BFM Patrimoine

Paris: 4 hausses d'affilée mais une 5è compromise par Google

BFM Patrimoine

(CercleFinance.com) - La soudaine chute de -9% de Google survenue vers 18H40 impacte lourdement le Nasdaq qui recule de -0,8%... mais les autres indices US résistent bien (-0,15% sur le 'S&P'. Le profit par titre s'élève à 9,03$ contre 8,33$

(CercleFinance.com) - La soudaine chute de -9% de Google survenue vers 18H40 impacte lourdement le Nasdaq qui recule de -0,8%... mais les autres indices US résistent bien (-0,15% sur le 'S&P'.
Le profit par titre s'élève à 9,03$ contre 8,33$ au 'T3' 2012 mais le marché espérait 10,63$. Le chiffre d'affaire rate également le consensus à 11,33Mds$ au lieu de 11,4Mds$ attendu.

L'impact sur les transaction 'after hour' à Paris reste marginal avec un contrat octobre (qui expire demain) à 3.530Pts.

Le splaces européennes nous ont rejoué a quelques minutes près le même scénario que la veille: stagnation durant près de 8 heures puis accélération haussière en toute fin de parcours.
Les indices alignent une 4ème hausse d'affilée et avec un gain de +4,3%, le CAC40 pourrait afficher sa meilleure performance hebdomadaire... de l'année.
Manifestement, l'approche de la séance des '3 sorcières' a réveillé les acheteurs, reste à déterminer si l'actualité de la semaine (et les 'trimestriels' publiés cette semaine) justifient une performance aussi spectaculaire.

Paris a terminé en hausse de 0,22% à 3.535 tandis que l'Euro-Stoxx50 avance de +0,17% malgré le recul de Madrid et Bruxelles puis de Milan (environ -0,35% en moyenne)... mais Francfort gagne 0,6%.

Paradoxalement, et depuis l'ouverture, Wall Street n'a jamais suivi le mouvement ascendant qu s'est véritablement confirmé en Europe à partir de 16H45.

Les investisseurs ne sanctionnent pas la forte dégradation des inscriptions hebdomadaires aux Etats-Unis (+46.000, à 388.000) car le décompte avait été faussé la semaine précédente par l'absence de données fiables en provenance de la Californie (qui représente probablement un total voisin de 30.000 dans cette remontée).

Les investisseurs ne s'enflamment pas non plus à la lecture d'un bon indice de la Fed de Philadelphie pour octobre: il refranchit le seuil de zéro à 5,7 (contre -1,9% en septembre), et l'indicateur avancé du Conference Board pour septembre qui progresse de +0,6% (il était attendu en très légère progression de +0,3%).

Les marchés se montrent aussi prudents face au sommet européen qui s'ouvre et dont les marchés n'attendent rien, avec au menu des thèmes comme les relations avec la Chine ou l'application du pacte de croissance.

'Dans l'ensemble, il y a quand même de fortes chances pour que la réunion d'octobre fasse apparaître plus de divisions que de points d'accord entre les pays membres, notamment en ce qui concerne l'union bancaire et la supervision budgétaire', prévient Natixis (d'après les allemands, eux- mêmes divisés sur le sujet, cette union - dont le périmètre reste à définir- ne devrait pas être opérationnelle avant fin 2013).

'L'Espagne ne devrait pas profiter de cette occasion pour demander un plan de sauvetage', juge de son côté Saxo Banque, qui pointe aussi une grève générale en Grèce lancée par les principaux syndicats du pays pour protester contre la rigueur imposée.

Trop occupé avec l'Europe et les Etats-Unis, le marché occulte presque la croissance de la Chine qui n'a ralenti qu'à 7,4% en rythme annualisé au troisième trimestre, conformément aux attentes des économistes (mais les observations faites sur place laissent assez dubitatif, notamment du fait de la stagnation de la consommation d'électricité).

Sur le front des valeurs, Alcatel-Lucent bondit de 7,88% à 0,86E, signant de loin la plus forte hausse du CAC40, l'équipementier télécoms ayant confirmé son intention de supprimer 5490 postes dans le monde à horizon 2013 (dont plus de 1.400 en France).
On retrouve ensuite Carrefour à +1,4%, Renault et Sté Générale à +2,5% et Saint Gobain à +3%.

Hors CAC40, Suez Environnement perd 2,65% à 8,5 euros, alors que les analystes de HSBC ont dégradé de 'neutre' à 'sous-pondérer' leur recommandation sur la valeur.

Edenred progresse de 2,5% à 22,8 euros, après la publication de ventes de troisième trimestre alimentées par une croissance toujours soutenue en Amérique Latine et la confirmation de ses prévisions pour 2012.

Rémy Cointreau lâche 8%, suite à l'annonce par le groupe de spiritueux d'une croissance organique de 13,3% au premier semestre, inférieure au consensus (+17,7%), après un très net ralentissement au second trimestre: Pernod Ricard est impacté avec un repli de -2,5%, et LVMH recule de -1,25%.

Copyright (c) 2012 CercleFinance.com. Tous droits réservés.

Cercle Finance