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Les taux bas mettent les assureurs européens en sérieuse difficulté

Après les banques centrales nationales, c'est au FMI de tirer la sonnette d'alarme.

Après les banques centrales nationales, c'est au FMI de tirer la sonnette d'alarme. - Saul Loeb - AFP

C'est l'avis du FMI qui rejoint celui des régulateurs et de celui de nombreux banquiers centraux.

Les banques de détail ne sont pas les seules à prendre des risques du fait de la baisse des taux. Les compagnies d'assurance européennes sont également pointées du doigt. Plusieurs banques centrales nationales ont déjà tiré la sonnette d'alarme. Et les régulateurs ne sont plus les seuls à prendre la menace au sérieux. aDns son dernier rapport sur la stabilité financière mondiale, le FMI monte à son tour au créneau pour dire à quel point les taux bas font peser un risque sur les assureurs européens.

Les assureurs de taille moyenne dans le collimateur

Comment, en effet, peuvent-ils continuer à offrir aux épargnants des rendements garantis -qui restent généralement élevés- quand eux placent leur argent sur des dettes qui rapportent de moins en moins, voire leur en coûtent puisqu'un tiers des obligations souveraines offrent aujourd'hui des rendements négatifs ? Même pour emprunter aujourd'hui à 10 ans, des pays comme la Suisse perçoivent des intérêts des institutions financières prêteuses.

Ce ne sont pas les gros acteurs qui inquiètent l'institution. Ces derniers peuvent encore puiser dans leurs stocks de dettes. En revanche, les assureurs de tailles moyennes donnent des signes de faiblesse, que le FMI juge alarmants.

Les assureurs européens détiennent 4.400 milliards d'euros d'actifs. De quoi faire peser un réel risque de contagion à l'ensemble des acteurs. Pour l'institution, ces problèmes doivent donc être corrigés sans tarder.

Caroline Morisseau