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Paris: un repli de -0,6% qui semble être imité par W-Street.

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(CercleFinance.com) - Pas l'ombre d'un commencement de redressement des indices US à 2 heures de la clôture: Wall Street qui avait entretenu l'optimisme général avec une ouverture positive de +0,35% à +0,55% affiche ce soir des scores diamétral

(CercleFinance.com) - Pas l'ombre d'un commencement de redressement des indices US à 2 heures de la clôture: Wall Street qui avait entretenu l'optimisme général avec une ouverture positive de +0,35% à +0,55% affiche ce soir des scores diamétralement opposés (-0,6% pour le 'Dow', -0,3% pour le 'S&P', -0,2% pour le Nasdaq).

Il n'est rétrospectivement pas illogique de voir le CAC40 terminer en repli de -0,6% (à 3.414Pts), à mi-chemin entre ses extrêmes de séance (3.390 et 3.450).
La séance fut volatile à Paris ou les indices ont été victimes de plusieurs embardées: la première s'est dessinée entre 3.440 (la clôture de lundi) et 3.390 (à l'ouverture ce mardi), elle fut suivie d'une remontée vers 3.450 puis d'une rechute vers 3.410 cet après midi.

Les places européennes clôturaient légèrement dans le rouge (-0,2% en moyenne) à l'image de Londres et Milan (-0,2%), Francfort (-0,3%), Paris (-0,6%).
Madrid se détache avec un gain de +1,07% alors que le 1er Ministre -M.Rajoy- dément vouloir présenter une demande d'aide imminente auprès de ses partenaires européens.
Cela risque de troubler de nombreux économistes et investisseurs.

'Malgré le récent regain de visibilité s'agissant de la zone euro du fait de la variable monétaire, les perspectives moroses risquent de donner lieu à des conditions peu propices aux actions en octobre, tout particulièrement s'agissant des pays fragiles de la zone euro', estime Jérôme Vinerier, d'IG France. 'Le recul marqué (-5%) du CAC 40 fin septembre atteste d'ailleurs de la fragilité de la confiance, et de la vitesse à laquelle les craintes ressurgissent', indique-t-il.

Saxo Banque souligne pour sa part que 'les principaux sujets d'inquiétude sont loin d'être résolus alors que l'on assiste désormais en Europe à une crise devenue également sociale'.

Par ailleurs, selon les spécialistes, 'le discours du président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, a été sans surprise hier soir, devant le Club économique de l'Indiana'.
Il a rappelé son engagement à soutenir l'économie américaine et espère voir des améliorations notables pour la croissance américaine à moyen terme.

L'Espagne reste toujours au centre des préoccupations. 'Certains investisseurs anticipent une dégradation du pays en catégorie spéculative ce qui pourrait accélérer la demande d'aide de l'Espagne', indique de son côté Aurel BGC.
De nombreux opérateurs spéculent sur une demande d'aide qui serait officialisée ce week-end, à la veille de la réunion Eurogroupe de lundi.

En attendant, l'Euro gagne du terrain face au Dollar à 1,2950, ce qui ne constitue pas un avantage pour les exportateurs du Sud de l'Europe.

Du côté des valeurs les plus actives, Alstom décroche de 4,9% à 26,84E après le lancement d'une augmentation de capital dont le produit brut s'élève à environ 350 millions d'euros au total.

Crédit Agricole lâche 1%, suite au déclassement à 'conserver' par les analystes de la Société Générale (qui perd de son côté -1,6%).

A l'inverse, France Télécom gagne 2%, après que Nomura a ajusté sa cible de 12,5 à 12 euros, mais réaffirmé sa recommandation à 'achat' sur le titre, jugeant son profil rendement-risque 'attractif' au cours actuel.
A noter la hausse de +2,6% d'EADS tandis que Carrefour reprend +1,6%, et Unibail +2% (le leader du SBF-120 fut le Club Med avec +5,9%).

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