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Les tarifs bancaires progressent moins vite que l'inflation

L'écart entre les tarifs bancaires peut aller jusqu'à 159%

L'écart entre les tarifs bancaires peut aller jusqu'à 159% - -

Selon une étude de l’association de consommateurs CLCV, publiée ce 25 janvier, les tarifs bancaires ont augmenté, en 2013, de 0,93% pour les consommateurs utilisant peu de services.

Les tarifs bancaires repartent globalement à la hausse, pour ce début d’année 2013. L’association de consommateurs CLCV a épluché les tarifs applicables au 1er février 2013 de 133 banques de détail. Elle vient de livrer ses conclusions, ce vendredi 25 janvier, au travers d'une étude.

Il en ressort que l’augmentation des tarifs bancaires reste limitée et inférieure à l’inflation qui, selon l’Insee, s’élevait à 1,2% au mois de décembre dernier.

CLCV a construit son étude en établissant trois profils : un "petit client", une personne vivant seule et utilisant peu de services, un "consommateur moyen", c’est-à-dire un couple qui détient un PEA, ainsi qu’un "gros consommateur" qui correspond à un couple de boursicoteurs avec une carte Gold ou Visa Premier.

Pour chaque profil, l'association de consommateurs a ensuite calculé l’évolution de la facture moyenne des tarifs bancaires en France métropolitaine: +0,93% pour le "petit consommateur", une baisse de 0,85% pour le "consommateur moyen" et une hausse de 0,18% pour le troisième profil.

Des chiffres qui contrastent avec une étude réalisée par Les Echos, le 7 janvier dernier qui faisait état de hausses globalement supérieures à l’inflation. Mais l’enquête du journal se concentrait sur les services bancaires de base et prenait pour référence un échantillon restreint, de huit banques.

Des écarts de tarifs entre les banques qui vont jusqu'à 159%

CLCV met également en avant des écarts tarifaires assez impressionnants. Pour le panier du "petit consommateur", la facture annuelle va de 35,60 euros à la Caisse d’Epargne Ile-de-France, à 92,40 euros à la Banque Populaire Côté d’Azur. Soit une différence de 159%.Ces écarts sont moins élevés sur les autres profils : 82% pour le "consommateur moyen" et 59% pour le "gros consommateur".

Ces résultats n’intègrent toutefois pas les banques en ligne, qui font l'objet d'un traitement à part dans l'étude. Globalement, l’enquête démontre une nouvelle fois que, sur internet, la banque est moins chère. Concrètement, le "petit consommateur" ne paie tout simplement aucun frais chez quatre établissements : Fortuneo, Boursorama, ING Direct et Axa banque. Rappelons toutefois que ces banques demandent des conditions de revenus ou d’épargne pour accorder des cartes de paiements à leurs clients.

Par ailleurs, CLCV a, au terme de cette enquête, établi un classement des banques les plus intéressantes pour chacun des profils de son enquête. Quatre banques trustent les différents podiums : LCL, le Crédit Coopératif, La Banque Postale et BNP Paribas.

(extrait de l'enquête de CLCV)

Julien Marion