propos de Richard Fisher, favorable à une hausse de taux dès que possible, et qui s'inquiète de possibles excès commis par les marchés.

Les opérateurs évoquaient la stratégie toujours aussi accommodante de la Fed, le 'non' écossais à l'indépendance (minuscule suspens et soulagement à peine perceptible à Londres).

L'Euro-Stoxx50 grappille +0,05% après avoir affiché jusqu'à +0,7% ce matin.

Il semblerait surtout que les cours ont été tirés vers jusque vers 11H, pour favoriser le meilleur cours de compensation trimestriel sur l'Euro-Stoxx50 qui finit... inchangé par rapport au 2 juin dernier (alors que le CAC40 perd 2%).

Pour expliquer la relative contreperformance du CAC, des investisseurs parisiens disent redouter une dégradation de la note souveraine de la France par Moody's, qui doit statuer aujourd'hui (de nombreuses 'rumeurs' circulent depuis 48H).

Après le discours apaisant de Janet Yellen et les bons chiffres hebdomadaires du chômage américain, ils ont néanmoins pris connaissance d'une autre bonne nouvelle, à tout le moins du point de vue économique et dans leur esprit : le refus de la majorité des électeurs écossais de sortir de la tutelle britannique.

Le 'non' l'a emporté plus largement qu'anticipé avec 55,4% des suffrages et du point de vue d'Azad Zangana, économiste Europe chez Schroders, 'ce résultat constitue un véritable soulagement pour les investisseurs et les marchés financiers, bien illustré par le bond opéré par la livre sterling ce matin face à l'euro et au dollar'.

'Le référendum laisse place à un vaste chantier, une véritable reconstruction du Royaume-Uni. En effet, les promesses de liberté émises pendant la campagne devront être tenues et plusieurs dirigeants s'étaient engagés à renforcer les pouvoirs du Parlement écossais, en particulier dans le domaine fiscal, autrement dit, plus d'autonomie sans le capharnaüm d'une indépendance', analyse pour sa part XTB France.

Sur le front macroéconomique, les prix à la production industrielle ont reculé de 0,8% sur un an le mois dernier en Allemagne et l'indicateur avancé du Conference Board en août sera dévoilé à 16h00.

Sur celui des valeurs, Rubis (+3,85%) signe la plus forte progression du SBF 120 (devant Ipsen +3%) alors qu'Exane a relevé son conseil à 'achat'.

Après des mois de performances décevantes, le distributeur et “stockeur” de liquides pétroliers devrait retrouver de l'allant au second semestre, estime l'analyste.
Sur le CAC 40, Veolia s'inscrit en tête avec +2,25%, devant Essilor +1,2%.
Vivendi finit stable (-0,1%) après que son conseil de surveillance a autorisé la signature avec Telefonica de l'accord définitif concernant l'acquisition de GVT, sa filiale brésilienne détenue à 100%.

Deuxième plus forte baisse de l'indice SBF-120 (derrière Ubisoft avec -4%), Arkema (-2,5% à 56,4 euros) a annoncé avoir proposé à Total l'acquisition de sa filiale à 100% Bostik pour 1,74 milliard d'euros, soit onze fois l'Ebitda de l'entreprise (!)

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