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Europe: l'emploi américain pèse sur la tendance.

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(CercleFinance.com) - L'essoufflement des créations d'emploi aux Etats-Unis pesait sur la hausse des indices européens, même si les opérateurs pouvaient y voir une raison supplémentaire pour la Fed d'assouplir sa politique monétaire la semaine

(CercleFinance.com) - L'essoufflement des créations d'emploi aux Etats-Unis pesait sur la hausse des indices européens, même si les opérateurs pouvaient y voir une raison supplémentaire pour la Fed d'assouplir sa politique monétaire la semaine prochaine.

En fin de séance, Milan prenait 2,2%, devant Francfort (+0,7%), Londres (+0,3%), Zurich et Madrid (stables). Sur Euronext, Lisbonne s'adjugeait 1,9%, Bruxelles 1%, Paris et Amsterdam 0,5%. Au même moment, Wall Street cédait 0,1%.

L'économie américaine n'a créé que 96.000 emplois non-agricoles le mois dernier, alors que les économistes en anticipaient en moyenne 120.000. De plus, le Département du Travail a révisé en baisse ses estimations pour les deux mois précédents.

Si le taux de chômage s'est contracté de 0,2 point à 8,1%, cette dynamique semble traduire avant tout une baisse de la population active des Etats-Unis, beaucoup de chômeurs découragés préférant se retirer du marché du travail.

'Cependant, le scénario d'une nouvelle intervention de la Fed se trouve renforcé par la langueur chronique du marché du travail', notait un économiste de Natixis, rappelant que Ben Bernanke s'était montré plutôt ouvert à de nouvelles actions à Jackson Hole.

Les marchés européens restaient portés par l'annonce d'une réactivation des rachats de dettes souveraines par la BCE sur les marchés secondaires. Ces rachats, en quantité illimitée, se concentreront sur les échéances allant d'un à trois ans.

'De quoi offrir un peu plus de garanties aux investisseurs institutionnels pour racheter de nouveau de la dette souveraine européenne, une classe d'actifs qui n'inspirait vraiment plus confiance', se félicitait CMC Markets.

Autre facteur de soutien pour les marchés, 'les autorités chinoises ont décidé de stimuler leur économie par une reprise d'une politique de grands travaux (autoroutes, ponts et lignes de chemin de fer)', soulignait Saxo Banque.

La décision de la BCE profitait en premier lieu aux valeurs financières, à commencer par Crédit Agricole (+7,2% à près de 5,4 euros à Paris) qui bénéficiait en outre de relèvements de recommandation chez Morgan Stanley et J.P.Morgan.

A Bruxelles, Solvay figurait parmi les valeurs en tête du Bel20 avec un gain de 3,4% à 91,9 euros, le chimiste belge ayant été retenu comme nouvelle composante du CAC40 parisien, en remplacement de Peugeot.

A Londres, Xstrata grimpait de 4% à 1.018 pence, alors que Glencore plongeait de 3,3% à 379 pence : le second propose désormais au premier une fusion par échange de titres à un ratio de 3,05 actions Glencore pour une Xtrata, contre un ratio de 2,8 initialement.

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