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KBC Groupe : Bénéfice appréciable de 1 037 millions d'euros au premier semestre, remboursement anticipé de 1 750 millions d'euros d'aides publiques flamandes

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Communiqué de presseHors séance boursière - Information réglementée*  Bruxelles, 8 août 2013 (7.00 heures CEST) KBC clôture le deuxième trimestre 2013 sur un bénéfice net de 517 millions d'euros, par rapport à 520 millions d'euros pour

Communiqué de presse

Hors séance boursière - Information réglementée*

Bruxelles, 8 août 2013 (7.00 heures CEST)

KBC clôture le deuxième trimestre 2013 sur un bénéfice net de 517 millions d'euros, par rapport à 520 millions d'euros pour le trimestre précédent et une perte de 539 millions d'euros un an plus tôt. Pour les six premiers mois de l'année, le bénéfice net s'inscrit dès lors à 1 037 millions d'euros, par rapport à une perte nette de 160 millions d'euros pour le premier semestre de l'année dernière.

Abstraction faite de l'incidence des activités legacy (CDO, désinvestissements) et de la valorisation de notre propre risque de crédit, le bénéfice net s'inscrit à 485 millions d'euros, par rapport à 359 millions d'euros au trimestre précédent et 343 millions d'euros au trimestre correspondant de 2012. Pour les six premiers mois de l'année, le bénéfice net s'établit à 843 millions d'euros, par rapport à 844 millions d'euros au premier semestre 2012.

Johan Thijs, CEO du groupe:

« KBC continue de bénéficier de la bonne tenue de ses activités bancaires et d'assurance au deuxième trimestre et enregistre un bénéfice net substantiel de 517 millions d'euros, malgré un contexte économique caractérisé par une croissance faible et des taux d'intérêt bas. Au niveau du groupe et sans les entités déconsolidées, nous parvenons à maintenir le niveau des revenus d'intérêts nets et de la marge d'intérêts nets et, pour le deuxième trimestre d'affilée, nous enregistrons un revenu substantiel de frais et commissions, un bon ratio combiné et un excellent ratio charges/revenus, tandis que nos réductions de valeur diminuent.

Pour le trimestre sous revue, la division Belgique dégage un résultat net de 418 millions d'euros, soit encore mieux que le résultat de 385 millions d'euros enregistré au trimestre précédent. Nous avons connu une croissance positive autant des dépôts que des crédits aux particuliers et aux PME. Le trimestre s'est aussi distingué par d'importants revenus d'intérêts nets commerciaux et des revenus de frais et commissions appréciables, un niveau modeste des ventes d'assurances vie de la branche 23 et un excellent ratio non vie combiné. La revalorisation marked-to-market nettement positive de nos produits dérivés de gestion des risques dope aussi l'influx de revenus. Notre excellent ratio charges/revenus prouve que les coûts restent bien maîtrisés. De plus, la diminution des réductions de valeur pour pertes de crédit est encourageante. Pendant le trimestre sous revue, les activités bancaires ont généré 79% du résultat net et les activités d'assurance 21%.

La division République tchèque dégage un résultat net de 146 millions d'euros, soit un peu plus que la moyenne de 139 millions d'euros des quatre trimestres précédents. Par rapport au trimestre précédent, on note au deuxième trimestre une légère hausse des revenus nets d'intérêts (sans les effets de change), un certain tassement des revenus de frais et commissions et un recul des ventes de produits d'assurance vie de la branche 23. L'effet des inondations sur l'activité non vie est resté limité. En gros, la stabilité des coûts et la diminution des pertes de valeur sur crédits ont contribué à ce résultat net. Pendant le trimestre sous revue, les activités bancaires ont généré 98% du résultat net et les activités d'assurance 2%.

La division Marchés internationaux dégage un résultat net de -23 millions d'euros au deuxième trimestre, en progrès par rapport à la moyenne de -46 millions d'euros des quatre trimestres précédents. En rythme trimestriel, l'incidence favorable s'explique principalement par le fait que la taxe bancaire hongroise, prélevée au premier trimestre pour l'ensemble de l'exercice (malgré un supplément de taxe bancaire au deuxième trimestre), et par le recul des pertes de valeur sur crédits en Irlande, qui restent néanmoins substantielles. Ces pertes de valeur sont conformes aux projections de 300 à 400 millions d'euros pour l'ensemble de l'exercice 2013. En règle générale, les activités bancaires accusent un résultat net de -29 millions d'euros (les résultats positifs en Slovaquie, en Hongrie et en Bulgarie étant épongés par le résultat négatif de l'Irlande) tandis que les activités d'assurance dégagent un résultat net de 6 millions d'euros.

Dans le droit fil du communiqué diffusé fin 2012, nous avons finalisé en mai la vente de notre filiale bancaire russe Absolut Bank à un groupe de sociétés russes gérant les actifs de Blagosostoyanie. La transaction nous a permis de libérer 0,3 milliard d'euros de capital.

Nous avons aussi réduit le reste de notre exposition au risque des CDO à 6,3 milliards d'euros net à la fin du trimestre sous revue. Même si nous prenons en compte à la fois le coût et les avantages de la réduction de notre exposition aux CDO et la commission pour le système de garantie, la valeur de marché de notre exposition aux CDO augmente de quelque 0,2 milliard d'euros après impôts.

La position de liquidité du groupe demeure solide, les ratios LCR et NSFR dépassant largement 100%.

Notre position de capital se renforce encore, le ratio Tier 1 atteignant 16,8%. Si nous prenons en compte les effets du transfert de 0,3 milliard d'euros de prêts aux actionnaires, le remboursement de 1,17 milliard d'euros d'aides publiques flamandes (plus la pénalité de 0,58 milliards d'euros) et la vente de KBC Banka, le ratio pro forma s'établit à 14,9%. Notre ratio common equity pro forma selon Bâle III atteignait 11,8% (fully loaded) fin 2012, soit nettement au-dessus de notre objectif de maintenir un ratio cible common equity fully loaded selon Bâle III de 10% à partir du 1er janvier 2013.

Nous sommes particulièrement heureux de la confiance que nos clients et stakeholders témoignent à notre entreprise et à son personnel. Nos efforts soutenus continuent à nous rapprocher de notre objectif de devenir une référence solide et indépendante au sein du secteur financier européen. »

Incidence des activités legacy et des risques de crédit propres :

Afin de fournir un aperçu fiable des activités en cours, KBC publie des chiffres adaptés qui ne prennent pas en compte a) l'incidence des activités legacy, c'est-à-dire la valorisation des CDO restantes en portefeuille (y compris les commissions pour le système de garantie y afférent conclu avec l'État belge) et l'impact des désinvestissements et b) l'incidence de la valorisation de notre propre risque de crédit. Pendant le trimestre sous revue, ces éléments ont eu l'influence suivante:

  • CDO : Au deuxième trimestre, poursuivant la tendance des trimestres précédents, les différentiels de crédit corporate et ABS se sont encore resserrés. Si nous prenons en compte l'impact de la commission pour le système de garantie des CDO convenu avec le Gouvernement fédéral belge, le coût et l'avantage de la réduction de notre exposition aux CDO et l'ajustement de valeur approuvé sur la couverture de MBIA, l'impact positif après impôts avoisine les 180 millions d'euros. 
  • Désinvestissements restants : La finalisation de la transaction de cession d'Absolut Bank à un groupe d'entreprises russes gérant les actifs de Blagosostoyanie a une incidence négative de quelque -0,1 milliard d'euros sur le résultat mais aucune sur le capital réglementaire. Nous enregistrons aussi sur ce poste pour ce trimestre une perte de valeur de 20 millions d'euros (après impôts) sur le prêt subordonné de 75 millions d'euros octroyé à NLB.
  • Incidence sur la valorisation des risques de crédit propres : L'amélioration des différentiels de crédit de la dette de KBC entre fin mars 2013 et la fin du deuxième trimestre 2013 se traduit par un ajustement marked-to-market négatif de 20 millions d'euros (après impôts) mais est sans incidence sur le capital réglementaire.

Principales données financières du 2e trimestre 2013 par rapport au 1e trimestre 2013:

  • Bénéfice du groupe substantiel grâce à la bonne tenue des activités commerciales et à la valorisation favorable des CDO. 
  • Rendement des capitaux propres appréciable de 15% sur la base des résultats adaptés.
  • Marge d'intérêts et revenus d'intérêts nets pratiquement stables en termes comparables. 
  • Stabilité des dépôts et des prêts.
  • Bon ratio combiné de 91% depuis le début de l'année, malgré une hausse des demandes d'indemnisation.
  • Niveau satisfaisant des revenus de la salle des marchés. 
  • Bon niveau de revenus nets de frais et commissions, comparable à celui du 1e trimestre 2013. 
  • Excellent ratio charges/produits de 50% depuis le début de l'année, sur la base des résultats adaptés.
  • Ratio de charges sur crédits en recul à 0,75% depuis le début de l'année. Le ratio de l'Irlande continue de se réduire et atteint 2,35%.
  • Robuste position de liquidité maintenue, le ratio LCR s'inscrivant à 125% et le ratio NSFR à 107%. 
  • Solvabilité: base de capital solide: Le ratio Tier 1 pro forma - qui tient compte de l'incidence du remboursement des aides publiques flamandes, du transfert des prêts aux actionnaires et de la cession de KBC Banka - s'établit à 14.9% (et la ratio core tier 1 à 12.6%). À 11,8%, le ratio common equity pro forma selon Bâle III (fully loaded) dépasse nettement l'objectif de 10%. 

Aperçu
Groupe KBC (consolidé)
2Tr2012
1Tr2013
2Tr2013
1S2012
1S2013
Résultat net, IFRS (en millions d'EUR)
-539
520
517
-160
1 037
Bénéfice de base par action, IFRS (en EUR)1
-1.99
1.25
1.24
-1,28
2,49
Résultat net adapté (en millions d'EUR)
343
359
485
844
843
Bénéfice de base par action, en fonction du résultat net adapté (en EUR)1
0.49
0.86
1.16
1,67
2,02
Ventilation par division (en millions d'EUR)2

Belgique
244
385
418
730
803
République Tchèque
159
132
146
318
279
Marchés internationaux
-41
-87
-23
-204
-110
Centre de groupe
-19
-71
-56
0
-128
Capitaux propres de la société mère par action (en EUR, fin de période)
28.5
30.0
29.1
28.5
29.1
1 Note : En cas de paiement d'un coupon sur les titres de capital de base vendus aux gouvernements belge et flamand, il sera déduit du numérateur (au prorata). Si une pénalité éventuelle doit être payée, elle sera déduite également.
2 Une nouvelle structure de divisions a été mise en place en 2013 (pour plus d'informations à ce sujet, voir 'Annexes relatives à l'information par division', à la section 'États financiers consolidés' du rapport trimestriel.. Les chiffres de référence 2012 ont été adaptés pour refléter cette nouvelle répartition.

Aperçu des résultats selon IFRS

Pour les données complètes du compte de résultats et du bilan consolidés selon les normes IFRS, nous vous renvoyons au chapitre Comptes annuels consolidés du rapport trimestriel, qui reprend également un résumé du résultat global, des variations des capitaux propres des actionnaires et des flux de trésorerie, ainsi que plusieurs annexes relatives aux comptes.

Pour une appréciation correcte des activités en cours, KBC publie aussi un aperçu des résultats adaptés, qui écarte du compte de résultats les activités legacy (désinvestissements, CDO) et la valorisation de nos propres risques de crédit. Ils sont résumés en trois lignes au bas de la présentation (voir section suivante).

Compte de résultats consolidé selon IFRS,
KBC Groupe (en millions d'EUR)
1Tr 2012
2Tr 2012
3Tr
2012
4Tr 2012
1Tr 2013
2Tr 2013
3Tr
2013
4Tr 2013
1er S
2012
1e S 2013
Revenus nets d'intérêts
1 261
1 190
1 097
1 121
1 068
1 016
-
-
2 451
2 084
Revenus d'intérêts
2 695
2 563
2 493
2 382
2 193 00
2 109
-
-
5 258
4 302
Charges d'intérêts
-1 434
-1 374
-1 396
-1 261
-1 125 00
-1 093
-
-
-2 808
-2 218
Assurance non-vie (avant réassurance)
204
200
157
61
149
115
-
-
403
264
Primes acquises
438
442
307
313
305
316
-
-
880
621
Charges techniques
-234
-243
-150
-252
-156
-201
-
-
-477
-357
Assurance vie (avant réassurance)
-72
-67
-79
-22
-59
-62
-
-
-139
-122
Primes acquises
446
448
271
310
271
241
-
-
894
512
Charges techniques
-518
-514
-350
-332
-331
-303
-
-
-1 033
-634
Résultat net de la réassurance cédée
-14
-1
-12
13
-12
13
-
-
-14
1
Revenus de dividendes
6
21
13
5
5
20
-
-
27
25
Résultat net d'instruments financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultats
60
43
275
42
314
425
-
-
103
739
Résultat net réalisé sur des actifs financiers disponibles à la vente
32
9
56
85
142
47
-
-
41
189
Revenus nets de commissions
304
309
343
360
393
385
-
-
613
778
Revenus de commissions
492
479
494
541
641 00
565
-
-
970
1 206
Charges de commissions
-188
-170
-151
-181
-248 00
-180
-
-
-358
-428
Autres revenus nets
73
368
106
187
76
-20
-
-
441
56
Revenus nets globaux
1 853
2 072
1 954
1 854
2 076
1 938
-
-
3 925
4 014
Charges d'exploitation
-1 132
-1 033
-1 003
-1 081
-1 039
-931
-
-
-2 165
-1 971
Réductions de valeur
-273
-1 473
-302
-463
-352
-276
-
-
-1 746
-628
Sur prêts et créances
-261
-198
-283
-330
-295
-255
-
-
-459
-550
Sur actifs financiers disponibles à la vente
-5
-75
-4
-11
-13
-3
-
-
-79
-16
Sur goodwill
0
-414
0
-8
-7
0
-
-
-414
-7
Sur autres
-7
-786
-15
-114
-37
-18
-
-
-794
-55
Quote-part dans le résultat des entreprises associées
-9
17
-6
1
0
0
-
-
8
0
Résultat avant impôts
439
-417
644
310
684
731
-
-
22
1 415
Impôts
-93
-110
-103
-56
-160
-211
-
-
-202
-372
Résultat net après impôts des activités abandonnées
40
-8
0
-6
0
0
-
-
33
0
Résultat après impôts
387
-535
540
249
524
520
-
-
-148
1 044
attribuable à des participations minoritaires
7
5
9
9
4
3
-
-
12
7
attribuable aux actionnaires de la société mère
380
-539
531
240
520
517
-
-
-160
1 037
Bénéfice par action (EUR), ordinaire
0.71
-1.99
1.16
-0.97
1.25
1.24
-
-
-1.28
2.49
Bénéfice par action (EUR), dilué
0.71
-1.99
1.16
-0.97
1.25
1.24
-
-
-1.28
2.49

Aperçu des résultats adaptés

Pour une appréciation plus complète du cours des activités, KBC fournit encore d'autres chiffres que ceux établis selon les normes IFRS (section précédente). Dans l'aperçu ci-après, l'incidence des activités legacy (désinvestissements et CDO restants) et de la valorisation de notre propre risque de crédit est exclue du compte de résultats et résumée en trois lignes au bas de la présentation (dans le reporting par division, ces éléments sont incorporés dans le Centre de groupe). Par ailleurs, un traitement comptable différent pour les revenus du marché des capitaux a été appliqué à la division Belgique (tous les résultats du négoce ont été transférés aux 'Résultats nets des instruments financiers à la juste valeur'). Les différences entre les chiffres selon IFRS et les chiffres ajustés sont détaillées sous Annexes relatives à l'information par division, à la section États financiers consolidés du rapport trimestriel.

Compte de résultats consolidé du groupe KBC, en millions d'EUR
1Tr 2012
2Tr
2012
3Tr 2012
4Tr
2012
1Tr 2013
2Tr 2013
3Tr 2013
4Tr
2013
1er semestre
2012
1er semestre
2013
Résultat net ajusté
(sans legacy et risques de crédit propres)

Revenus nets d'intérêts
1 217
1 153
1 078
1 084
1 032
990
-
-
2 370
2 022
Assurance non-vie (avant réassurance)
204
200
157
61
149
115
-
-
403
264
Primes acquises
438
442
307
313
305
316
-
-
880
621
Charges techniques
-234
-243
-150
-252
-156
-201
-
-
-477
-357
Assurance vie (avant réassurance)
-72
-67
-79
-22
-59
-62
-
-
-139
-122
Primes acquises
446
448
271
310
271
241
-
-
894
512
Charges techniques
-518
-514
-350
-332
-331
-303
-
-
-1 033
-634
Résultat net de la réassurance cédée
-14
-1
-12
13
-12
13
-
-
-14
1
Revenus de dividendes
5
22
10
5
4
19
-
-
27
23
Résultat net d'instruments financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultats
353
58
223
156
218
256
-
-
410
473
Résultat net réalisé sur des actifs financiers disponibles à la vente
31
9
55
85
96
46
-
-
40
141
Revenus nets de commissions
312
309
345
359
385
388
-
-
621
773
Autres revenus nets
22
60
80
89
76
69
-
-
83
145
Revenus nets globaux
2 057
1 743
1 857
1 831
1 890
1 832
-
-
3 801
3 722
Charges d'exploitation
-1 110
-1 016
-990
-1 068
-1 029
-921
-
-
-2 126
-1 950
Réductions de valeur
-271
-241
-305
-378
-335
-235
-
-
-512
-570
Sur prêts et créances
-261
-198
-283
-329
-295
-217
-
-
-459
-512
Sur actifs financiers disponibles à la vente

-5
-24
-4
-4
-13
-3
-
-
-29
-16
Sur goodwill
0
0
0
0
-7
0
-
-
0
-7
Sur autres
-5
-18
-18
-45
-20
-15
-
-
-24
-35
Quote-part dans le résultat des entreprises associées
-9
-9
-13
1
0
0
-
-
-19
0
Résultat avant impôts
667
477
549
385
526
677
-
-
1 144
1 202
Impôts
-159
-129
-167
-98
-163
-189
-
-
-289
-352
Résultat après impôts
508
348
382
287
363
487
-
-
855
850
attribuable à des participations minoritaires
7
5
9
9
4
3
-
-
12
7
attribuable aux actionnaires de la société mère
501
343
373
279
359
485
-
-
844
843
Belgique
486
244
335
295
385
418
-
-
730
803
République Tchèque
158
159
149
114
132
146
-
-
318
279
Marchés internationaux
-163
-41
-38
-18
-87
-23
-
-
-204
-110
Centre de groupe
19
-19
-72
-113
-71
-56
-
-
0
-128
Bénéfice par action (EUR), ordinaire
1.19
0.49
0.69
-0.92
0.86
1.16
-
-
1.67
2.02
Bénéfice par action (EUR), dilué
1.19
0.49
0.69
-0.92
0.86
1.16
-
-
1.67
2.02
Incidences des activités legacy et des risques de crédit propres (après impôts)

Legacy - bénéfices/pertes liés aux CDO
138
-39
280
46
165
180
-
-
99
346
Legacy - désinvestissements
81
-884
23
3
22
-128
-
-
-803
-106
MTM du propre risque de crédit
-340
41
-144
-87
-26
-20
-
-
-300
-46
Bénéfice net (IFRS)

Résultat après impôts, attribuable aux actionnaires de la société mère : IFRS
380
-539
531
240
520
517
-
-
-160
1 037

Analyse du trimestre sous revue (2Tr2013)

Résultat net ajusté (en millions d'EUR) Résultat net ajusté par division, 2Tr 2013 (en millions d'EUR)

Le résultat net du trimestre sous revue se monte à 517 millions d'euros. Sans les activités legacy et l'incidence du propre risque de crédit, le résultat net ajusté s'élève à 485 millions d'euros, contre 359 millions au 1er trimestre 2013 et 343 millions au 2e trimestre 2012.

Total des produits (résultat net adapté)

  • La comparaison trimestre par trimestre reflète partiellement l'impact de la déconsolidation d'Absolut Bank, alors que d'une année à l'autre, ce résultat est en partie plombé par la déconsolidation de Kredyt Bank, Warta, Zagiel, Absolut Bank et de certaines autres cessions. Afin de permettre la comparaison, ces éléments ne seront pas pris en considération. 
  • Les revenus nets d'intérêts s'inscrivent à 990 millions d'euros, en recul de 4% en rythme trimestriel et de 14% en rythme annuel. Sur une base comparable, les revenus nets d'intérêts se tassent de 2% seulement en rythme trimestriel et de 7% en rythme annuel. Ce recul est imputable pour l'essentiel à la baisse des revenus de gestion de l'actif et du passif (baisse des revenus de réinvestissement), tandis que les marges commerciales restent saines. La marge d'intérêts nette s'inscrit à 1,72% pour le trimestre sous revue, dans la lignée du trimestre précédent, mais en recul de 6 points de base par rapport au niveau d'il y a un an. Dans la division Belgique, les volumes de dépôts et crédits restent stables d'un trimestre à l'autre. Sur une base annuelle, le portefeuille de crédits se contracte de 1%, (en raison de la réduction délibérée de l'octroi de crédits dans les filiales étrangères, les autres segments enregistrant une progression), alors que les dépôts progressent de 6%. Le portefeuille de crédits en République tchèque progresse de 8% en rythme annuel et de 3% en rythme trimestriel, tandis que les dépôts augmentent de 2% d'une année à l'autre et restent stables d'un trimestre à l'autre. Le portefeuille de crédits de la division Marchés internationaux se contracte de 5% en rythme annuel (sous l'effet de la situation en Irlande et en Hongrie) et de 1% en rythme trimestriel, cependant que les dépôts se gonflent de 20% en rythme annuel (tirés par l'Irlande, la Hongrie et la Slovaquie) et de 3% en rythme trimestriel. 
  • Les activités vie et non-vie ont dégagé les résultats suivants pendant le trimestre sous revue. Les primes brutes acquises moins les charges techniques brutes et le résultat de la réassurance cédée s'établissent à 66 millions d'euros, en recul de 15% en rythme trimestriel et de 50% en rythme annuel. En tenant compte de la déconsolidation de Warta, ce résultat affiche toutefois une progression de 20% sur un an. 

Les primes de l'activité non-vie progressent de 3% en rythme trimestriel et de 4% en rythme annuel (sur une base comparable). Les déclarations de sinistres résultant notamment des inondations en République tchèque ont fait grimper notablement le niveau des charges techniques par rapport au 1er trimestre 2013 et au 2e trimestre 2012. Ceci n'empêche toutefois pas d'atteindre un bon ratio combiné de 91% depuis le début de l'année (95% pour le trimestre sous revue).

Dans la branche vie, l'on note par rapport au 1er trimestre 2013 une contraction de 20% des ventes de produits vie (y compris les produits branche 23 non inclus dans les recettes de primes). D'une année à l'autre, sur une base comparable, ces ventes ont régressé de quelque 65% en raison de différents facteurs, notamment une modification du traitement fiscal des contrats d'assurance vie branche 23 en Belgique depuis début 2013 et un glissement vers les fonds communs de placement.

Notons que les produits des placements pour les activités d'assurance ont enregistré un bon second trimestre, les résultats d'un trimestre à l'autre ayant bénéficié d'une hausse substantielle des revenus de dividendes dans le portefeuille d'investissements - phénomène typiquement lié au deuxième trimestre - et d'une baisse des réductions de valeur. Enfin, le résultat technico-financier a lui aussi bénéficié de la bonne maîtrise des frais administratifs généraux.

  • Le résultat net des instruments financiers à la juste valeur se monte à 256 millions d'euros pour le trimestre sous revue, pour une moyenne de 164 millions d'euros sur les quatre derniers trimestres. Ce chiffre est normalement déterminé par les revenus générés par la salle des marchés ; pour le trimestre en question, il a toutefois été influencé avant tout par le résultat positif de 126 millions d'euros sur les valorisations marked-to-market relatives aux instruments dérivés utilisés dans la gestion de l'actif et du passif. 
  • Les plus-values nettes réalisées sur des actifs disponibles à la vente s'inscrivent à 46 millions d'euros pour le trimestre sous revue, soit moins que la moyenne des quatre derniers trimestres (61 millions d'euros). Ces plus-values ont été réalisées sur la vente d'obligations et d'actions ; elles ont été moins élevées qu'au trimestre précédent, où des gains importants avaient été engrangés sur la vente d'emprunts de l'État belge. 
  • Les revenus nets de commissions progressent jusqu' à 388 millions d'euros, en hausse de 1% en rythme trimestriel et de 26% en rythme annuel. Sur une base comparable, les revenus progressent de 2% en rythme trimestriel et de 23% en rythme annuel. Les commissions sur transactions ont régressé mais les commissions de gestion des fonds communs de placement ont été plus élevées. Les avoirs en gestion s'inscrivent à 156 milliards d'euros comme au trimestre précédent (les nouveaux flux ayant été gommés par la performance négative des investissements), mais en hausse de 3% en rythme annuel, grâce à la performance des investissements. 
  • Les autres revenus nets s'établissent à 69 millions d'euros, en léger recul par rapport à la moyenne de 76 millions d'euros enregistrée sur les quatre trimestres précédents.

Charges d'exploitation (résultat net adapté)

  • Au 2e trimestre 2013, les charges d'exploitation s'inscrivent à 921 millions d'euros, en recul de 10% par rapport au trimestre précédent et de 9% par rapport à il y a un an. En termes comparables, les charges diminuent de 8% par rapport au trimestre précédent, qui avait été affecté par la taxe bancaire hongroise prélevée au premier trimestre pour l'ensemble de l'exercice (malgré un supplément de taxe bancaire au second trimestre), ainsi que par le remboursement dans le cadre du système belge de garantie des dépôts. En rythme annuel, sur une base comparable, les charges augmentent de 4%. Cette hausse s'explique principalement par le nouveau prélèvement récurrent sur les transactions financières en Hongrie et par l'augmentation de la taxe bancaire en Belgique ; elle est compensée en partie par la diminution des honoraires professionnels et par l'impact des taux de change. Le ratio charges/produits depuis le début de l'année s'inscrit à 50%, signe manifeste que les coûts restent bien maîtrisés. Ce ratio a toutefois été influencé positivement par les valorisations marked-to-market relatives aux instruments dérivés utilisés dans la gestion de l'actif et du passif. 

Réductions de valeur (résultat net adapté)

  • Les pertes de valeur sur crédits s'inscrivent à 217 millions d'euros au 2Tr2013, en recul par rapport aux 295 millions enregistrés au trimestre précédent, mais en hausse par rapport aux 198 millions d'euros il y a un an. Le chiffre du 2e trimestre 2013 inclut une perte de valeur sur crédits de 88 millions d'euros enregistrée au niveau de KBC Bank Ireland (contre 99 millions d'euros au trimestre précédent et 136 millions d'euros pour le trimestre correspondant de l'an dernier), ainsi que 82 millions d'euros dans la division Belgique (contre 138 millions d'euros au premier trimestre 2013 et 41 millions d'euros au trimestre correspondant de l'an dernier). Depuis le début de l'année, le ratio annualisé de pertes sur crédits se maintient à 0,75% : 0,49% pour la division Belgique (0,28% pour l'exercice 2012, principalement en raison de la hausse des réductions de valeur enregistrée dans le segment PME et corporate), 0,30% pour la division République tchèque (stationnaire par rapport au 0,31% pour l'exercice 2012, mais relevé à la suite d'un changement de méthodologie) et 1,76% pour la division Marchés internationaux (2,26% pour l'exercice 2012).
  • Les réductions de valeur sur actifs disponibles à la vente s'établissent à 3 millions d'euros, les autres réductions de valeur se montant à 15 millions d'euros pour le trimestre sous revue.

Incidence des activités legacy et des risques de crédit propres sur le résultat :

  • CDO : Au 2e trimestre, poursuivant la tendance des trimestres précédents, les différentiels de crédit corporate et ABS se sont encore resserrés. Si l'on prend en compte l'impact de la commission pour le système de garantie des CDO convenu avec le Gouvernement fédéral belge, le coût et l'avantage de la réduction de notre exposition aux CDO et l'ajustement de valeur approuvé sur la couverture de MBIA, l'impact positif après impôts avoisine les 180 millions d'euros. 
  • Désinvestissements restants : La finalisation de la transaction de cession de la filiale bancaire russe Absolut Bank à un groupe d'entreprises russes gérant les actifs de Blagosostoyanie a une incidence négative de quelque -0,1 milliard d'euros sur le résultat mais aucune sur le capital réglementaire. Nous enregistrons aussi sur ce poste pour ce trimestre une perte de valeur de 20 millions d'euros (après impôts) sur le prêt subordonné de 75 millions d'euros octroyé à NLB. L'impact négatif total après impôts s'élève à -128 millions d'euros. 
  • Incidence sur la valorisation des risques de crédit propres : L'amélioration des différentiels de crédit sur la dette de KBC entre fin mars 2013 et la fin du 2e trimestre 2013 se traduit par un ajustement marked-to-market négatif de 20 millions d'euros (après impôts) mais est sans incidence sur le capital réglementaire.

Ventilation par division

  • Au 2e trimestre 2013, la division Belgique dégage un bénéfice net de 418 millions d'euros, nettement supérieur à la moyenne de 315 millions pour les quatre trimestres précédents. Le trimestre s'est aussi distingué par des revenus nets d'intérêts commerciaux et de commissions appréciables, un niveau modeste des ventes d'assurances vie de la branche 23 et un bon ratio combiné non-vie, des revenus de dividendes saisonniers en hausse, une valorisation marked-to-market nettement positive des produits dérivés ALM, de faibles bénéfices réalisés sur la cession de titres disponibles à la vente, un excellent ratio charges/produits et la diminution des pertes de valeur sur crédits. Pendant le trimestre sous revue, les activités bancaires ont généré 79% du résultat net et les activités d'assurance 21%.
  • Pour le trimestre sous revue, la division République tchèque dégage un résultat net de 146 millions d'euros, soit un peu plus que la moyenne de 139 millions d'euros des quatre trimestres précédents. Par rapport au trimestre précédent, le 2e trimestre se caractérise par une légère hausse des revenus nets d'intérêts (sans les effets de change), un impact limité des inondations sur les résultats de l'activité non-vie, un recul des ventes d'assurances vie de la branche 23, une augmentation des valorisations marked-to-market des produits dérivés ALM, un léger recul des revenus nets de commissions, des charges assez stables et une diminution des pertes de valeur sur crédits (à la faveur de changements au niveau de la méthodologie). Pendant le trimestre sous revue, les activités bancaires ont généré 98% du résultat net et les activités d'assurance 2%.
  • Pour le trimestre sous revue, la division Marchés internationaux enregistre un résultat net de -23 millions d'euros, en progression par rapport à la moyenne de -46 millions d'euros pour les quatre trimestres précédents. Par rapport au trimestre précédent, le 2e trimestre 2013 se caractérise par une hausse des revenus nets d'intérêts, des revenus nets de commissions et des bénéfices réalisés sur la cession de titres disponibles à la vente, quelques éléments à caractère unique au niveau des autres revenus nets, une baisse des charges (liées à la comptabilisation de la taxe bancaire hongroise) et une évolution plus ou moins stable des pertes de valeur sur crédits (la part de l'Irlande demeurant prépondérante, bien qu'en recul). En règle générale, les activités bancaires accusent un résultat net négatif de 29 millions d'euros (les résultats positifs en Slovaquie, en Hongrie et en Bulgarie étant épongés par le résultat négatif de l'Irlande), tandis que les activités d'assurance dégagent un résultat net positif de 6 millions d'euros.
  • Le résultat net du Centre de groupe s'élève à -24 millions au 2e trimestre. Comme mentionné auparavant, ce chiffre inclut non seulement un certain nombre d'éléments du groupe et de résultats de sociétés en attente de désinvestissement, mais aussi l'impact total des activités legacy (CDO, désinvestissements) et la valorisation de notre propre risque de crédit. Sans ces éléments, le résultat net adapté de Centre de groupe s'inscrit à -56 millions d'euros. 

Analyse de la période sous revue depuis le début de l'année (1er semestre 2013)

Le résultat net du premier semestre 2013 s'élève à 1 037 millions d'euros. Sans les activités legacy et l'incidence du propre risque de crédit, le résultat net ajusté s'élève à 843 millions d'euros, contre 844 millions au 1er semestre 2013.

Total des produits (résultat net adapté)

  • La performance d'une année à l'autre est conditionnée en partie par la déconsolidation de Kredyt Bank, Warta, Zagiel, Absolut Bank et par certaines autres cessions. Afin de permettre la comparaison, ces éléments ne seront pas pris en considération. 
  • Les revenus nets d'intérêts s'inscrivent à 2 022 millions d'euros, en recul de 15% en rythme annuel. Sur une base comparable, les revenus nets d'intérêts diminuent de 8% en rythme annuel. Ce recul est imputable pour l'essentiel à la baisse des revenus de gestion de l'actif et du passif (baisse des revenus de réinvestissement), tandis que les marges commerciales restent saines. La marge nette d'intérêts s'établit à 1,72% depuis le début de l'année, soit 10 points de base de moins que le pourcentage élevé d'il y a un an. Dans la division Belgique, le portefeuille de crédits se contracte de 1% en rythme annuel, (en raison de la réduction délibérée de l'octroi de crédits dans les filiales étrangères, les autres segments enregistrant une progression), alors que les dépôts progressent de 6%. En République tchèque, le portefeuille de crédits se gonfle de 8% en rythme annuel, cependant que les dépôts progressent de 2%. Le portefeuille de crédits de la division Marchés internationaux se contracte de 5% en rythme annuel (sous l'effet de la situation en Irlande et en Hongrie), cependant que les dépôts se gonflent de 20% (tirés par l'Irlande, la Hongrie et la Slovaquie). 
  • Les branches vie et non-vie ont enregistré les résultats suivants au premier semestre 2013. Les primes brutes acquises moins les charges techniques brutes et le résultat de la réassurance cédée se sont établies à 143 millions d'euros, en recul de 43% en rythme annuel. En tenant compte de la déconsolidation de Warta, ce résultat affiche toutefois une progression de 30% vis-à-vis du chiffre de l'an dernier. 

Les primes de l'activité non-vie progressent de 3% en rythme annuel (sur une base comparable). Les déclarations de sinistres résultant notamment des inondations en République tchèque ont fait grimper notablement le niveau des charges techniques par rapport au premier semestre 2012. Ceci n'empêche toutefois pas d'atteindre un bon ratio combiné de 91% depuis le début de l'année.

Dans la branche vie et sur une base comparable, l'on note une contraction de 55% des ventes de produits vie (y compris les produits branche 23 non inclus dans les recettes de primes) par rapport au 1er semestre 2012, par suite notamment d'une modification du traitement fiscal des contrats d'assurance vie branche 23 en Belgique depuis début 2013 et d'un glissement vers les fonds communs de placement.

On notera que les résultats du pôle assurance sont conditionnés par la baisse du revenu des investissements, mais aussi par une maîtrise rigoureuse des frais administratifs généraux.

  • Le résultat net d'instruments financiers à la juste valeur s'établit à 473 millions d'euros pour le 1er semestre 2013, contre 410 millions d'euros au 1er semestre de l'an dernier, ou 378 millions d'euros en base comparable. Ce chiffre est normalement déterminé par les revenus générés par la salle des marchés ; pour les six premiers mois, il a toutefois été influencé avant tout par le résultat positif de 211 millions d'euros sur les valorisations marked-to-market relatives aux instruments dérivés utilisés dans la gestion de l'actif et du passif. 
  • Les plus-values nettes réalisées sur des actifs disponibles à la vente s'inscrivent à 141 millions d'euros pour la période sous revue, contre 40 millions d'euros pour le premier semestre de l'an dernier, ou 32 millions d'euros en base comparable. Les plus-values ont été réalisées sur la vente d'obligations et d'actions. Notons qu'au premier trimestre, des gains importants ont été engrangés sur la vente d'emprunts de l'État belge. 
  • Les revenus de commissions s'établissent à 773 millions d'euros, en hausse de 25% en rythme annuel. Sur une base comparable, les revenus progressent de 21% en rythme annuel. Ils proviennent principalement des frais d'entrée et des commissions de gestion des fonds communs de placement. Les avoirs en gestion s'inscrivent à 156 milliards d'euros, en hausse de 1% depuis fin 2012, principalement en raison d'effets sur les cours. 
  • Les autres revenus nets s'établissent à 145 millions d'euros, contre 83 millions d'euros pour la période correspondante de l'an dernier, qui avait été marquée par un provisionnement pour le produit 5-5-5). 

Charges d'exploitation (résultat net adapté)

  • Les charges d'exploitation s'élèvent à 1 950 millions d'euros pour le premier semestre 2013, en baisse de 8% par rapport à l'an dernier. Sur une base comparable, les charges augmentent de 3%, par suite notamment du nouveau prélèvement sur les transactions financières en Hongrie, de la majoration des dépenses de retraite et de l'accroissement des charges ICT. Le ratio charges/produits depuis le début de l'année s'inscrit à 50%, signe manifeste que les coûts restent bien maîtrisés. Ce ratio a toutefois été influencé positivement par les valorisations marked-to-market relatives aux instruments dérivés utilisés dans la gestion de l'actif et du passif et par les plus-values nettes réalisées sur des actifs disponibles à la vente. 

Réductions de valeur (résultat net adapté)

  • Les pertes de valeur sur crédits s'élèvent à 512 millions d'euros au 1er semestre 2013, en hausse de 459 millions d'euros par rapport à la période correspondante de l'an dernier. Le chiffre du 1er trimestre 2013 intégrait une perte de valeur sur crédits de 187 millions d'euros enregistrée au niveau de KBC Bank Ireland (contre 331 millions d'euros pour les six premiers mois de 2012), ainsi qu'un montant relativement élevé (220 millions d'euros) dans la division Belgique. Depuis le début de l'année, le ratio annualisé de pertes sur crédits se maintient à 0,75% : 0,49% pour la division Belgique (0,28% pour l'exercice 2012), 0,30% pour la division République tchèque (0,31% pour l'exercice 2012) et 1,76% pour la division Marchés internationaux (2,26% pour l'exercice 2012).
  • Les réductions de valeur sur actifs disponibles à la vente s'établissent à 16 millions d'euros, les autres réductions de valeur se montant à 42 millions d'euros pour le semestre sous revue.

Impôt sur le résultat

  • L'impôt sur le résultat s'élève à 352 millions d'euros pour les six premiers mois de 2013. 

Incidence des activités legacy et des risques de crédit propres sur le résultat :

  • CDO : Au 1er semestre 2013, les différentiels de crédit corporate et ABS se sont encore resserrés. Si l'on prend en compte l'impact de la commission pour le système de garantie des CDO convenu avec le Gouvernement fédéral belge, le coût et l'avantage de la réduction de notre exposition aux CDO et l'ajustement de valeur approuvé sur la couverture de MBIA, l'impact positif après impôts avoisine les 346 millions d'euros. 
  • Désinvestissements restants : Le placement réussi, par voie d'une offre secondaire, de la participation de 16,2% détenue par KBC dans Bank Zachodni WBK a débouché sur un gain supplémentaire en capital. En revanche, la cession de KBC Banka, de même que la clôture de la vente de NLB, ont entraîné une perte en capital. Au 1er trimestre, l'effet positif combiné s'élève à 22 millions d'euros (après impôts). Au 2e trimestre, la finalisation de la transaction de cession d'Absolut Bank à un groupe d'entreprises russes gérant les actifs de Blagosostoyanie a une incidence négative de quelque -0,1 milliard d'euros sur le résultat mais aucune sur le capital réglementaire. Nous enregistrons aussi sur ce poste pour le 2e trimestre une perte de valeur de 20 millions d'euros (après impôts) sur le prêt subordonné octroyé à NLB. Tous ces éléments ont eu une incidence négative totale de 106 millions d'euros au 1er semestre 2013. 
  • Incidence sur la valorisation des risques de crédit propres : L'amélioration des différentiels de crédit sur la dette de KBC entre fin 2012 et la fin du 2e trimestre 2013 se traduit par un ajustement marked-to-market négatif de 46 millions d'euros (après impôts) mais est sans incidence sur le capital réglementaire.

Capitaux propres et solvabilité

  • Au 30 juin 2013, les capitaux propres totalisent 16 milliards d'euros - en hausse de 0,1 milliard d'euros depuis le début de l'année. Ceci s'explique principalement par le fait que les résultats du 1er semestre (1 milliard d'euros) ont été affectés par le versement du dividende et le paiement du coupon des titres de base sans droit de vote souscrits par l'État belge et la Région flamande (au total -1 milliard d'euros). L'aide de la Région flamande a été remboursée le 3 juillet 2013 à hauteur de 1,17 milliard d'euros (plus une plus pénalité de 50%), ce qui se reflètera dans le chiffre du 3e trimestre. 
  • Le ratio Tier 1 du groupe (selon Bâle II) atteint le niveau favorable de 16,8% au 30 juin 2013 (Core Tier 1 de 14,6%). Le ratio Tier 1 pro forma - qui tient compte de l'incidence du remboursement des aides publiques flamandes, du transfert des prêts aux actionnaires et de la cession de KBC Banka - s'établit à 14,9% (et la ratio core Tier 1 à 12,6%).
  • Le ratio de solvabilité de KBC Assurances obtient l'excellent résultat de 304% au 30 juin 2013, en léger recul par rapport au niveau élevé de 322% enregistré fin 2012.
  • Le ratio Common equity pro forma selon Bâle III s'inscrit à 11,8% (fully loaded mais avec le restant de l'aide obtenue de la Région flamande) à l'issue du 2e trimestre 2013, soit nettement au-dessus du ratio Common equity visé de 10% selon Bâle III (fully loaded). 

Liquidité

  • La liquidité du groupe demeure excellente, avec un ratio LCR de 125% et un ratio NSFR de 107% à l'issue du trimestre. 

Données sélectionnées du bilan

Chiffres clés du bilan consolidé,
KBC Groupe (en millions d'EUR)
31-03-2012
30-06-2012
30-09-2012
31-12-2012
31-03-2013
30-06-2013
30-09-2013
31-12-2013
Total du bilan
290 635
285 848
270 010
256 928°
258 567
253 297
-
-
Prêts et avances à la clientèle*
135 980
133 326
131 048
128 492
129 753
131 769
-
-
Titres (actions et titres de créance)*
65 853
64 227
65 171
67 295
65 071
65 722
-
-
Dépôts de la clientèle et titres de créance*
166 551
163 685
160 945
159 632
167 994
167 414
-
-
Provisions techniques avant réassurance*
19 925
19 539
19 637
19 205
18 836
18 805
-
-
Dettes de contrats d'investissement, assurance*
7 871
8 856
9 680
10 853
11 664
11 606
-
-
Capitaux propres de la société mère
10 949
9 687
10 629
12 017°
12 505
12 119
-
-
Titres de capital de base sans droit de vote
6 500
6 500
6 500
3 500
3 500
3 500+
-
-
* Conformément à l'IFRS5, les actifs et passifs d'un certain nombre de désinvestissements ont été réattribués aux postes Actifs non courants détenus en vue de la vente et groupes destinés à être cédés et Passifs liés à des groupes d'actifs destinés à être cédés, ce qui fausse légèrement la comparaison entre périodes.
° Recalculé par suite de la révision de l'IAS19 à compter du 1er janvier 2013.
+ Des titres de base sans droit de vote ont été remboursés le 3 juillet 2013 à hauteur de 1,17 milliard d'euros, réduisant par là même l'encours de ces titres à 2,3 milliards d'euros.

Ratios sélectionnés

Ratios sélectionnés
Groupe KBC (consolidé)

Exercice complet 2012
2Tr2013
Rentabilité et efficacité (basées sur le résultat net ajusté)

Rendement des capitaux propres1

9%
15%
Ratio charges/produits, activités bancaires

57%
50%
Ratio combiné, assurances dommages

95%
91%
Solvabilité

Ratio Tier 1 (Bâle II)

13.8%
16.8%
Ratio Core Tier 1 (Bâle II)

11.7%
14.6%
Ratio Common equity (Bâle III, fully loaded, y compris l'aide publique restante)

10.8%
13.3%
Risque de crédit

Ratio de pertes sur crédits

0.71%
0.75%
Ratio non-performing

5.3%
5.5%
1 En cas de paiement d'un coupon sur les titres de capital de base vendus aux gouvernements belge et flamand, il sera déduit du numérateur (au prorata).

Points forts de la stratégie et principaux développements

Stratégie et événements marquants

  • La stratégie de base de KBC reste axée sur la bancassurance en Belgique, en République tchèque, en Slovaquie, en Hongrie et en Bulgarie. Dans le droit fil de son plan stratégique, le groupe a pratiquement terminé la cession ou la cessation d'activités (non stratégiques) (voir ci-après).
  • Dernières étapes du programme de désinvestissement (depuis le début du 2Tr): 
  • Le 24 mai 2013, KBC Groupe a finalisé la transaction annoncée le 24 décembre 2012, par laquelle il cède sa filiale bancaire Absolut Bank à un groupe d'entreprises russes gérant les actifs de Blagosostoyanie.
  • KBC négocie encore avec un certain nombre de parties intéressées pour deux de ses dossiers de désinvestissement restants, à savoir Banque Diamantaire Anversoise (Belgique) et KBC Bank Deutschland (Allemagne). Pour ces dossiers, il maintient par ailleurs un dialogue ouvert et constructif avec la Commission européenne. 
  • Autres développements en ce qui concerne l'activité 
  • Le 3 juillet 2013, KBC a conclu un accord sur le transfert de 0,3 milliard d'euros de prêts consentis à KBC Ancora à un autre établissement financier. L'opération renforcera nettement le capital de KBC selon Bâle III de 0,3 milliard d'euros et créera de la valeur ajoutée pour ses actionnaires.
  • Le 3 juillet 2013, six mois avant l'échéance convenue avec la Commission européenne, KBC a remboursé 1,17 milliard d'aides publiques et a payé en sus une pénalité de 0,58 milliard d'euros - soit au total 1,75 milliard d'euros - au gouvernement flamand, réduisant ainsi l'encours de sa dette envers les pouvoirs publics à 2,3 milliards d'euros.
  • Développements en matière de responsabilité sociétale de l'entreprise : 
  • Le 13 juin 2013 s'est tenue la première réunion du comité CSR de KBC. Composé d'experts CSR externes et d'universitaires, ce comité aide, inspire et interpelle KBC dans plusieurs actions et initiatives en matière de CSR.
  • Le 15 juin 2013, le personnel de CSOB Slovakia a participé pour la quatrième fois à "Our City 2013", le principal programme de volontariat d'entreprise en Slovaquie et en Europe centrale.
  • En juin 2013, pour la deuxième année consécutive, CSOB Slovaquie a publié son Rapport de responsabilité sociétale 2012. 
  • En juin 2013, Ethibel a confirmé l'affiliation de KBC à l'Ethibel Excellence Investment Register, une sélection des entreprises qui se classent dans le haut du tableau en matière de CSR dans leur secteur. 
  • Le 17 juin 2013, K&H Insurance en Hongrie s'est classée deuxième au classement du Consumer Friendly Insurer of the Year. Les prix ont été décernés par un panel de professionnels indépendants.
  • Au deuxième trimestre, CSOB République tchèque a obtenu, pour la troisième fois en quatre ans, la distinction "best Bank in the Czech Republic" décernée par EMEA Finance.
  • Le 8 juillet 2013, CIBANK en Bulgarie a décroché les "Grapevine Awards 2013" pour son programme d'engagement "ACTIVE". Ce programme interne, qui vise à accroître l'engagement du personnel dans le cadre d'une nouvelle initiative de culture d'entreprise, a remporté le "Grapevine Award" dans la catégorie "Best employee engagement programme or campaign". 
  • En juillet, KBC a fait son entrée dans l'indice Euronext Vigeo - Benelux 20, composé des 20 entreprises les plus performantes du Benelux dans le domaine de l'innovation environnementale, sociale et de gouvernance d'entreprise.
  • Déclaration relative aux risques
  • Ses activités étant principalement axées sur la banque, l'assurance et l'asset management, KBC s'expose à certains risques typiques tels que risques de défaut de crédit, fluctuations des taux d'intérêt, risques du marché des capitaux, risques monétaires, risques de liquidité, risques d'assurance, risques opérationnels, exposition aux marchés émergents, modifications apportées aux réglementations, litiges avec les clients et risques économiques en général. Le fait que le contexte macroéconomique et les plans de restructuration en cours puissent avoir une incidence défavorable sur la valeur des actifs ou puissent occasionner des charges supplémentaires excédant les prévisions est un autre aspect propre au risque d'entreprise.
  • Les données relatives à la gestion des risques sont reproduites dans les rapports annuels, les rapports trimestriels étendus et les rapports spécifiques sur les risques de KBC, tous disponibles sur www.kbc.com.
  • Au 2Tr, cinq tendances ont continué à déterminer l'activité économique globale. Pour commencer, la relance américaine persiste en dépit du "fiscal drag", affichant une création d'emplois nette de quelque 200 000 nouveaux postes par mois. Cette évolution a incité la Fed à envisager d'amorcer l'extinction de son programme de rachats d'actifs plus tard en 2013. Ensuite, les indicateurs de confiance de l'UEM donnent à penser que l'économie européenne a amorcé sa sortie de récession et renouerait avec une croissance positive au 3e trimestre. Troisièmement, la combinaison de la réforme fiscale et de la forte expansion monétaire au Japon ("Abenomics") aide à ramener la confiance tants des producteurs que des consommateurs et galvanise la croissance économique. Quatrièmement, les efforts de la Chine pour équilibrer sa croissance économique en délaissant les exportations en faveur de la demande domestique, tout en préservant la santé de son système financier freinent nettement plus la cadence de la croissance que par le passé. Enfin, la faible croissance de la situation monétaire et de l'octroi de crédit dans les économies développées révèle que la tendance déflationniste persiste et qu'elle est entretenue par la stagnation ou même la baisse des prix des matières premières.
  • Pour l'économie dans son ensemble, les principaux risques sont:
  • Une hausse générale des rendements obligataires dans le sillage de l'extinction du programme de rachat d'actifs de la Fed. 
  • L'instabilité économique et/ou financière en Chine, qui freine nettement la machine économique. 
  • La résurgence marquée de la crise dans l'UEM menacée par la possibilité de blocages politiques. Une décision de la Cour constitutionnelle allemande au 3e trimestre, qui imposerait de sévères restrictions au programme OMT de la BCE, pourrait raviver l'incertitude et élargir les différentiels de taux d'intérêt obligataires au sein de l'UEM.

Le calendrier financier, incluant les réunions avec les analystes et les investisseurs, est disponible sur le site www.kbc.com/ir/calendar.

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