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Paris: pas de 9e hausse de suite, la crise en Ukraine pèse.

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(CercleFinance.com) - La Bourse de Paris demeure en territoire négatif après huit séances consécutives de baisse, entre prises de profits, statistiques mitigées et nouvelles sanctions occidentales contre la Russie en vue. Peu après 16h00, le CA

(CercleFinance.com) - La Bourse de Paris demeure en territoire négatif après huit séances consécutives de baisse, entre prises de profits, statistiques mitigées et nouvelles sanctions occidentales contre la Russie en vue.

Peu après 16h00, le CAC 40 cède environ 1,1% à 4.625 points.

Certains intervenants évoquent une consolidation 'légitime' après la dynamique haussière entretenue par l'annonce jeudi dernier par l'annonce d'un programme de rachats d'actifs au sein de l'eurozone, l'objectif de la BCE étant bien sûr de stimuler la croissance et de réduire le risque déflationniste dans la région.

Renforcé par l'absence de correction intermédiaire, ce mouvement prévaut sur le réajustement à la hausse de la prévision de croissance allemande du gouvernement, lequel table maintenant sur 1,5% pour 2015, 0,2 point de plus qu'auparavant.

Il est aussi corrélé à la prudence habituelle des opérateurs à la veille de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed (FOMC), bien que celle-ci ne devrait pas accoucher d'annonces majeures.

'Une fois de plus, la banque centrale américaine devrait laisser ses taux directeurs inchangés. Après la fin du 'tapering', les membres du FOMC s'accordent une 'pause', tant dans les annonces que dans l'ajustement de la politique monétaire. La réunion n'étant pas suivi d'une conférence de presse de Mme Yellen, les investisseurs ne devraient pas anticiper de grand changement de communication', commentent en effet les équipes d'Aurel BGC.

Sur le front géopolitique, les Etats-Unis et l'Union européenne (UE) pourraient s'accorder sur de nouvelles sanctions financières contre Moscou après une offensive sanglante de séparatistes pro-russes dans l'Est de l'Ukraine.

S'agissant des données macroéconomiques du jour, assez contrastées, les commandes de biens durables ont contre toute attente chuté de 3,4% le mois dernier aux Etats-Unis, après un recul de 2,1% en novembre (chiffre révisé de -0,9%). Les économistes tablaient au contraire sur une progression autour de 0,5%.

L'indice S&P/Case-Shiller a pour sa part révélé une hausse de 0,7% des prix des maisons individuelles en novembre, soit 0,1 point de plus qu'anticipé, tandis que l'indice PMI des directeurs d'achat est ressorti à 54 ce mois-ci contre 53,3 au mois de décembre, un niveau très supérieur à la barre des 50 points distinguant croissance et contraction de l'activité, et que 480.000 ventes de logements neufs ont été enregistrées en décembre. Le consensus n'en escomptait 'que' 450.000.

Surtout, l'indice de confiance des consommateurs du Conference Board s'est élevé à 102,9 points au titre du mois en cours, après 93,1 points en décembre (chiffre révisé de 92,6 points, soit un gain de 0,5 point d'une estimation à l'autre).

Du côté des valeurs, Société Générale (-2,7%, troisième plus mauvaise performance du CAC 40) paie sa forte exposition à la Russie, tout comme Tarkett (-6,8%, lanterne rouge du SBF 120).

Vinci (-4,1%) et Eiffage (-6,2%) pâtissent quant à eux du gel des tarifs des péages. Les sociétés d'autoroutes ont annoncé le lancement d'une procédure contre l'Etat, estimant que la suspension de la hausse des péages autoroutiers est une 'décision unilatérale qui décrédibilise de façon durable la signature de l'État pour les contrats de partenariat public-privé'.

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