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Paris: absence d'impulsion en provenance de Wall Street.

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(CercleFinance.com) - Wall Street qui ouvrait parfaitement inchangé et qui cède à présent -0,1% ne procure aucune impulsion directionnelle aux places européennes. Après le 'pic de volatilité' de la veille (et une hausse de +2% surgie de nulle

(CercleFinance.com) - Wall Street qui ouvrait parfaitement inchangé et qui cède à présent -0,1% ne procure aucune impulsion directionnelle aux places européennes.

Après le 'pic de volatilité' de la veille (et une hausse de +2% surgie de nulle part à Paris), le marché pratique symétriquement l'extinction complète de la volatilité avec un CAC40 (-0,2% à 3728 points) qui oscille entre 3.625 et 3.630 depuis midi (soit 0,01% de 'volat').

Après l'arrachage des cours (qui a certainement permis d'anéantir quelques positions 'short'), voici le retour de la 'camisole algorithmique'.

Le scénario est strictement identique chez nos voisins avec -0,2% sur l'E-Stoxx50, le Mibtel affichant -0,01%, Madrid -0,12%, Francfort +0,18%, Amsterdam -0,5%. Londres et Zurich se détachant avec +0,4% et +0,6% respectivement.

'Nous sommes toujours convaincus que tôt ou tard (plus tôt de préférence!), les investisseurs institutionnels vont alléger les actifs sans risque (une bulle s'est formée sur l'obligataire) pour aller chercher du rendement sur les actifs de type 'actions', souligne Barclays Bourse.

Les opérateurs attendent d'être rassurés sur certains points avant de prendre à nouveau des risques. Ils se posent notamment beaucoup de questions sur la situation politique en Europe ainsi que sur la croissance, ou encore sur les négociations entre Démocrates et Républicains outre Atlantique, sur l'emploi et l'immobilier américains.

Sur ce dernier point, ils devraient obtenir quelques réponses en début d'après-midi. Ainsi, les mises en chantier publiés à 14h30 déjouent les anticipations avec un recul de 8,5% à 890.000 au lieu d'une hausse à 920.000 tandis que les permis de construire progressent de +1,8%.

'Les mises en chantier de logements devraient avoir nettement reculé au mois de janvier', prédisait Aurel BGC, pour qui les conditions météorologiques moins favorables expliquent l'essentiel de cette baisse.

'Le profil des permis de construire sera nettement plus pertinent pour juger de l'état de santé du secteur immobilier car ils sont moins sensibles aux conditions météorologiques et devraient être encore soutenus par un niveau très bas des stocks dans l'immobilier neuf et une demande qui se redresse progressivement', précisent les spécialistes.

A 14h30 également, paraissaient les prix à la production industrielle pour janvier, attendus en hausse de 0,4%, ils ressortent à +0,2% et +1,8% en glissement annuel.

Les minutes du dernier FOMC seront aussi publiées ce soir. Pour Aurel BGC, l'intérêt de cette publication se situe au niveau des débats entre les membres du comité sur la durée et la taille du 'Quantitative Easing'. Ainsi, 'à court terme, la banque centrale ne modifiera pas sa politique monétaire, d'autant que les incertitudes sur le budget fédéral restent importantes'.

Toutefois, estiment les professionnels, dans les prochains mois, si l'économie américaine se redresse effectivement et si le retour de la confiance des investisseurs se confirme, alors la banque centrale peut envisager d'atténuer, voire d'arrêter, son 'QE' bien avant la fin de l'année.

Du côté des valeurs parisiennes, Lafarge gagne 6,35% à 50 euros, après une publication supérieure aux attentes. Le groupe a dégagé l'an dernier un bénéfice net en hausse de 70% à 772 millions d'euros.

Crédit Agricole prend 5,25%à près de 7,7 euros, malgré un 'très mauvais quatrième trimestre' d'après les analystes, compensé selon eux par quelques 'éléments intéressants' comme la réduction des actifs pondérés au risque.

Accor lâche 4% à 28 euros, après la publication d'un chiffre d'affaires de 5.649 millions d'euros en 2012, en hausse de 1,5%, et la présentation d'une nouvelle stratégie marquée notamment par une réduction de son enveloppe annuelle d'investissements.

France Télécom perd 2% à 7,56 euros, avec un résultat net part du groupe en termes comparables de 3,39 milliards d'euros au titre de l'exercice 2012, soit une diminution de 30,7%.

Hors CAC, Nexity flambe de 7,8% à 26,6 euros, suite à l'annonce d'un résultat opérationnel courant supérieur aux estimations en 2012 et des perspectives en ligne avec les attentes pour 2013.

M6 grimpe de 3% à 13,5 euros, malgré l'annonce d'un résultat net attribuable au groupe qui se monte à 140,2 millions d'euros en 2012, en baisse de 6,3%. L'antenne M6 (chaîne, régie et filiales de production) a dégagé une marge opérationnelle courante (EBITA/CA) de 21,5%.

Havas perd 2,5% à 4,84 euros, après avoir dévoilé une croissance organique un peu décevante au quatrième trimestre.

TF1 plonge de -8% à 8,7 euros, au lendemain de la publication de ses résultats annuels en retrait, et accompagnés de perspectives moroses pour l'exercice en cours après un piètre début d'année 2013.

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