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Paris: semaine positive, malgré hausse du risque ukrainien.

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(CercleFinance.com) - La semaine avait très bien débuté mardi, le CAC40 s'envolant de 1,2% sans raison concrète... sauf la résurgence des anticipations d'un 'QE' de la BCE d'ici juin ou la fin de l'été (seul bémol, les 'PMI' -baromètres avan

(CercleFinance.com) - La semaine avait très bien débuté mardi, le CAC40 s'envolant de 1,2% sans raison concrète... sauf la résurgence des anticipations d'un 'QE' de la BCE d'ici juin ou la fin de l'été (seul bémol, les 'PMI' -baromètres avancés de l'activité- sont franchement optimistes en Europe et des 'prix bas' ne sont pas synonymes de déflation).

La hausse de mardi était inattendue (dans ces proportions) mais la principale surprise est provenue des volumes... d'une rare indigence (3,1MdsE seulement) au sortir d'un 'pont' de 4 jours.

Le marché a semblé ensuite privé d'influx et d'inspiration avant d'entamer une consolidation -tensions en Ukraine obligent-, sitôt testé les 4.500 jeudi après-midi.

Le CAC40 a limité ce vendredi son repli à -0,8% à 4.444 points (après avoir refermé le 'gap' des 4.432), ce qui permet d'afficher un gain hebdomadaire de +0,3%.

Les marchés sont plombés par l'exacerbation des tensions géopolitiques autour de l'Ukraine et Wall Street a rapidement donné le ton en chutant de -1% (-1,7% sur le Nasdaq dans le sillage d'Amazon qui plonge de -9%).), des scores qui se confirment à la mi-séance avec -0,9% sur le 'Dow', -0,85% sur le 'S&P'.

Chez nos voisins, les scores sont assez disparates: le FTSE et le DAX perdent respectivement 0,25% et -1,55%, Milan -1,75% et l'Euro-Stoxx50 lâche -1,35% à 3.147Pts (soit -0,2% hebdo).

'Le contexte géopolitique en Ukraine semble constituer une excuse pour de nombreux investisseurs afin de prendre leurs gains plutôt qu'un risque réel pour le marché.'

L'équipe de recherche DailyFX demeure convaincu que le marché parisien va baisser ces prochaines semaines après le test acquis des 4.500 points.

'Le CAC 40 se retrouve sur ces niveaux là alors qu'une semaine de folie s'annonce sur les marchés financiers', indique Vincent Ganne, analyste DailyFX pour FXCM.
'L'agenda économique sera extrêmement chargé, en particulier la journée du mercredi 30 avril', précise-t-il.
Ainsi, le marché attend la première estimation de la croissance économique des Etats-Unis au premier trimestre, la première estimation de la croissance des prix en avril en zone euro et la prochaine décision de politique monétaire de la Fed.
Les opérateurs occultent ce soir la forte hausse de la confiance des consommateurs du Michigan pour avril à 84,1 contre 82,8 attendu et 82,6 estimé initialement.
Le nombre de demandeurs d'emploi en France pour le mois de mars progresse de seulement 1.600 demandeurs (+1% pour les seniors), mais sur 1 an, la hausse atteint +4,5% (toutes catégories confondues) et un total de 4,95 millions.
Sur le front des valeurs, les titres exposées au risque russe sont en net repli (-2,35% sur Renault, -1,9% sur Sté Générale).
Seb recule de 2%, après avoir fait état de résultats de premier trimestre inférieurs aux prévisions, notamment en raison d'un effet devise particulièrement prononcé.

Kering grimpe de 3,65%, après avoir annoncé hier une réorganisation de ses activités dans le luxe pour accélérer le développement de ses marques. Ses ventes sur les trois derniers mois de l'année ressortent à 2,4 milliards d'euros, en hausse de 1,2% en données publiées.

A noter que la cotation des titres Alstom est suspendue vendredi matin après une hausse de 11% la veille, consécutive à des rumeurs concernant une éventuelle offre de rachat (a priori partielle des activités d'Alstom) de l'américain GE.
Bouygues poursuit en revanche son rallye haussier avec +4,3% à 31,61E.

Inversement, Vivendi (-2,4%) chute malgré l'annonce du versement d'un dividende exceptionnel de 1E par titre, le montant de cash rétrocédé aux actionnaires après cession de SFR à Altis en 2014 et en 2015 devrait s'élever à près de cinq milliards d'euros.

Peugeot recule de 3,6%, après la publication d'un chiffre d'affaires du premier trimestre 2014 à 13,3 milliards d'euros, en hausse de 1,9% en comparaison annuelle, sa filiale Faurecia chute de -3,8%.
A noter une fois de plus la faiblesse des volumes avec à peine 3MdsE échangés sur le CAC40 (certes... il manquait Alstom mais avec 100MnsE de plus cela ne change rien au constat de l'étroitesse des flux).

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