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GoDaddy valorisé à 3 milliards de dollars

GoDaddy va débuter sa cotation sur le New York stock exchange mercredi.

GoDaddy va débuter sa cotation sur le New York stock exchange mercredi. - Andrew Burton - AFP

L’estimation du plus gros gestionnaire mondial de noms de domaines sur internet, dont la cotation doit débuter mercredi à Wall Street, est supérieure aux attentes.

Le groupe américain GoDaddy, plus gros gestionnaire mondial de noms de domaines sur internet, a été estimé à un peu plus de 3 milliards de dollars pour son entrée en Bourse.

Le prix d'introduction des actions "GGDY", dont la cotation doit débuter mercredi sur le New York Stock Exchange, a été fixé mardi soir à 20 dollars, selon l'agence Bloomberg, qui cite une source proche du dossier, et le cabinet spécialisé dans les entrées en Bourse Renaissance Capital. GoDaddy n'a pas confirmé dans l'immédiat ce prix, qui est supérieur à la fourchette prévue de 17 à 19 dollars.

Autre signe semblant montrer l'intérêt des investisseurs, un document enregistré mardi soir auprès du gendarme boursier américain (SEC) signale un relèvement du nombre de titres mis sur le marché, passé de 22 à 23 millions. L'opération aurait ainsi permis de lever 460 millions de dollars.

Gestionnaire de 59 millions de noms de domaines

Au cours d'introduction, l'ensemble de la société est valorisée légèrement au-dessus de 3 milliards de dollars, soit un peu plus du double du chiffre d'affaires de 1,4 milliards enregistré l'an dernier.

Accrédité depuis 2000 par l'Icann, le régulateur mondial d'internet, pour enregistrer des adresses web, GoDaddy gérait 59 millions de noms de domaines fin 2014, soit 21% du marché mondial dont il revendique la première place. Le groupe s'efforce aussi d'élargir ses services en proposant parallèlement à ses 13 millions de clients des outils pour construire et gérer leur site web, y intégrer des courriels, une boutique en ligne...

Ses premiers pas sur le marché constituent un test de l'appétit de Wall Street pour les entrées en Bourse, qui ont nettement ralenti au premier trimestre après une année 2014 très active.

Y.D. avec AFP