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Faillite de Détroit: les banques européennes vont-elles payer la facture?

Dexia serait touchée à hauteur de 100 millions d'euros par la faillite de Detroit.

Dexia serait touchée à hauteur de 100 millions d'euros par la faillite de Detroit. - -

Selon le Wall Street journal du 21 juillet, des établissements bancaires européens possèderaient un milliard de dollars d'obligations municipales de la ville de Detroit. Dexia serait notamment concernée.

La faillite de Detroit aura-t-elle des répercussions en Europe? Selon le Wall Street Journal, une part importante de la dette de la ville est détenue par des banques européennes. Ces dernières auraient en effet acheté environ 1 milliard de dollars en obligations municipales à la ville.

Le Wall Street Journal raconte comment, en 2005, un groupe de banques européennes conduit par la banque suisse UBS a cru flairer la bonne affaire.

Acheter de la dette de Detroit était à l'époque -avant la crise- une belle occasion d'investir dans des produits américains à fort rendement et, croyait-on à l'époque, à faible risque.

Dexia serait touchée à hauteur de 100 millions d'euros

Selon le quotidien américain, on retrouve de la dette de Detroit dans les comptes d'UBS. Mais aussi en Allemagne, pour un montant de 200 millions de dollars, au sein de l'agence gouvernementale qui gère les comptes de Hypo Real Estate. On en retrouve aussi dans les comptes de Dexia, pour un montant estimé par la presse belge à 100 millions d'euros.

Pour le journal américain, ces opérations sont révélatrices des erreurs commises avant la crise financière et de la façon dont les dettes toxiques se sont répandues depuis.

La faillite de Detroit pourrait donc coûter cher à des banques et à des contribuables européens qui ont déjà beaucoup souffert.

Jean Bernard Cadier et correspondant à New York