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Gemalto: un titre excessivement sanctionné.

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(CercleFinance.com) - Après une chute de plus de 30% depuis les plus hauts de janvier, le titre Gemalto affiche avec Alcatel Lucent la pire performance depuis le début de l'année au sein de l'indice CAC 40. La chute du titre est d'autant plus surp

(CercleFinance.com) - Après une chute de plus de 30% depuis les plus hauts de janvier, le titre Gemalto affiche avec Alcatel Lucent la pire performance depuis le début de l'année au sein de l'indice CAC 40. La chute du titre est d'autant plus surprenante que le groupe avait l'habitude de bien performer en bourse (+17% en 2011, +84% en 2012 et + 17% en 2013). Est-il en encore trop tôt pour revenir sur le titre ?

Lors de sa publication pour le 3ème trimestre, le groupe a fait état d'une hausse de 6% de son chiffre d'affaires à taux de change constant et le groupe a renouvelé ses perspectives de long terme, notamment un résultat opérationnel ajusté de 600 millions d'euros d'ici 2017 (10% supérieur en incluant l'effet relutif de l'acquisition de SafeNet).

De nombreux analystes et fonds d'investissement estiment que les objectifs de la société seront difficiles à atteindre et vendent le titre à découvert.
Le titre, entré au CAC 40 fin 2012 a en effet l'un des plus haut niveau de ventes à découvert, ce qui permet de justifier en partie la forte baisse du titre ces dernières semaines. Si le newsflow revenait positif sur le titre la hausse serait d'autant plus violente.

Depuis le début de l'année, les prévisions de bénéfices pour l'année en cours ont été revues en baisse de 16%, et de 10% pour l'exercice 2015, tandis que sur la période, le titre a reculé de près de 30%.
Par conséquent, les ratios de valorisation se sont nettement détendus sur le titre qui se paye actuellement 16,5 fois les bénéfices estimés pour 2015, très en deçà des moyennes historiques ; si bien qu'aux prix actuels, le DG du groupe Olivier Piou juge que la société est redevenue opéable.

La solidité financière de l'entreprise n'est pas à remettre en question. Même après l'acquisition de SafeNet pour 880 millions de dollars, le ratio ' dette nette sur Ebitda ' restera inférieur à 1. De plus, à fin juin, l'entreprise disposait d'une trésorerie nette de 361 millions d'euros.

Graphiquement, le titre semble avoir trouvé une zone de soutien technique à proximité du support hebdomadaire des 57/ 58 euros (point bas de 2013). En données journalières, le RSI est tombé à un niveau historiquement bas à la mi octobre (sous les 14), avant de se reprendre et revenir en zone de neutralité.

Le point bas sur le titre a peut-être était touché fin octobre avec une clôture à 57,6 euros.

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