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JO : les dérives financières

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La CGT dénonce le « gigantisme mercantile » des Jeux Olympiques de Londres, qui « plombe les comptes publics pendant que les salariés subissent la crise de plein fouet ». « Il y a une grande dérive financière », selon la CGT.

Si les JO font des heureux, d’autres dénoncent les dérives financières qui y sont liées. La CGT évoque ainsi un coût estimé à « 14 milliards, dont 9 milliards à la charge de l'Etat britannique et de la ville de Londres » et condamne « la marchandisation à outrance » d'un événement qui se veut « porteur d'humanisme ».

« 0,5% du PIB pendant 4 ans et après plus rien »

Jean-François Davoust est en charge des questions du sport à la CGT : « Je pense qu’il y a une grande dérive financière. A Athènes, ils dépensent 700 millions d’euros par an pour entretenir des équipements qu’ils n’utilisent pas. Et c’est pareil à Pékin. Là-bas, il n’y a que le nid d’oiseau qui est réutilisé. Les autres équipements sont à l’abandon. Je m’inscris en faux par rapport à l’idée portée que les JO sont vecteurs de développement économique. Pendant 4 ans, ils vont générer 0,5% du PIB du pays. Mais ça s’arrête-là. Et quatre ans après, il n’y a plus rien, ça ne rapporte rien et ça a un coût ».

La Rédaction, avec Marie Boule