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Le gouvernement va lancer un comparateur des tarifs bancaires

Michel Sapin veut favoriser la mobilité bancaire, l'un des objectifs de la loi Macron.

Michel Sapin veut favoriser la mobilité bancaire, l'un des objectifs de la loi Macron. - Emmanuel Dunand - AFP

Un comparateur public et gratuit sera mis en place d'ici à la fin de l'année, a annoncé Michel Sapin ce jeudi. Objectif: favoriser la mobilité bancaire.

Michel Sapin a annoncé, ce 21 mai, le lancement d'ici fin 2015 d'un comparateur public, gratuit et en ligne, des tarifs bancaires, "comme on peut le faire aujourd'hui sur les prix de l'essence".

"Il s'agit de mettre en place une calculette, un système de comparaison gratuit des services et des tarifs" offerts et pratiqués par l'ensemble des banques, a expliqué le ministre des Finances lors d'une visite dans une agence de la Banque postale à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).

Ce comparateur ne s'appliquera qu'"aux grands tarifs de base, comme le coût d'un chéquier ou du règlement d'un incident de paiement", avec une "garantie de neutralité", a précisé le ministre au côté de Carole Delga, secrétaire d'Etat au Commerce. La transparence et la fiabilité du système seront encadrées par une charte élaborée d'ici octobre, associant les représentants des banques et des consommateurs.

Une plus grande concurrence dans le secteur bancaire

Hausse de la concurrence dans le secteur, baisse des tarifs: les effets escomptés de ce comparateur doivent favoriser la mobilité bancaire, l'un des objectifs du projet de loi Macron, adopté il y a dix jours par le Sénat, et qui fera l'objet d'une commission mixte paritaire début juin. "Je souhaite une simplification et une gratuité absolues pour le client" dans les modalités du changement de banque, a insisté Michel Sapin, rappelant que la Banque postale a déjà mis en place "un dispositif artisanal" en ce sens depuis 2009.

"Aujourd'hui, on peut changer de banque plus facilement qu'avant mais il y a encore des obstacles. L'objectif est désormais de le faire de façon industrielle et automatisée", a ajouté le ministre.

Sapin compte sur le "dialogue" avec les banques

Voté début avril au Sénat, un amendement gouvernemental à la loi Macron prévoit en effet le transfert automatisé des domiciliations bancaires. Avec une seule signature, le client autorisera sa nouvelle banque à réaliser en son nom le transfert des opérations de virements et de prélèvements.

Michel Sapin a également confirmé sa volonté de "rendre plus facile le paiement par carte bancaire, y compris pour des petits montants", et de "faire disparaître le petit panneau 'pas en dessous de 15 euros'". Le ministre compte sur "le dialogue" avec les banques pour qu'elles diminuent leur part forfaitaire imposée aux commerçants sur les faibles montants. "Il est légitime que les banques demandent une rémunération pour service rendu mais il y a des conditions de tarification qui peuvent être un obstacle", a-t-il souligné, n'excluant pas de passer par la loi en cas de blocage.

Y.D. avec AFP