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Paris: la FED ne se cache même plus de manipuler le DowJones

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(CercleFinance.com) - Tous les indices US sont au plus haut de l'année ou de l'histoire à mi-séance... absolument tous. Les marchés n'en peuvent plus d'euphorie et de sentiment d'invulnérabilité avec un consensus 'bull' qui avoisine 95% ! C'es

(CercleFinance.com) - Tous les indices US sont au plus haut de l'année ou de l'histoire à mi-séance... absolument tous.

Les marchés n'en peuvent plus d'euphorie et de sentiment d'invulnérabilité avec un consensus 'bull' qui avoisine 95% !

C'est la FED qui doit triompher ce soir car elle est parvenue à ses fins: La FED a signifié sans ambiguïté -par la voix de Janet Yellen lundi soir- sa volonté de voir les actions établir de nouveaux records, Wall Street s'empresse de les lui offrir avec un Dow Jones à 14.285Pts (à 19H35).

Les déclarations de Janet Yellen lundi sont d'une clarté aveuglante: 'nous allons imprimer tout l'argent nécessaire pour faire s'envoler les actions et maintenir le rendement des obligations à zéro'.

Cela va probablement réchauffer le moral des 50 millions d'américains qui ne survivent que grâce aux 'foods stamps' (bons alimentaires, comme au lendemain de 1929), celui de 150 millions d'américains qui ne possèdent aucune action et les 250 millions qui en détiennent pour moins de 10.000$... mais à force de faire du tapage médiatique autour du nouveau zénith du Dow Jones, certains investisseurs pourraient se demander si la conjoncture anticipée en 2014 ou 2015 le justifie, et si le rythme actuel est soutenable.

Car le 'Dow Transport' (+1,95% à 6.163Pts) qui pulvérise son 20ème record historique en 6 semaines affiche +15% depuis le 1er janvier: compte tenu d'une croissance sous-jacente probablement pas supérieure à +1,6/+1,8% en ce début d'année, c'est une performance quasi miraculeuse.

C'est une véritable 'panique à la hausse' qui s'enclenche sur le 'Dow Transport' avec des robots-traders qui 'se grimpent les uns sur les autres' avec des programmes d'achats qui se déclenchent en rafale sur des titres qui affichent déjà des multiples stratosphériques.
Il serait intéressant de faire l'inventaire des raisons qui conduisent certains analystes à écarter l'idée d'une 'bulle' sur cet indice.

Le Russel-2000 des valeurs moyennes -qui ne sont pourtant pas portées par la croissance mondiale et affrontent des conditions 'difficiles' sur le sol US- a depuis longtemps devancé le Dow Jones et caracole 10% au-delà de ses records de mai 2007 (850Pts): il gagne 1% à 927Pts ce soir.

A Paris, les opérateurs ne se sentent plus de joie: les chiffres conjoncturels concernant l'Eurozone sont chaque jour plus déprimants (surtout ceux concernant la France et l'Italie) et ces heureuses circonstances économiques furent saluées dès ce matin par un gros 'gap' à la hausse dès l'ouverture (au-dessus des 3.723) puis une envolée vers 3.790Pts.
Et le sentiment majoritaire est qu'au-delà des niveaux actuels, le 'ciel sera la seule limite'.

Le CAC40 explose de +2,1% et inscrit sa meilleure clôture annuelle à 3.787Pts: selon les chartistes, l'indice devrait filer tout droit vers le retracement des 3.800Pts puis des 3.830Pts, l'Euro-Stoxx50 s'envole de +2,4% et le Dow Jones pulvérise son précédent record de +120Pts à 14.285.

Jamais en 100 ans d'histoire boursière, une hausse des marchés n'est apparue aussi déconnectée de la réalité économique et suspendue au bon vouloir d'un seul acteur qui imprime des liquidités sans limite de quantité ni de durée (à raison de 6 Dollar pour un seul Dollar de PIB additionnel).
Et les marchés applaudissent à tout rompre cette fuite en avant dans la création monétaire que de rares économistes osent qualifier de politique 'aventureuse' ou digne d'un apprenti-sorcier.

Certains journaux économiques américains évoquent ce mardi une 'bourse sous stéroïdes', un marché qui se sent aussi invulnérable qu'un consommateur de cocaïne.

Et les analystes techniques qui n'ont aucune considération pour la réalité économique ou les multiples de capitalisation astronomiques s'empressent de valider le scénario d'une hausse sans limite du Dow Jones dès le franchissement des 14.165Pts (ce qui est chose faite).
Le sentiment haussier des 'fondamentalistes' est renforcé par un ISM des 'services' qui grimpe de 55,2 vers 56 (les Etats Unis semblant totalement immunisés contre la récession européenne et le plongeon du Yen sous 93$).

Signe de la confiance inoxydable des marchés, le VIX replonge vers 13,5 (alors que 'S&P' auquel il est associé s'envole vers 1.5387Pts) et le Dollar retombe face à l'Euro sous les 1,3020.

A Paris, les poids lourds sont ramassés agressivement, à l'image de Total (+2,2%), LVMH (+2%), Arcelor Mittal (+3,1%) puis les bancaires (+3,5% en moyenne et +4,1% sur le Sté Générale) et les automobiles avec +3,9% sur Renault et +3,6% sur Michelin.
Aucune baisse ce soir au sein du CAC40, sauf EADS (-1,25%) et Pernod Ricard (-0,9%, c'est une pure défensive): le consensus est 100% 'bull'.

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