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Paris: trop vite trop haut après geste BCE, W-Street corrige

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(CercleFinance.com) - Wall Street réduit un peu ses pertes à la mi-séance mais le rouge continue de dominer largement avec le Nasdaq qui s'inscrit en repli de -1% à 3.893Pts et le 'S&P' qui avait retracé au point près son zénith annuel et

(CercleFinance.com) - Wall Street réduit un peu ses pertes à la mi-séance mais le rouge continue de dominer largement avec le Nasdaq qui s'inscrit en repli de -1% à 3.893Pts et le 'S&P' qui avait retracé au point près son zénith annuel et historique des 1.775Pts perd 0,4% à 1.763Pts, le Russel-2000 perd -0,75%.
Le Dow Jones -au zénith historique à 15.800Pts à l'ouverture- reperd 0,2% sous les 15.715Pts.
En Europe également, le rouge dominait en fin de journée... et quel renversement de tendance sur le CAC40 qui termine 75Pts en-deçà de ses plus hauts du jour.
Le CAC40 s'inscrit en repli de 0,15% à la clôture, après avoir explosé à la hausse (de +1,6%) pour une culmination à 4.356Pts (nouveau record annuel), dans un volume de 4,3MdE qui traduit le déclenchement de prises de profit assez agressives.
L'E-Stoxx50 termine également dans le rouge (-0,45%) dans le sillage de Milan qui replonge de -2% et de Madrid (-1%).
Beaucoup de volatilité également sur les changes avec un Euro retombé sous 1,33$ et qui remontait vers 1,3405 (et 1,3390 ce soir).

Après la réduction surprise de 25Pts de base du taux directeur (à 0,25%, équivalent d'un 'taux zéro'), les opérateurs se demandent de quelle arme efficace dispose encore la BCE pour relancer l'économie et écarter le risque inflationnistes.

A noter en marge de la consolidation des indices US l'ouverture à 45$ sur Twitter qui s'est envolé en direction des 50$ (soit +93% sur le prix de référence de 26$ fixé la veille) avant de retomber vers 46,5$... une folie de survalorisation plus jamais vue lors d'une IPO depuis la bulle internet.
Un titre qui réalise 350Mns$ de chiffre d'affaire qui vaut 27Mds$ (plus de 80 fois son CA), cela fait tout de même songer à une 'bulle', et même une très grosse.
De façon paradoxale et malgré l'hystérie sur Twitter, Wall Street a commencé à chuter juste après la publication d'un PIB en hausse de +2,8% alors que le consensus tablait plutôt sur +2% à +2,4% au maximum.

C'est un signe de vigueur supplémentaire qui vient confirmer la tendance au redressement de l'activité traduite par les toutes dernières statistiques publiés début novembre (forte progression des ISM manufacturiers, hausse des commandes à l'industrie... seule la confiance de ménages reste morose).

Cela pourrait amener la FED à reconsidérer la neutralité qu'elle semblait déterminée à préserver jusqu'en mars 2014 (consensus de marché alimentée par toute une série déclarations officielles ou 'à titre privé' de membres de la FED ces dernières semaines).

Ben Bernanke pourrait remettre le projet d'un 'tapering' sur la table si les chiffres de l'emploi publiés demain ressortaient supérieurs à 140.000 créations tandis que le chômage ne se dégraderait que marginalement (en données hebdomadaires, les inscriptions de la semaine passée ont reculé de -9000 à 336.000).
Sur le front des valeurs, les bancaires sont euphoriques depuis ce matin grâce aux profits supérieurs aux attentes de Crédit Agricole (+4%) et Sté Générale (+2,9%)... ce qui tire BNP-Paribas (+2%) par sympathie.

CapGemini reprend 4,5% après avoir confirmé ses objectifs 2013 et renoué avec une croissance organique positive.
Dopé par ses trimestriels et des relèvements de recommandation, Veolia bondit de +3,45%.
Parmi les rares replis marquants, Legrand chute de -3,8% (le groupe baisse ses prévisions 2013), Lafarge de -2,87%, puis Technip et Bouygues (-1,75% et -2,4% respectivement).

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