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Paris: +2%, de quoi le marché constitue t'il le reflet ?

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(CercleFinance.com) - (CercleFinance.com) -Wall Street marque un peu le pas à la mi-séance avec un Dow Jones qui plafonne dans la zone des 14.660Pts (nouveau record absolu) et un 'S&P' qui bute pour la 3ème fois en 3 séances sur le zénith hi

(CercleFinance.com) - (CercleFinance.com) -Wall Street marque un peu le pas à la mi-séance avec un Dow Jones qui plafonne dans la zone des 14.660Pts (nouveau record absolu) et un 'S&P' qui bute pour la 3ème fois en 3 séances sur le zénith historique des 1.575Pts.

Mais il reste encore plus de 2 heures de cotations, de quoi exploser toutes les résistances et induire le déclenchement de 'stops' à l'achat de la part des gestions 'quantitatives' ou qui pratiquent la réplication indicielle passive.

Et si Wall Street en terminait au plus haut, il n'y aurait qu'un tout petit 'effet de surprise'.

En Europe par contre, les plus optimistes parmi les plus optimistes restent bouche bée devant la flambée des indices survenue ce mardi (+2,1% pour l'Euro-Stoxx50).

Manifestement, les marchés nous rejouent le scénario du 1er octobre et 2 janvier 2013: c'est le premier jour du trimestre et les 'robots' arrachent tout, peu importe le contexte économique et politique, peu importent les perspectives conjoncturelles.

Et ce n'est pas tout: comme le CAC40 donnait le sentiment de 'monter dans le vide', d'énormes 'ajustements' durant le fixing de clôture ont fait exploser les échanges de +1MdE à 3,4MdsE: cette opération masque l'indigence des volumes à 17H29 (2% de hausse avec 2,3MdsE) et tente de faire croire à une 'vague de fond' à l'achat... mais tout n'est que faux semblant.

D'autre part, certains commentateurs n'ont pas hésité à expliquer 'après coup' une hausse surréaliste du CAC40 de +2% par un bon chiffre américain sorti à 16H (commandes industrielles en hausse de +3%), mais l'envolée finale de +40Pts supplémentaires à Paris ne s'est enclenchée qu'une demi-heure plus tard, à 16H30.

Et même si un seul chiffre US (commandes industrielles) faisait le printemps à lui tout seul (malgré l'ISM US publié hier, en repli de 54,2 vers 51,3), cela ne saurait occulter une hausse initiale de +1,2% des places européennes survenue totalement à contre courant d'une déferlante de mauvaises statistiques économiques en Europe ce matin.

Bien sur, le mécanisme psychologique invoqué est archi classique: c'est tellement mauvais, tellement en-deçà des prévisions que la BCE 'va faire quelque chose' (le même raisonnement avait fonctionné jeudi dernier alors que les chiffres d'activité aux US avaient déçu les investisseurs).

La conjoncture, en chiffres, très concrètement, cela donne çà: le chômage atteint 12% en Europe, un record historique, et les chiffres d'activité industrielle chutent partout en Europe.

Le PMI manufacturier de l'Eurozone se contracte de 47,9 vers 46,8 en mars (46,6 en 1ère estimation), en France, le PMI ressort inchangé par rapport à février (à 44), il retombe sous les 50 en Allemagne (une vraie surprise, il était attendu à 51), il décroche également de façon inattendue en Irlande (de 51,5 vers 48,6) et la débâcle se poursuit en Italie à 44,5 (un plancher depuis avril 2009) et en Espagne (de 46 vers 44,3).

A Paris, les opérateurs se sont rués sur les 'valeurs sures' comme Safran (+4,5%), EADS (+3,8%), EDF et Carrefour (+3,3%), GDF Suez (+3,35%), EADS et Sté Générale (+3,55%).

Technip (+2%) salue un contrat gazier en Russie, Air France reprend +3%... mais hors du CAC40 point de salut et aucun volume: Alcatel chute de -1,7%, Eramet de -3,1% et Arcelor Mittal de -4,3% à 9,62E.

Alstom (-0,5%) a été pénalisé par un abaissement de recommandation à 'vendre' de la part de Goldman Sachs.

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