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Paris:le petit éclair haussier de jeudi reste sans lendemain

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(CercleFinance.com) - Wall Street salue le relèvement imminent du plafond de la dette: les indices US remontent à l'équilibre après avoir reculé de -0,4% en moyenne au cours de la matinée. Le Dow Jones et le 'S&P' renouent avec les meilleur

(CercleFinance.com) - Wall Street salue le relèvement imminent du plafond de la dette: les indices US remontent à l'équilibre après avoir reculé de -0,4% en moyenne au cours de la matinée.
Le Dow Jones et le 'S&P' renouent avec les meilleurs scores de la veille et vont s'efforcer de finir la semaine au plus haut.
Le Nasdaq reste plombé par Intel (-6%) et s'effrite encore de -0,25%.
Le vote du Congrès était inéluctable mais le marché ne connaissait pas la date: l'annoncer avant un week-end de 3 jours aux Etats Unis tombe au meilleur moment et va rassurer tout le monde.
Mais cela prouve qu'il va être bien difficile d'endiguer le creusement des déficits et plus le temps passe, plus les économies et les coupes bugétaires à réaliser vont peser sur la croissance.
En cas de demi-mesures et d'enlisement des négociations entre démocrates et républicains, ce sont les agences de notation qui pourraient sévir... et cela fait longtemps qu'elles ont annoncé la couleur.

Comme Wall Street jouait la prudence entre 15H30 et 17H30, le CAC40 ne transforme pas l'essai de la sortie de corridor 3.695/3.733: après un test très éphémère de la zone des 3.760Pts.

Paris s'est effrité de -0,07% à 3.741,5Pts dans un tout petit volume de 2,7MdsE (c'est extrêmement faible pour une séance des '3 sorcières') et engrange +0,96% sur la semaine écoulée.

Malgré le débordement tant attendu des 3.733Pts, pas de vague d'achat identifiable malgré un discours haussier univoque chez les gérants et des chartistes 'bullish' à l'unisson.

A part Londres -où le FTSE avance de 0,5%-, pas une seule autre place boursière ne fluctue de plus de 0,2% dans un sens ou dans l'autre (le DAX et l'IBEX reculent de 0,3%)... et l'Euro-Stoxx50 (-0,35% à 2.709, ce qui efface la hausse de la veille) ne sort pas de la fourchette 2.680/2.725.

C'est peut-être ce plafonnement de grands indices paneuropéens (comme l'Eurofirst-600) qui explique que le test des 3.750Pts ne s'avère pas décisif à la hausse à Paris.

A Wall Street, tendance à la consolidation à la veille d'un pont de 3 jours avec un Dow Jones en repli de 0,15%, un Nasdaq qui s'effrite de -0,5% (repli dû à la chute de -6% d'Intel) et un 'S&P' qui cède 0,33% mais se maintient au-dessus des 1.474Pts, son zénith de la mi-septembre 2012.

'Nous continuons à observer une détente sur l'obligataire des pays du sud de l'Europe et une poursuite de l'amélioration de l'immobilier américain (avec les conséquences positives sur la confiance des ménages américains et sur la consommation)', souligne Barclays Bourse. 'A cela s'ajoute l'anticipation d'une stabilisation voire d'une légère accélération de l'économie chinoise', indiquent les gérants.

Le PIB chinois a progressé de 7,9% au quatrième trimestre 2012, contre 7,8% attendu par le consensus. Sur l'ensemble de l'année 2012, la croissance chinoise ressort à 7,8%, après 9,3% en 2011.

D'autre part, la production industrielle chinoise est ressortie au-dessus des attentes. Elle a augmenté de 10,3% au mois de décembre, contre 10,2% visés par le consensus et 10,1% le mois précédent. En 2012, la production industrielle a cru de 10%, en ligne avec les attentes.

Les ventes au détail chinoises du mois de décembre, elles, s'affichent en croissance de 15,2% contre un consensus de 15,1% et 14,9% au mois de novembre. Début le début de l'année 2012, la croissance a été de 14,3%, en ligne avec les attentes.

En revanche, les investissements en capital fixe (hors zones rurales) ont déçu les investisseurs. Ils ressortent en croissance de 20,6% en 2012, contre 20,7% pour le consensus. 'Cette statistique est souvent considérée comme un indicateur avancé du développement du marché immobilier', commente Aurel BGC.

Autre déception, les résultats d'Intel hier soir, tandis que les chiffres d'American Express et ceux de Schlumberger sont ressortis en ligne avec les attentes. General Electric a pour sa part largement battu le consensus et le titre (+2,5%) soutient à lui seul le 'Dow'.

La confiance des consommateurs du Michigan pour janvier s'avère décevante avec un score de 71,3 contre 72,9 alors que le consensus tablait sur une remontée à 75.

Les ventes de détail au Royaume Uni ont légèrement reculé en volume et en valeur en décembre par rapport à novembre, selon les données de l'office national de statistiques (ONS). Ainsi, elles ont connu une baisse de 0,1%.

Sur le front des valeurs, PagesJaunes a repris encore 3% après sa spectaculaire envolée de 15% hier. Les analystes de Société Générale, à l'achat sur la valeur, ont décidé de relever leur objectif de cours de deux à trois euros.

Havas progresse de 5,7% à 4,734euros après avoir dévoilé une nouvelle organisation, qui se caractérisera notamment par la mise en oeuvre d'un nouveau comité exécutif: le titre est au plus haut depuis 8 ans.
Saft a pris +4,8% grâce à une 'reco' positive de Goldmn Sachs.

Au sein du CAC40, Renault a survolé le classement avec +4,4% dans l'espoir que le groupe Nissan vienne à son tour en aide à sa maison mère... et le 'long/short' a repris au détriment de Peugeot (-3%). Accor a vu ses trimestriels salués par une hausse de +3,35%.

STMicroelectronics grappillait contre toute attente 0,7% au final, faisant fi des résultats décevants d'Intel, qui sont assortis de perspectives prudentes pour l'exercice 2013.
Gemalto a fini lanterne rouge avec -3,3%, Saint Gobain perdait -2,2%.

Orpea cédait 4% à 32,2 euros, alors que des informations de Bloomberg indiquent que Neo Gema se défait de sa participation de 5% à un prix allant de 31,2 à 32 euros.

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