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La perspective du "tapering" affecte aussi le Royaume-Uni - Plus Europe

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Neelabh Chaturvedi, THE WALL STREET JOURNAL LONDRES (Dow Jones)--Lorsque la Réserve fédérale (Fed) éternue, tous les marchés financiers du monde attrapent froid. Le Royaume-Uni ne fait pas exception à la règle. Jeudi, les investisseurs n'ont r

Neelabh Chaturvedi,

THE WALL STREET JOURNAL

LONDRES (Dow Jones)--Lorsque la Réserve fédérale (Fed) éternue, tous les marchés financiers du monde attrapent froid. Le Royaume-Uni ne fait pas exception à la règle.

Jeudi, les investisseurs n'ont réservé qu'un accueil tiède à l'adjudication par le pays de nouveaux gilts à échéance 2019, pour un montant de 4,75 milliards de livres sterling (5,7 milliards d'euros). Le moral des intervenants sur le marché obligataire était en berne au lendemain de la publication des minutes de la dernière réunion de politique monétaire de la Fed, qui ont montré que ses responsables s'attendaient à ce que l'amélioration de la situation économique aux Etats-Unis permette de diminuer le programme d'assouplissement quantitatif "dans les prochains mois".

Les taux longs tirés vers le bas

"Il y a un effet 'gueule de bois' sur les marchés [après la publication des minutes de la Fed] et si l'on tient compte des récents signes d'amélioration de la situation économique au Royaume-Uni, la Banque d'Angleterre pourrait bien devoir resserrer sa politique monétaire plus tôt que d'autres banques centrales dans le monde développé", remarque Moyeen Islam, stratégiste taux chez Barclays.

Les achats de titres obligataires de la Fed ont soutenu le marché américain des emprunts du Trésor et en tirant les taux longs vers le bas, les opérations de la banque centrale américaine ont incité les investisseurs à rechercher de meilleurs rendements dans d'autres régions du monde. La perspective d'une diminution des rachats d'actifs de la Fed pèse maintenant sur la demande pour les obligations du Trésor américain et d'autres titres qui en général évoluent dans leur sillage, comme les Bunds allemands et les gilts britanniques.

Accélération de la reprise

Certains facteurs locaux expliquent aussi pourquoi les obligations d'Etat britanniques ont moins de succès. L'économie du Royaume-Uni, qui à un moment faisait pâle figure à côté de celle d'autres pays développés, reprend maintenant des couleurs. Une étude de l'organisme patronal CBI a montré jeudi que les entreprises du secteur manufacturier au Royaume-Uni avaient connu sur les trois derniers mois la plus forte croissance de leur production et de leurs commandes depuis près de deux décennies, signe que la reprise économique dans le pays continue de gagner de la vigueur.

Cela accroît les chances que la Banque d'Angleterre relève ses taux d'intérêt plus tôt que d'autres banques centrales, une perspective pénalisante pour le marché des obligations assorties d'un taux fixe.

-Neelabh Chaturvedi, The Wall Street Journal

(Version française Lydie Boucher)

(END) Dow Jones Newswires

November 22, 2013 08:12 ET (13:12 GMT)

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