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Paris: la fête risque d'être gâchée par W-Street (Nasdaq).

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(CercleFinance.com) - Il va falloir surveiller de près Wall Street ce soir: les indices US se désolidarisent complètement de leurs homologues européens ce soir. Cette semaine placée sous le signe des anticipation d'un 'geste non conventionnel' d

(CercleFinance.com) - Il va falloir surveiller de près Wall Street ce soir: les indices US se désolidarisent complètement de leurs homologues européens ce soir.
Cette semaine placée sous le signe des anticipation d'un 'geste non conventionnel' de la BCE s'est achevée en apothéose par la journée de tous les records (sauf à Francfort) puisque tous les indices (sauf le DAX) ont inscrit -même brièvement à W-Street- un zénith annuel ou historique.
Ceci concluait en beauté une série de 9 hausses consécutives pour des gains moyens de 5 à 6% d'une seule traite en Europe.

Le CAC40 (+0,8% à 4.484,5 au final) franchit apparemment la résistance des 4.450 et tutoie les 4.500 (à 3Pts près)... mais toujours pas de volumes (hors Lafarge qui a dopé l'activité du CAC de 10%) et le bilan de la semaine est positif de +1,7% à Paris.

Chez nos voisins, Francfort et Londres gagnaient +0,7%, Milan +0,8% et l'Euro-Stoxx50 grimpe de +0,75% à 3.230Pts (soit un gain de +1,8% en moyenne en Europe cette semaine).

La 'surprise du jour' provient d'un article du Frankfurter Zeitung qui croit savoir que la BCE plancherait sur un 'QE' de 1.000MdsE (soit 1.370Mds$... plus de 115Mds$ par mois durant 1 an).

Mais la second 'surprise' provient d'une correction de Wall Street qui se radicalise à mi-séance avec le Dow Jones qui affiche désormais -0,5% (après un nouveau record historique initiale de 16.630Pts) et le 'S&P' qui perd -0,9% (à 1.872) après avoir inscrit d'entrée de jeu un nouveau plus haut absolu à 1.897.
Le Nasdaq douche l'euphorie de la fin de l'après-midi avec une chute qui personne n'a vu venir de -2,45% à 4.135Pts après -0,9% la veille, le Russel-2000 décroche de -2% tandis que le VIX reprend +5% à plus de 14.

Oui vraiment, une bien singulière correction quand l'Europe achète les yeux fermés le concept d'un 'QE' miracle de 1.000MdsE (1.370Mds$, soit 115Mds$/mois) qui aurait de quoi faire exploser toutes les limites de valorisation connues sur les actions et les obligations.

Tout repose sur les espoirs de 'QE', toujours le 'QE' (le 'bazooka' selon la NCE), véritable formule magique pour les marchés... avec le risque de gonflement de bulles d'une ampleur historique (l'annonce tombe au moment où les marchés sont au plus haut, comme si on craignait de les voir baisser).

Les optimistes s'étaient enthousiasmés vers 14H30 pour les chiffres de l'emploi, mais les marchés US ne s'appuient visiblement pas sur les 192.000 nouveaux jobs du mois de mars: des créations qui sont conformes aux attentes mais qui n'impactent pas le taux de chômage (inchangé à 6,7% contre 6,6% attendus).

Ceci évite un rapprochement trop rapide avec la zone des 6,5% qui pourrait inciter la FED à envisager de relever les taux directeurs dès avril 2015 (une éventualité évoquée par Richard Fisher qui s'alarme par ailleurs du détournement par Wall Street des sommes injectée par la FED au profit des seuls actifs financiers qui atteignent des valorisations de bulles.

A Paris, les valeurs cycliques avaint le vent en poupe : Lafarge qui grimpait rapidement de +2,5% dès ce matin prend +8,9% (fusion Holcim oblige), Renault +2,95%... et d'autre part Total prend 1,45% et Airbus +1,6%.
Hors CAC40, Rémy Cointreau signe l'une des plus fortes hausses de l'indice SBF 120 avec un gain de +3,6%. Selon le blog Bettaville, l'américain Brown-Forman étudierait depuis plusieurs mois l'acquisition possible du groupe de spiritueux.

Steria bondit de +5,5% alors que les analystes de Berenberg ont relevé leur recommandation sur la valeur à l'achat avec un objectif de cours de 18,3 euros.

Moody's relève la note de BNP Paribas (+1,3%), passant de 'A2' à 'A1' et l'assortit d'une perspective stable. L'agence de notation justifie sa décision au regard de 'l'amélioration significative du profil de liquidité et de financement' qu'elle s'attend à voir se poursuivre.

Bryan Garnier réitère son opinion d'achat sur LVMH (qui ne bouge pas) et fixe l'objectif de cours à 167 euros, la valeur restant sur sa liste de préférées. Le bureau d'études met principalement en lumière le potentiel de hausse du titre et sa valorisation attractive.

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