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Le "Flash Krach", une menace pour les marchés

Les marchés redoutent maintenant la diffusion de fausses informations via les réseaux sociaux.

Les marchés redoutent maintenant la diffusion de fausses informations via les réseaux sociaux. - -

La baisse éclair qu'a connu le Dow Jones, mardi 24 avril, après de fausses informations divulguées sur Twitter, fait l'objet d'une enquête du FBI et des régulateurs américains. Et les marchés sont ces derniers temps régulièrement confrontés à ces phénomènes.

Un compte d'agence piraté, un tweet erroné, un "flash krach" sur les marchés. Le scénario qui s'est produit, mardi 24 avril, fait peur. En quelques minutes, sur la base d'une information fausse mais venant du compte d'un média reconnu, Associated Press (AP), le marché a paniqué.

Résultat: plusieurs dizaines de milliards de dollars de capitalisation boursière envolés. Même si tout est redevenu normal quelques instants après le démenti de la Maison Blanche et d'AP, le mal est fait.

Et désormais, les observateurs questionnent l'influence grandissante de Twitter dans les salles de marchés.

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Plusieurs "flash-krach" ces dernières années

Le réseau est devenu de plus en plus légitime pour les opérateurs. Il y a un mois, le gendarme boursier américain a quasiment adoubé le site : les entreprises peuvent désormais poster leurs résultats financiers sur leur compte.

La SEC, le gendarme, américain de la Bourse, est d'ailleurs attendue au tournant après le "flash krach" d'hier. Pour l'instant, elle mène l'enquête aux côtés du FBI.

L'autre problème est que Wall Street a connu plusieurs flash-krach de ce type ces derniers temps.

Le plus gros a été celui de mai 2010, où le Dow Jones a perdu 9% en quelques minutes. Ce jour-là, Wall Street a pris conscience des enjeux du trading à haute fréquence, des logiciels qui amplifient les mouvements de hausse et de baisse des marchés à la vitesse de l'éclair.

Cet incident majeur a conduit les régulateurs à prendre des mesures pour que de tels épisodes ne se reproduisent plus.

Mais depuis, une série d'incidents de ce genre jettent régulièrement le trouble sur le fonctionnement du marché. Lundi, Google en a brièvement fait les frais, et les exemples sont légion.

Aurélie Boris