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Paris: rebond poussif mais W-Street peu inspiré après emploi

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(CercleFinance.com) - La semaine qui s'achève n'apporte guère d'éclairage supplémentaire : ni la BCE, ni la FED (minutes) n'ont fourni d'éléments directeurs aux marchés (elles restent naturellement 'très accommodantes'). Les marchés manquent

(CercleFinance.com) - La semaine qui s'achève n'apporte guère d'éclairage supplémentaire : ni la BCE, ni la FED (minutes) n'ont fourni d'éléments directeurs aux marchés (elles restent naturellement 'très accommodantes'). Les marchés manquent manifestement d'inspiration et le manifestent par une succession de mouvements contradictoires et sans lendemain.

Paris continue de sous-performer les places européennes avec une stagnation globale du CAC40 qui contraste avec les +5% engrangés par Madrid ou les +2,4% de Milan.
Les +0,5% de hausse du CAC40 ce vendredi effacent juste les modestes pertes cumulées depuis lundi.
L'Euro-Stoxx50 qui gagne +0,45% s'avère apparemment bien mieux loti que le CAC avec une performance hebdomadaire de près de -1% mais ce score masque d'importantes disparités comme mentionné dans le 1er paragraphe: les investisseurs redeviennent sélectifs mais font preuve d'encore plus d'appétit pour le risque en privilégiant les emprunts des pays périphériques.

A Wall Street, la consolidation se réduit à presque rien à la mi-séance avec un Dow Jones qui ne cède plus que -0,15%, un 'S&P' stable et un Nasdaq qui grappille +0,15% (même scénario que la veille).
Nous observons une absence de vélocité haussière qui explique la quasi stagnation des indices US depuis le 3 janvier... soit 6 séances sans tendance et celle-ci pourrait bien constituer les 7ème.

Ce vendredi a confirmé le retour en grâce des produits obligataires avec un T-Bond qui a vu son rendement se détendre de 8Pts de base à 2,88% et qui conserve cette avance ce vendredi soir.

Le 'point d'orgue' de cette semaine, c'étaient les 'stats' de décembre concernant l'emploi: elles sont épouvantables avec seulement 74.000 nouveaux jobs contre un montant anticipé pratiquement du triple (entre 195.000 et 215.000 après 241.000 en novembre) avec seulement 86.000 nouveaux jobs dans le secteur privé le mois dernier.
On se demande en découvrant ce faible montant comment ADP a pu 48H auparavant dénombrer pas moins de 214.000 créations d'emplois dans ce même secteur privé: la différence par rapport au calcul du BLS est juste de... 250%.

En ce qui concerne le taux de chômage, c'est également la surprise puisqu'une contraction de 0,3% à 6,7% se matérialise alors qu'une stabilité était anticipée.
Mais l'explication fait froid dans le dos: pas moins de 347.000 américains ont renoncé à chercher du travail et sur l'année écoulée cela fait plus de 3 millions de personnes, soit 1% de la population américaine.

Pas de quoi se réjouir non plus avec Alcoa qui a dévoilé hier soir ses résultats et ouvre le bal des trimestriels sur une fausse note, affichant de lourdes pertes sur son dernier trimestre 2013 et des perspectives prudentes en terme de demande pour l'année qui commence.

Sur le front des valeurs, Renault soutien activement le CAC40 avec +3,6%, devant Saint Gobain puis Orange (+3%) qui fait l'objet de rumeur d'intérêt de la part d'AT&T.
A l'inverse, Alcatel-Lucent chutait de -4% supplémentaires et affiche -6,23% sur la semaine écoulée.
Technicolor gagne 2,5%, après avoir annoncé qu'il fournirait à Telefonica des décodeurs satellite pour services HD en Amérique latine (Brésil, Chili, Pérou et Colombie).

Eutelsat lâchait 2,65%, dans le sillage d'une dégradation de 'surpondérer' à 'neutre' des analystes de J.P. Morgan.
CGG Veritas chute de -2,1% et semble carrément arbitré au profit de Vallourec qui progresse symétriquement de +3%.

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