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Paris: efface ses gains malgré New York.

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(CercleFinance.com) - Le régime du 'stop & go' continue: après une brutale accélération à la hausse (souvent orchestrée de toute pièce par la FED sans lien avec l'actualité conjoncturelle), les marchés alignent une ou plusieurs séances

(CercleFinance.com) - Le régime du 'stop & go' continue: après une brutale accélération à la hausse (souvent orchestrée de toute pièce par la FED sans lien avec l'actualité conjoncturelle), les marchés alignent une ou plusieurs séances de stagnation.
Les investisseurs commencent peut être à se demander si l'emballement des derniers jours est soutenable et quel pourrait être le prochain relai à la hausse alors que toutes les 'bonnes nouvelles' sont dans les cours (les mauvaises nouvelles n'y figurent jamais puisqu'elles sont sensées inciter la FED à poursuivre le 'QE-3').

Vers 16H, le CAC40 ne grappille plus que 0,02% à 3788 points (après avoir culminé ce matin vers 3.809Pts) tandis que le FTSE et le DAX avancent respectivement de 0,3% et +1% (le DAX30 est à 1,5% de son record absolu).

Après avoir applaudi des deux mains les discours de Ben Bernanke et Janet Yellen, les opérateurs découvrent aujourd'hui que Charles Plosser dénonce la politique monétaire poursuivie actuellement et ses conséquences déstabilisantes sur les marchés... mais son avis a bien de poids car ce n'est pas un membre votant de la FED cette année.

Les gérants de Barclays Bourse indiquent qu'ils surveilleront demain la réunion de la BCE 'qui devrait confirmer le biais accommodant de la politique monétaire', précisant que 'certains analystes entrevoient une baisse des taux directeurs qui pourrait continuer à soutenir le marché'.

Aux Etats-Unis, les commandes à l'industrie pour janvier sont ressorties 'meilleures que prévue'... à -2%.
Toujours la même 'propagande sémantique' consistant à faire croire que 'tout va mieux que bien' (pour reprendre la célèbre expression de Jean-Marie Messier prononcée quelques semaines avant la faillite de son groupe Vivendi):

Les commandes étaient attendues en baisse de 2,2%, donc -2%, c'est un très bon résultat: encore 5 ou 6 mois de baisse d'activité 'moins forte que prévu' et l'économie américaine sera au top !
De toutes façons, Wall Street pulvérise une cascade de nouveaux records depuis 15H30 avec un Dow Jones à 14.310Pts et un 'Dow Transport' à 6.186Pts puisque le cabinet ADP dénombre 198.000 créations d'emplois au mois de février (contre 170.000 attendu: c'est donc 'mieux que prévu') alors qu'il n'y a que 28 jours, cela équivaut à 220.000 créations un mois 'normal'.
Les indices US poursuivent leur envolée (dans des volumes inférieurs de 10 à 15% à la moyenne) alors même que le Dollar remonte vers 1.2995E, sur fond de repli des matières premières (les spécialistes ne semblent pas du tout convaincus de l'accélération de la croissance aux Etats Unis et dans le monde ces 6 prochains mois).

A Paris, Bourbon caracole en tête du SBF 120, avec un gain de 11,5% à 23,12 euros, après l'annonce de résultats annuels en ligne avec les attentes, de perspectives solides pour 2013 et d'un plan d'allègement de son bilan destiné à financer la croissance.
Peugeot reprend +7%, loin devant Renault, leader du CAC40 avec +3% à 51,5E; Accor et Lafarge engrangent encore +2,6%, Véolia +1,5%.

Valeo prend 1,9% à 45 euros, à la faveur d'un relèvement d'objectif de cours à 55 euros de la Société Générale.

Scor s'adjuge 2,5% à 22,7 euros, avec un résultat net de 418 millions d'euros en 2012, soit une croissance de 26,7% sur la base des comptes publiés (13,6% pro forma).

A l'inverse, Edenred décroche de 3,6% à 25,8 euros, alors qu'Eurazeo a annoncé son intention de solder sa participation au sein du capital du groupe, soient 23,1 millions d'actions ou 10,2% du capital et 15% des droits de vote. Nomura est passé de 'neutre' à 'réduire' sur la valeur et fixe toujours l'objectif de cours à 21 euros.

Cegid recule de 1,6% à 15,6 euros, après avoir dévoilé un résultat net de 12,6 millions d'euros pour 2012, contre 16,2 millions d'euros au 31 décembre 2011.

Ciments Français lâche 2,9% à 45,8 euros, après avoir enregistré une perte en 2012 et fait part d'objectifs plutôt ternes.

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