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Paris: s'inspire de la BCE pour franchir le cap des 4.500.

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(CercleFinance.com) - Les optimistes exultent: le CAC40 établit un nouveau record annuel, clôture au plus haut, dans des volumes qui s'étoffent (3,9MdsE sur le CAC à 4.507Pts). Le débordement des 3.500Pts valide en théorie une poursuite de la s

(CercleFinance.com) - Les optimistes exultent: le CAC40 établit un nouveau record annuel, clôture au plus haut, dans des volumes qui s'étoffent (3,9MdsE sur le CAC à 4.507Pts).
Le débordement des 3.500Pts valide en théorie une poursuite de la spirale haussière qui se nourrit d'elle même depuis l'été 2012.
Que la hausse des cours n'ait aucun lien avec l'évolution prévisible de la conjoncture ou les résultats des entreprises confirme le rôle primordial des banques centrales... et les banque centrales confirment leur volonté de complaire aux marchés, même si leur action n'atteint aucun des objectifs qu'elles se fixent au nom de 'l'intérêt général'.

Les marchés actent la promesse d'une initiative 'non conventionnelle' (de type taux négatifs ou LTRO) de la BCE en juin prochain... mais la hausse des indices s'appuie sur cette anticipation depuis des mois, alors que la conjoncture et la quasi stagnation des profits des entreprises justifieraient plus de modération en terme de valorisations.

Par ailleurs, les abaissements successifs des taux directeurs n'ont jamais enrayé la hausse de l'Euro et les LTRO n'ont jamais relancé l'emploi... mais les marchés font semblant de croire que ça va marcher cet été.

Tout en reconnaissant qu'une inflation durablement basse pause problème, Mario Draghi a fait part de son 'agacement' par rapport aux multiples pressions qui s'exercent sur la BCE ces dernières semaine en faveur d'un nouvel assouplissement monétaire alors que la solution à la fermeté de l'Euro s'avère plus complexe qu'une simple imitation de la FED souhaitée par les marchés (planche à billet, rachats de créances hypothécaires).

Les cambistes se montrent d'ailleurs plus mesurés que les gérants obligataires (spectaculaire détente des taux longs dans les pays périphériques avec l'inscriptions de nouveaux records historiques en Espagne à 2,88% et en Italie à 2,92%) puisque le Dollar ne remonte que modérément à 1,3860 contre 1,3940$.

Wall Street 'achète' également le concept d'un assouplissement monétaire en Europe et salue le recul des inscriptions hebdomadaires au chômage à 319.000 contre 345.000 début mai, au lieu de 325.000 anticipé.
Le Dow Jones a grimpé jusque vers 16.623Pts, rééditant son record historique avant de reperdre à mi-séance un peu d'altitude (+0,4% à 16.585Pts).
Le 'S&P' à testé les 1.890Pts avant de se tasser vers 1.882 (+0,2%) et le Nasdaq qui grimpait de +1% à 4.109Pts affiche désormais +0,3% à 4.080.

A Paris, les opérateurs se sont jetés sur les valeurs bancaires motivés par la conviction que les taux vont bientôt tendre vers zéro (voir moins !).
Sur le plan des valeurs, les bancaires ont le vent en poupe sur le CAC40 après le discours de Mario Draghi : Société Générale s'adjuge 3,1%, BNP Paribas +1,9% et Crédit Agricole +1,6% à 12 euros.
Mais c'est surtout Total avec ses +2,7% et un nouveau record annuel à 53E qui propulse le CAC au-delà des 4.500Pts.

En tête du SBF120, Areva grimpe de 4,2% à 18,1 euros, au lendemain de la finalisation de la cession d'Euriware et de ses filiales à Capgemini, cession accompagnée d'un grand contrat d'infogérance et d'intégration de systèmes.

CGG poursuit sa chute (-4,8% à 10,4 euros) et enfonce ses planchers moyen terme après ses mauvais résultats trimestriels publiés cette semaine et Arkema abandonne 2,35%, alors qu'UBS a abaissé son objectif de cours sur la valeur de 93 à 90 euros.

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