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Paris: nouveau repli avant la BCE.

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(CercleFinance.com) - Le CAC 40 concède à nouveau du terrain avant la réunion de la BCE et les chiffres hebdomadaires du chômage aux Etats-Unis, alors que le ton continue de monter entre le monde occidental et la Russie. Peu avant midi, l'indice

(CercleFinance.com) - Le CAC 40 concède à nouveau du terrain avant la réunion de la BCE et les chiffres hebdomadaires du chômage aux Etats-Unis, alors que le ton continue de monter entre le monde occidental et la Russie.

Peu avant midi, l'indice phare recule de 0,3% à 4.193 points.

La santé de l'économie allemande continue d'inquiéter. Après une baisse de 1,7% au mois de mai, la production industrielle n'a ainsi augmenté que de 0,3% en séquentiel en juin, alors que le consensus tablait sur une progression plus marquée de l'ordre de 1,2%.

Publié hier, le chiffre des commandes à l'industrie en juin était déjà un motif de déception pour les investisseurs, celles-ci s'étant repliées de 3,2% contre une hausse d'environ 1% attendue par les économistes.

A l'essoufflement de la première économie de la zone euro s'ajoutent une volatilité inhérente au mois d'août et un contexte géopolitique toujours délétère. Alors que selon l'OTAN quelque 20.000 soldats russes seraient aujourd'hui massés le long de la frontière commune avec l'Ukraine, Dmitri Medvedev est en effet monté au créneau ce matin.

En représailles aux sanctions économiques des Etats-Unis et de l'Union européenne (UE), le chef du gouvernement russe a menacé de bloquer le survol du territoire national pour les compagnies aériennes effectuant des liaisons entre l'Europe et l'Asie via la Sibérie, ce qui entraînerait un important surcoût de carburant pour ces dernières. Moscou a également décrété une 'interdiction totale' de la plupart des produits alimentaires en provenance notamment des pays d'Europe et des États-Unis pour une durée d'un an.

Ces mesures de rétorsion pourraient en précéder une autre, plus effrayante encore pour les Etats membres : une hausse de la facture énergétique, projet actuellement étudié par le Kremlin.

Par ailleurs, sur le front monétaire, les marchés attendent la réunion de la BCE et la traditionnelle conférence de presse de son gouverneur, Mario Draghi.

Ce dernier 'sera attendu, non pas sur la faible inflation cette fois-ci, mais sur le ralentissement économique dans la zone euro au deuxième trimestre, particulièrement notable en Allemagne', estime Christopher Dembik, analyste chez Saxo Banque, selon lequel 'il est hautement improbable que Mario Draghi parvienne à rassurer durablement les marchés' dans la mesure où il a 'déjà dévoilé l'ensemble de son arsenal anti-crise'

'La banque centrale européenne dispose de peu de marge de main-oeuvre avec des taux directeurs au plus bas, voire négatif pour les taux de défaut. D'autre part, la banque centrale voudrait avoir un peu de recul pour juger de l'efficacité des dernières mesures prises', complète Christian Parisot, analyste chez Aurel BGC.

Et d'ajouter: 'un ensemble de plusieurs mesures a été annoncé en juin dernier et certaines d'entre elles (comme le TLTRO) ne sont pas encore en place. Il convient donc d'attendre avant d'éventuelles nouvelles décisions.'

Enfin, sur le front des valeurs, le secteur des télécoms est à la peine. Orange (-1,5% à 11,1 euros) accuse en effet la plus forte baisse du CAC 40, tandis que les titres Bouygues et Iliad se rétractent de respectivement 1,1 et 0,6%.

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