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ENTRETIEN: Altran n'exclut pas de forcer la conversion de ses océanes 2009 - PDG

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PARIS (Dow Jones)--Altran (ALT.FR) n'exclut pas de forcer la conversion des 132 millions d'euros d'obligations convertibles émises en 2009, même si le groupe estime être dans une situation suffisamment confortable pour envisager en toute sérénit

PARIS (Dow Jones)--Altran (ALT.FR) n'exclut pas de forcer la conversion des 132 millions d'euros d'obligations convertibles émises en 2009, même si le groupe estime être dans une situation suffisamment confortable pour envisager en toute sérénité de réaliser ou pas cette opération, a déclaré le PDG du groupe d'ingénierie et de conseil en technologies à Dow Jones Newswires.

"On a toute la liberté de forcer la conversion des océanes émises en 2009, mais cette décision ne constitue plus une urgence compte tenu de la baisse de l'endettement et des nouvelles capacités de génération de cash du groupe", a affirmé Philippe Salle lors d'un entretien téléphonique jeudi.

Altran avait émis en 2009 environ 30,1 millions d'obligations convertibles en actions nouvelles ou existantes, ou océanes. Le groupe a depuis le début de l'année la possibilité de forcer la conversion de ces titres, à condition que l'action cote au-dessus de 5,69 euros pendant 20 jours de Bourse consécutifs.

Jeudi à 10h30, au lendemain de la publication de son chiffre d'affaires annuel, ressorti en hausse de 2,6% à près de 1,46 milliard d'euros, l'action Altran cotait progressait de 2,43% à 5,5 euros.

Sous la houlette de Philippe Salle, aux commandes du groupe depuis juin 2011, le spécialiste de la recherche et développement externalisée a renforcé ses marges et sa génération de trésorerie, ce qui accroît sa capacité à rembourser sa dette.

"Je pense désormais qu'Altran a la capacité de dégager un free cashflow compris entre 3% du chiffre d'affaires et 6% en haut de cycle, au lieu de 2% à 4% initialement. Notre génération de flux de trésorerie disponible est déjà proche de 4% en milieu de cycle", a précisé Philippe Salle.

Dans le cadre de son plan stratégique 2012-2015, présenté en octobre 2011 et destiné à lui permettre d'atteindre un chiffre d'affaires de 2 milliards d'euros avec une hausse de ses marges à cet horizon, Altran s'était initialement donné pour objectif de dégager un flux de trésorerie disponible compris entre 2% du chiffre d'affaires et 4% en haut de cycle.

A la fin du mois de juin de 2012, la dette nette du groupe s'inscrivait à 170 millions d'euros, en baisse de plus de 50 millions d'euros en un an. L'endettement net d'Altran représentait à cette date 1,17 fois son excédent brut d'exploitation annuel, contre 1,8 un an plus tôt.

- Ambroise Ecorcheville, Dow Jones Newswires; 33 (0)1 40 17 17 71; ambroise.ecorcheville@dowjones.com

(END) Dow Jones Newswires

January 31, 2013 04:43 ET (09:43 GMT)

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