BFM Patrimoine

Nouveau record de dividendes versés dans le monde en 2019

Les dividendes mondiaux atteignent un nouveau record au 3e trimestre

Les dividendes mondiaux atteignent un nouveau record au 3e trimestre - DR

En Europe, la France a été le seul pays à battre son record annuel (63,9 milliards de dollars) grâce aux importants dividendes extraordinaires de Natixis et d'Engie.

Avec des places boursières mondiales qui ont fortement progressé l'an passé, le montant des dividendes versés aux actionnaires ont encore battu un record, selon la dernière édition de l'étude de référence de la société de gestion Janus Henderson Investors.

Concrètement, ces dividendes se sont hissés à 1.430 milliards de dollars, soit une progression annuelle de 3,5% et une quatrième année consécutive de hausse. Pour autant, cette dernière ressort "au plus bas depuis 2016, en raison de la complexité de l'environnement économique mondial" et en particulier de la solidité du dollar, peut-on lire.

Si les marchés émergents et le Japon ont tiré la croissance des dividendes à la hausse l'an passé, l'Asie pacifique hors Japon, l'Europe et le Royaume-Uni ont en revanche été à la traîne par rapport à la moyenne mondiale, constate la société de gestion.

Baisse en Europe, progression la plus forte au Japon

En Europe, la France - principal payeur de dividendes sur le Vieux Continent - a été le seul pays à battre son record annuel (+1,3% à 63,9 milliards de dollars) grâce aux importants dividendes extraordinaires de Natixis et d'Engie.

En Europe, le montant des dividendes versés baisse de 2% à 251,4 milliards de dollars. Les dividendes versés aux Etats-Unis ont augmenté de 4,7% à 490,8 milliards de dollars en 2019, un nouveau record. 

Le Japon a de nouveau enregistré la plus forte croissance des dividendes à l'échelle mondiale (+6,3% à 85,7 milliards de dollars) alors que "dans le reste de l'Asie, le ralentissement de la croissance économique mondiale et l'impact des tensions commerciales ont eu un effet négatif", note Janus Henderson.

Vers une hausse semblable cette année

Par ailleurs, "le secteur pétrolier est celui qui a généré la plus forte croissance, ses dividendes augmentant d'un dixième, alors que le secteur des télécommunications a vu ses dividendes diminuer".

Pour 2020, Janus Henderson estime que la baisse des dividendes extraordinaires, en raison de la croissance modérée des bénéfices attendue, devrait peser, même si la faiblesse du dollar pourrait être un atout.

Il prévoit une hausse de 3,9% des dividendes totaux, à 1.480 milliards de dollars par rapport à 2019, soit une cinquième année consécutive de record.

OC avec AFP