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EDF : Résultats annuels 2013 en hausse - Dividende proposé de 1,25EUR/action en numéraire - Vision 2014-2018

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COMMUNIQUE DE PRESSE 13 février 2014       Résultats annuels 2013 en hausse portés par une bonne performance opérationnelle et financièreStructure financière renforcéeVision 2014-2018  EBI

COMMUNIQUE DE PRESSE
13 février 2014

Résultats annuels 2013 en hausse portés par

une bonne performance opérationnelle et financière

Structure financière renforcée

Vision 2014-2018

  • EBITDA Groupe : 16,8 MdsEUR, +5,5% de croissance organique[1]
  • Croissance soutenue des énergies décarbonées

  • Résultat net part du Groupe : 3 517 MEUR, +7,4%
  • Résultat net courant : 4 117 MEUR par rapport à 4 175 MEUR en 2012 
  • Spark : 1,3 MdEUR d'économies réalisées à fin décembre pour un programme initial de 1 MdEUR 
  • Ratio d'endettement financier net sur EBITDA : 2,1x contre 2,4x[2] au 31 décembre 2012
  • Dividende proposé au titre de 2013 : 1,25EUR/action en numéraire, correspondant à 56,5% de taux de distribution, dans la fourchette de 55 à 65% du résultat net courant 

Objectifs financiers pour 2014 :

  • EBITDA Groupe hors Edison : croissance organique d'au moins 3% 
  • EBITDA Edison : perspectives d'EBITDA récurrent de 1 MdEUR et d'au moins 600 millions d'euros en 2014 avant effet des renégociations de contrats gaz
  • Ratio d'endettement financier net / EBITDA : entre 2x et 2,5x
  • Taux de distribution du résultat net courant post hybride[3] : 55% à 65%

Vision 2014-2018 :

  • Cash-flow après dividendes[4] : positif en 2018

Le Conseil d'administration d'EDF, réuni le 12 février 2014 sous la présidence d'Henri Proglio, a arrêté les comptes consolidés de l'exercice clos le 31 décembre 2013.

Henri Proglio, Président-Directeur Général d'EDF a déclaré : «Avec des résultats en hausse et conformes aux objectifs, EDF continue de progresser en 2013. La bonne performance opérationnelle est marquée par une croissance soutenue des énergies renouvelables, de près de 23% en France, qui se traduit par une augmentation de la production globale du Groupe. 6 000 recrutements ont été réalisés cette année et 12 milliards d'euros investis dans tous nos métiers, témoignant de notre contribution au dynamisme de l'industrie française. Avec une structure financière renforcée, le Groupe jouera pleinement son rôle de grand industriel européen dans les années à venir.»

Évolution des résultats annuels du groupe EDF

En millions d'euros
2012 retraité*
2013
Variation vs 2012 retraité (%)
Croissance organique (%)
Chiffre d'affaires
72 178
75 594
+4,7
+2,9
EBITDA
15 998
16 765
+4,8
+5,5
EBIT
8 159
8 411
+3,1

Résultat net part du Groupe
3 275
3 517
+7,4

Résultat par action
1,77
1,84[5]

Résultat net courant
4 175
4 117
(1,4)

*Données retraitées

: dans les comptes consolidés 2013, les données relatives à 2012 ont été retraitées de l'impact d'IAS 19 révisée et du changement de présentation des activités

DVAS

[6]

d'EDF Énergies Nouvelles.

Évolution de l'EBITDA du groupe EDF

En millions d'euros
2012
retraité
2013
Croissance organique (%)
France
9 853
10 778
+9,4
Royaume-Uni
2 047
1 992
+2,0
Italie
1 019
1 098
-5,8
Autre International
1 066
1 128
+9,8
Autres activités
2 013
1 769
-6,3
Total Groupe
15 998
16 765
+5,5

Dans un contexte de reprise économique encore incertain et un secteur énergétique affecté par l'impact des surcapacités, particulièrement en Europe, le groupe EDF respecte l'ensemble des objectifs qu'il s'était fixé pour 2013. Il démontre son leadership en matière d'énergie décarbonée grâce à la production nucléaire mais aussi la production hydraulique et des autres énergies renouvelables qui affichent à elles deux une croissance de 18,2% à l'échelle du Groupe par rapport à 2012. Celui-ci a ainsi réduit ses émissions de CO2 à 116g/KWh, respectant largement l'engagement pris lors de la dernière Assemblée générale de rester durablement en dessous de 150g/KWh.

L'EBITDA du Groupe ressort en croissance organique de 5,5% à 16 765 millions d'euros. Avec une croissance organique de 9,4%, les activités en France ont bénéficié de bonnes conditions d'exploitation grâce à un effet climat positif et d'excellentes conditions d'hydraulicité mais aussi de la maîtrise des charges opérationnelles liée au programme Spark. Au Royaume-Uni, l'EBITDA est en croissance organique de 4,1% hors effet de la revalorisation à la juste valeur du bilan d'acquisition de British Energy et enregistre la meilleure production nucléaire depuis 8 ans à 60,5 TWh.

En Italie, l'EBITDA d'Edison est conforme à l'objectif de 1 milliard d'euros qui avait été annoncé lors des résultats semestriels 2013 compte tenu du succès des renégociations et arbitrages de contrats gaziers, mais la performance d'Edison reste toutefois impactée par la faiblesse des marges dans le gaz.

Les segments Autre International et Autres activités affichent un EBITDA global en retrait de 0,75% en organique, du fait notamment de conditions économiques et régulatoires défavorables en Belgique et en Pologne. En revanche, EDF Energies Nouvelles enregistre une forte croissance organique de son EBITDA de plus de 23%, résultat des mises en service record en 2012.

Performance opérationnelle : excellente production renouvelable en France

et nucléaire au Royaume-Uni

La production hydraulique en France est à son plus haut niveau depuis plus de 10 ans avec 42,6 TWh, soit une hausse de 23,1% par rapport à 2012 grâce à des conditions d'hydraulicité exceptionnelles. A fin 2013, le niveau des stocks hydrauliques est comparable à celui des moyennes historiques. Associée aux autres énergies renouvelables en France, la progression de la production s'élève à 22,5% par rapport à l'année dernière.

De même, la production nucléaire au Royaume-Uni enregistre son niveau le plus élevé en 8 ans à 60,5 TWh, en hausse de 0,5 TWh par rapport à 2012. Cette progression reflète l'amélioration structurelle du parc RAG

[7]

, résultat d'une maintenance planifiée et d'un programme d'investissement nucléaire engagé par EDF Energy depuis 5 ans. Le parc nucléaire d'EDF Energy bénéficie également des synergies avec le parc nucléaire français. Pour 2014, EDF Energy ambitionne de renouveler la performance opérationnelle de 2013.

En outre, EDF Energy prévoit d'étendre de 10 ans la durée de fonctionnement de la centrale nucléaire de Dungeness B jusqu'en 2028

[8]

. En tenant compte des extensions prévues par le Groupe, l'ensemble des sept centrales de types RAG ainsi que la centrale de Sizewell B (REP

[9]

) fonctionneraient en 2023, date de mise en service attendue pour la centrale Hinkley Point C sous condition d'une décision finale d'investissement en 2014.

En France, la production nucléaire est stable en 2013 à 403,7 TWh (-1,2 TWh par rapport à 2012) compte tenu de l'effet de l'année bissextile en 2012, mais reste en deçà de la fourchette de 405-410 TWh que le Groupe s'était fixée au troisième trimestre. Globalement sur l'ensemble de l'année, le Groupe a de nouveau progressé par rapport à 2012 sur la maîtrise des arrêts fortuits grâce à la poursuite du programme de remplacement des gros composants. Cependant, malgré une légère amélioration, les prolongations d'arrêts programmés sont restées plus importantes que prévu sur le second semestre. De plus, malgré une bonne disponibilité du parc nucléaire sur le mois de décembre, les températures sont restées supérieures aux normales sur la quasi totalité du mois, ce qui, combiné à une production éolienne élevée, a conduit à une moindre sollicitation du parc.

En 2014, EDF entend intensifier le plan d'action initié en 2013 visant à une meilleure maîtrise des durées d'arrêt. Ainsi, avec un volume d'arrêts programmés équivalent à celui de 2013, le Groupe vise une production nucléaire comprise entre 410 et 415 TWh en 2014.

La production des centrales thermiques à flamme s'élève à 15,6 TWh, en hausse de 0,7 TWh par rapport à 2012, les centrales au charbon ayant été plus sollicitées que l'an passé.

Ainsi, la production globale en France continentale s'élève à près de 462 TWh en 2013, en hausse de 7,5 TWh par rapport à 2012.

Spark : 1,3 MdEUR d'économies réalisées

Le Groupe a achevé avec succès le plan Spark avec environ 1,3 milliard d'euros d'économies réalisées en 2013, au-delà de l'objectif de 1,2 milliard d'euros révisé à la hausse lors de la publication du chiffre d'affaires du troisième trimestre. Les effets du programme sont immédiatement visibles sur les résultats 2013 au travers notamment de la maîtrise des charges opérationnelles du Groupe qui n'augmentent que de 1,1%

[10]

par rapport à 2012.

L'augmentation organique des charges opérationnelles d'environ 225 millions d'euros s'explique principalement par la croissance des effectifs en France.

Résultat net part du Groupe en hausse de 7,4%

Le résultat net part du Groupe s'élève à 3 517 millions d'euros, en hausse de 7,4% par rapport à 2012 soutenu par la performance opérationnelle et financière du Groupe.

Le résultat financier s'améliore de 7,3% en 2013 à -3 089 millions d'euros comparé à -3 334 millions d'euros en 2012 grâce notamment au recul des charges d'actualisation, la révision du taux d'actualisation des provisions nucléaires en France en 2012 étant sans équivalent en 2013.

Le résultat net part du Groupe intègre des éléments non récurrents pour un montant de -600 millions d'euros du fait de pertes de valeur sur Alpiq et au Benelux principalement à comparer à -900 millions d'euros en 2012. Retraité de ces éléments, le résultat net courant s'élève à 4 117 millions d'euros en 2013 comparé à 4 175 millions d'euros l'an passé.

Dividende proposé au titre de 2013 : 1,25 euro par action en numéraire

Le Conseil d'administration d'EDF du 12 février 2014 a décidé de proposer à l'Assemblée générale des actionnaires du 15 mai 2014 le versement d'un dividende en numéraire de 1,25 euro par action au titre de l'exercice 2013, correspondant à 56,5% de taux de distribution du résultat net courant, en ligne avec l'objectif de 55% à 65% fixé par le Groupe.

Les actions inscrites au nominatif depuis le 31 décembre 2011 et qui seront restées inscrites sans interruption sous cette forme au nom du même actionnaire jusqu'à la date de mise en paiement du dividende bénéficieront d'une majoration de 10% du dividende, cette majoration étant limité à 0,5% du capital pour un même actionnaire. Le montant du dividende majoré s'élève à 1,375 euro par action.

En tenant compte de l'acompte sur dividende de 0,57 euro par action payé en décembre 2013, le solde du dividende à distribuer au titre de l'exercice 2013 s'élève à 0,68 euro par action pour les actions bénéficiant du dividende ordinaire et à 0,805 euro par action pour les actions bénéficiant du dividende majoré.

La date de mise en paiement du dividende proposée est le 6 juin 2014, la date de détachement étant alors fixée au 3 juin 2014.

Investissements nets

[11]

 : 12,2 milliards d'euros en 2013

Les investissements nets du Groupe s'élèvent à 12 206 millions d'euros en ligne avec la fourchette de 12 à 12,5 milliards d'euros annoncée en juillet 2013 et alloués à 47% à la maintenance, 25% au développement et 28% aux activités régulées.

Les investissements nets en France sont en hausse de 10,2%, principalement dans la maintenance nucléaire.

Comme en 2012, le Groupe réalise plus d'un tiers de ses investissements bruts de développement dans les énergies renouvelables, principalement au sein d'EDF Energies Nouvelles dont les investissements bruts s'élèvent à 1 450 millions d'euros. Le Groupe a ainsi procédé en novembre 2013 à sa première émission « verte » (Green Bond) pour 1,4 milliard d'euros portant sur une maturité de 7,5 ans et un coupon de 2,25% en vue de financer exclusivement des nouveaux projets de développement d'EDF Energies Nouvelles qui devront respecter des critères environnementaux, sociaux et sociétauxd'éligibilité validés par l'agence de notation Vigeo. Au 31 décembre 2013, près de 192 millions d'euros ont été alloués à des projets ainsi sélectionnés par EDF Energies Nouvelles.

Pour 2014, le Groupe prévoit d'investir entre 13 et 13,5 milliards d'euros.

Structure financière renforcée et objectif respecté

31/12/2012
(pro forma[12]) 31/12/2013[13] Endettement financier net (en milliards d'euros)
39,2
35,5
Endettement financier net / EBITDA
2,4x
2,1x

L'endettement financier net s'élève à 35,5 milliards d'euros au 31 décembre 2013, en baisse de 3,7 milliards d'euros par rapport au 31 décembre 2012. Le ratio d'endettement financier net / EBITDA s'élève à 2,1x au 31 décembre 2013, respectant ainsi l'objectif de 2x à 2,5x que le Groupe s'était fixé.

Le cash-flow opérationnel de près de 13 milliards d'euros est en hausse de 5,4% par rapport à 2012 et permet notamment de couvrir les investissements nets d'un montant de 12,2 milliards d'euros.

En janvier 2014, le Groupe a par ailleurs déployé la deuxième phase de son programme d'émissions hybrides lancé en 2013 et levé 4 milliards d'euros

[14]

en trois devises et 4 tranches. Cette émission obligataire contribue à mettre en adéquation le financement hybride du Groupe avec ses besoins en capitaux pour les projets de développement.

EDF a également poursuivi sa politique active de financement visant à allonger la maturité moyenne de sa dette en émettant une obligation senior à 100 ans en sterling de 1,35 milliard de livres sterling et une obligation senior en dollars de 4,7 milliards de dollars en cinq tranches dont 700 millions de dollars à 100 ans.

A l'issue de l'ensemble de ces opérations, la maturité moyenne de la dette du Groupe s'élève à 12,2 ans pour un coupon moyen de 3,8% par rapport à 8,5 ans et 3,7% respectivement à fin 2012.

Perspectives 2014 

L'année 2013 a été une année à grands enjeux pour EDF avec le succès d'un certain nombre d'opérations structurantes pour l'avenir du Groupe. Ces opérations ont concerné l'affectation de la créance CSPE aux actifs dédiés, la clarification de l'équation tarifaire en France, le succès du plan d'économies Spark et enfin l'accord sur les principaux termes commerciaux du contrat d'investissement relatif au projet de Hinkley Point C (HPC) au Royaume-Uni.

Par ailleurs, le Groupe est entré en discussions avancées pour l'acquisition de l'intégralité des actifs et activités du groupe Dalkia en France (y compris Citelum et ses filiales). Cette opération va permettre au groupe EDF de développer significativement sa présence dans le domaine des services énergétiques, aux collectivités territoriales en particulier. Elle offrira également un potentiel de synergies important du fait de la complémentarité des métiers et expertises du groupe EDF et de Dalkia.

En 2014, plusieurs priorités doivent encore être traitées. Elles concernent d'une part les tarifs de distribution (TURPE 4) avec la volonté d'améliorer la visibilité sur le modèle de régulation. Le Groupe souligne à ce titre que le gouvernement, dans un courrier adressé le 12 novembre dernier au président de la CRE, a exprimé sa volonté de présenter prochainement un projet de loi pour sécuriser juridiquement le cadre de détermination des tarifs de distribution.

D'autre part, le gouvernement a annoncé la publication d'un décret formule sur l'évolution du prix de l'ARENH d'ici la fin du premier trimestre 2014.

Le Groupe annonce les objectifs financiers suivants pour 2014 :

  • EBITDA Groupe hors Edison : croissance organique d'au moins 3% 
  • EBITDA Edison : perspectives d'EBITDA récurrent de 1 MdEUR et d'au moins 600 millions d'euros en 2014 avant effet des renégociations de contrats gaz
  • Ratio d'endettement financier net / EBITDA : entre 2x et 2,5x
  • Taux de distribution du résultat net courant post hybride[15] : 55% à 65%

Vision 2014 - 2018 

En juillet 2011, à l'occasion de l'annonce de ses perspectives 2011-2015, le Groupe avait affiché son ambition de diversifier son mix énergétique et ses implantations géographiques. Il avait alors estimé une fourchette haute d'investissements nets de 15 milliards d'euros en 2015 sur la base de projets existants et identifiés.

Sur la période 2014-2018, le Groupe livrera de grands projets industriels, dont certains sont déjà bien avancés, comme le terminal méthanier de Dunkerque ou l'EPR de Flamanville 3, avec des mises en service prévues respectivement en 2015 et 2016. Le Groupe prévoit également de poursuivre ses investissements dans les réseaux de distribution en France ainsi que dans les énergies renouvelables conformément à sa stratégie d'électricien intégré.

Parallèlement, le Groupe continue d'améliorer la maîtrise et le renforcement du contrôle des coûts. EDF avait ainsi initié en 2011 un programme de Synergies et Transformation Groupe (STG) axé sur des leviers d'amélioration de la performance tels les achats ou encore le développement de synergies au sein du Groupe avec un objectif de gains de plus de 2,5 milliards d'euros en 2015 par rapport à 2010. Ces efforts se sont poursuivis au travers du programme Spark lancé en 2013 et ayant abouti à 1,3 milliard d'euros d'économies dès 2013, largement au-dessus de l'objectif fixé. A l'avenir, le Groupe entend pérenniser l'efficacité et les bonnes pratiques engagées depuis trois ans. Il prévoit notamment la mise en place d'un nouveau programme de Contrôle de Gestion Opérationnel permettant de renforcer les méthodes et processus de suivi et d'optimisation des coûts.

Ainsi, le Groupe prévoit désormais un pic d'investissements nets en 2015 de 14 milliards d'euros, et qui devraient diminuer au fur et à mesure des mises en service.

Compte tenu de la mise en oeuvre de ce plan d'actions sur la période 2014-2018, le Groupe prévoit d'atteindre un cash-flow après dividendes hors Linky positif en 2018.

Principaux résultats du Groupe par segment

France : très bonne performance portée par des conditions d'exploitation favorables

En millions d'euros
2012 retraité*
2013
Croissance organique (%)
Chiffre d'affaires
39 120
40 210
+2,8
EBITDA
 9 853
10 778
+9,4
Dont EBITDA Production et commercialisation (non régulé)
6 155
6 705
+8,9
Dont EBITDA régulé
3 698
4 073
+10,1

*Données retraitées de l'impact d'IAS 19 révisée

En France, le chiffre d'affaires s'élève à 40 210 millions d'euros, en croissance organique de 2,8% par rapport à 2012. L'EBITDA progresse de 9,4% en organique à 10 778 millions d'euros grâce à de bonnes conditions d'exploitation.

Dans les activités de production et commercialisation (non régulé), l'EBITDA s'élève à 6 705 millions d'euros en hausse organique de 8,9% grâce à un effet climat positif marqué par un froid régulier au premier semestre associé à des conditions de marché plus favorables qu'en 2012, et à d'excellentes conditions hydrologiques. Ces deux effets contribuent à hauteur de 591 millions d'euros à la croissance de l'EBITDA. Cette croissance a également été soutenue par la hausse de la part énergie des tarifs réglementés de vente.

L'EBITDA a par ailleurs été impacté par le coût de la fin des allocations gratuites des quotas de CO2 ainsi que par la croissance des effectifs en 2013.

Dans les activités régulées

[16]

, l'EBITDA s'élève à 4 073 millions d'euros, en croissance organique de 10,1% grâce à un effet climat positif dû au froid et à la baisse des prix de marché de l'électricité sur les achats de pertes. Il est également porté par l'EBITDA des activités insulaires, en hausse organique de 60% par rapport à 2012 en raison de la mise en service de nouvelles centrales.

La part acheminement des tarifs de distribution a faiblement contribué à la croissance de l'EBITDA. Suite à l'annulation du TURPE 3 par le Conseil d'Etat en novembre 2012, les TURPE 3 bis et ter se sont substitués au tarif annulé conduisant respectivement à une diminution de 2,5% des tarifs entre le 1er juin et le 31 juillet 2013 puis à une hausse de 2,1% entre le 1er août et le 31 décembre 2013. Après avoir lancé une consultation le 9 juillet 2013 sur deux méthodes tarifaires pour le prochain tarif d'acheminement TURPE 4 distribution, la CRE a publié sa délibération en décembre 2013 menant à une augmentation du tarif de 3,6% à compter du 1er janvier 2014.

Par ailleurs, le temps de coupure moyen toutes causes confondues

[17]

est passé de 75 minutes en 2012 à 97 minutes en 2013 en raison d'aléas climatiques importants avec huit évènements majeurs en 2013 dont quatre de très grande ampleur comme la tempête Dirk en décembre 2013 ou encore les très fortes chutes de neige de mars 2013 dans le Nord- Pas-de-Calais et la Normandie. Le temps de coupure moyen hors événements exceptionnels

17

augmente quant à lui de 11% à 82 minutes.

Hors de France

Royaume-Uni : excellente performance de la production nucléaire

En millions d'euros
2012 retraité*
2013
Croissance organique (%)
Chiffre d'affaires
9 739
9 782
+5,1
EBITDA avant revalorisation à la juste valeur**
2 082
2 069
+4,1
EBITDA
2 047
1 992
+2,0

* Données retraitées de l'impact d'IAS 19 révisée

** Du bilan d'acquisition de British Energy

Au Royaume-Uni, le chiffre d'affaires du segment s'élève à 9 782 millions d'euros, en croissance organique de 5,1% par rapport à 2012. L'EBITDA enregistre une hausse organique de 2% à 1 992 millions d'euros. Il intègre un effet de change défavorable de 92 millions d'euros.

L'EBITDA inclut par ailleurs l'impact négatif de la revalorisation à la juste valeur du bilan d'acquisition de British Energy (-77 millions d'euros à comparer à -35 millions d'euros en 2012). Retraité de cet impact, il progresse de 4,1% en organique.

La croissance de l'EBITDA reflète l'excellente performance opérationnelle de la production nucléaire en 2013, qui enregistre son plus haut niveau depuis 8 ans à 60,5 TWh et a bénéficié de prix de marché favorables. Elle s'explique également par la bonne maîtrise des charges opérationnelles.

L'EBITDA du segment a toutefois été pénalisé par l'impact négatif lié à la fin des allocations gratuites des quotas de CO2.

En octobre 2013, EDF et le gouvernement britannique sont parvenus à un accord sur les principaux termes commerciaux du contrat d'investissement relatif à Hinkley Point C (HPC). Le

Contract for Difference

(CfD), dont le prix d'exercice s'élève à 92,5£/MWh

[18]

, a une durée de 35 ans à compter de la date de mise en service de la centrale et permet un taux de rendement interne du projet (TRI

[19]

) d'environ 10%, en ligne avec les critères d'investissement du Groupe. Le 18 décembre 2013, la Commission européenne est entrée dans la deuxième phase du processus en ouvrant une enquête

approfondie sur la centrale de Hinkley Point C au sujet des mesures d'aide en faveur du projet.

Italie : EBITDA d'Edison conforme à l'objectif 2013

En millions d'euros
2012 retraité*
2013
Croissance organique (%)
Chiffre d'affaires
10 098
12 875
+2,6
EBITDA
1 019
1 098
(5,8)

Le segment Italie comprend principalement EDF Fenice et Edison, qui est consolidé en intégration globale depuis la prise de contrôle finalisée le 24 mai 2012

*Données retraitées de l'impact d'IAS 19 révisée

En Italie, le chiffre d'affaires est en croissance organique de 2,6% à 12 875 millions d'euros. L'EBITDA s'élève à 1 098 millions d'euros, en baisse organique de 5,8 % dans un contexte de forte récession de la demande sur les marchés d'électricité et de gaz.

L'EBITDA d'Edison s'élève à 1 007 millions d'euros, en ligne avec l'objectif 2013 de 1 milliard d'euros annoncé par le Groupe lors de la publication des résultats semestriels grâce aux succès des renégociations des contrats gaziers avec l'Algérie et le Qatar.

Dans les activités électriques, l'EBITDA est en croissance grâce à la progression des ventes sur les marchés de gros, aux conditions hydrologiques favorables ainsi qu'à l'optimisation du parc de production.

Dans les activités hydrocarbures, l'EBITDA a été impacté par la contraction des marges gaz du fait de la forte baisse des prix de marché. Celle-ci n'a été que partiellement compensée par l'issue favorable de l'arbitrage du contrat gaz à long terme algérien en avril dernier et des renégociations de contrats avec l'Algérie et le Qatar en juillet 2013.

Edison confirme un EBITDA récurrent d'1 milliard d'euros, qui pourrait fluctuer selon le calendrier de renégociations des contrats d'approvisionnement en gaz. Le Groupe poursuit en effet le deuxième cycle de révision des prix du gaz en provenance de Libye et de Russie, dont la finalisation est prévue en 2014/2015. Hors effet positif de ces renégociations, le Groupe vise un EBITDA d'au moins 600 millions d'euros en 2014.

Autre international : des conditions économiques et régulatoires défavorables

En millions d'euros
2012 retraité*
2013
Croissance organique (%)
Chiffre d'affaires
7 976
7 841
+0,2
EBITDA
1 066
1 128
+9,8

*Données retraitées de l'impact d'IAS 19 révisée

Le chiffre d'affaires du segment Autre international s'élève à 7 841 millions d'euros, en légère croissance organique de 0,2% par rapport à 2012. L'EBITDA progresse de 9,8% en croissance organique à 1 128 millions d'euros.

L'EBITDA de la Belgique est en recul en raison de la baisse des tarifs d'électricité et de gaz sur le marché des particuliers.

En Pologne, l'EBITDA a été pénalisé par l'environnement régulatoire défavorable concernant le soutien à la cogénération et à la biomasse. Cela a toutefois été compensé par la suspension du projet de centrale à charbon supercritique, les coûts relatifs en 2012 à ce projet étant sans équivalent en 2013.

Dans les autres pays du segment, l'EBITDA des Etats-Unis a progressé grâce à la hausse de la production d'électricité comparé à une année 2012 marquée par un programme d'arrêts plus chargé et des arrêts fortuits. Par ailleurs, la finalisation de la transaction avec Exelon sur CENG

[20]

annoncée en juillet 2013, prévoyant notamment le versement à EDF d'un dividende exceptionnel de 400 millions de dollars, est prévue en avril 2014.

Enfin, l'EBITDA du segment Autre international a bénéficié en 2013 de la plus-value de cession de la participation minoritaire du Groupe dans SSE, deuxième distributeur et fournisseur d'électricité en Slovaquie.

Autres activités : Forte croissance de la production d'EDF Energies Nouvelles

En millions d'euros
2012 retraité*
2013
Croissance organique (%)
Chiffre d'affaires
5 245
4 886
+4,4
EBITDA
2 013
1 769
(6,3)

* Données retraitées de l'impact d'IAS 19 révisée et du changement de présentation des activités DVAS d'EDF Énergies Nouvelles

Le chiffre d'affaires du segment Autres activités enregistre une hausse organique de 4,4% à 4 886 millions d'euros. L'EBITDA ressort en baisse de 6,3% en organique à 1 769 millions d'euros.

L'EBITDA d'EDF Énergies Nouvelles a progressé de 23,3% en croissance organique grâce à une forte hausse de la production (+31,3% par rapport à 2012) liée aux importantes mises en service réalisées en 2012 au Canada et aux Etats-Unis principalement.

Par ailleurs, suite à l'émission obligataire verte lancée par EDF en novembre 2013, quatre projets d'EDF Energies Nouvelles ont déjà été sélectionnés et reçu un financement au 31 décembre 2013 représentant 192 millions d'euros de fonds alloués. Trois de ces projets sont des parcs éoliens terrestres aux Etats-Unis, en France et au Canada et le quatrième est un projet de biométhane aux Etats-Unis.

L'EBITDA d'EDF Trading est en léger recul de 1,9% en organique.

Les autres activités du segment ont vu leur EBITDA baisser de 32,1% en organique alors qu'elles avaient bénéficié en 2012 d'opérations immobilières et de renégociations de contrats d'assurance sans équivalent en 2013.

Par ailleurs, l'EBITDA de Dalkia inclut en 2013 un effet périmètre défavorable lié au projet de cession de Dalkia International du fait de l'application de la norme IFRS 5. La signature de la documentation contractuelle devrait intervenir après avis des instances représentatives du personnel, attendu au premier trimestre 2014. La réalisation de la transaction sera soumise aux autorités de concurrence compétentes.

Principaux faits marquants postérieurs

à la communication du troisième trimestre 2013

Succès des émissions obligataires hybrides et seniors en dollars et sterling

Le 17 janvier 2014, EDF (A+ S&P / Aa3 Moody's / A+ Fitch) a levé avec succès 1,35 Md£ avec une émission obligataire à 100 ans en livres sterling clôturant ainsi la série d'émissions débutée le 13 janvier 2014, incluant les émissions obligataires hybrides multi-devises et senior en dollars. En effet, le Groupe a levé environ 4 milliards d'euros

[21]

d'émissions hybrides en quatre tranches et trois devises, déployant ainsi la deuxième phase de son programme de financement hybride lancé l'année dernière. Bénéficiant d'excellentes conditions de marchés début 2014, EDF a également émis sur le marché obligataire américain pour 4,7 milliards de dollars en 5 tranches.

EDF Energies Nouvelles acquiert un projet éolien d'un potentiel de 300 MW dans l'Etat du Nouveau Mexique

Le 9 janvier 2014, EDF Energies Nouvelles a annoncé l'acquisition de Roosevelt, un projet de parc éolien d'un potentiel de 300 MW aux Etats-Unis. Ce parc représente le premier projet d'EDF Renewable Energy, la filiale américaine d'EDF Energies Nouvelles, dans l'Etat du Nouveau Mexique. Ce projet est stratégique par sa situation géographique puisqu'il se situe à proximité de deux parcs en exploitation et de quatre projets dans l'Etat du Texas. Initialement développé par Infinity Wind Power, le futur parc éolien devrait être mis en service en décembre 2015. L'électricité générée par la première tranche de 250 MW sera vendue à prix fixe pendant les 20 premières années de production.

Signature d'un accord pour la création d'une co-entreprise dans le domaine de l'énergie nucléaire en Arabie Saoudite

A l'occasion de la visite du Président de la République François Hollande le 30 décembre 2013 à Ryad, EDF a signé un accord pour la création d'une co-entreprise avec GEHC (Global Energy Holding Company), qui aura dans un premier temps pour objectif de réaliser des études de faisabilité dans le cadre du programme nucléaire saoudien, basé sur la technologie française de l'EPR.

A cette occasion, EDF et AREVA ont signé deux séries d'accords visant à accompagner le programme saoudien dans le domaine de l'énergie nucléaire. Les deux entreprises ont signé des Memorandum Of Understanding avec 5 partenaires industriels saoudiens visant à développer les compétences industrielles et techniques des sociétés locales. Une deuxième série d'accords a été signée avec 4 universités saoudiennes afin de contribuer au développement des compétences nucléaires dans le pays.

EDF étend de 3 ans son crédit syndiqué de 4 milliards d'euros

Le 16 décembre 2013, EDF a signé avec un groupe de 23 banques européennes et internationales un avenant au contrat de crédit syndiqué de 4 milliards d'euros à 5 ans en date du 22 novembre 2010. Celui-ci permet d'étendre la maturité du crédit de 3 ans de novembre 2015 à novembre 2018 tout en réduisant le spread de 35 à 20 points de base par an. En outre, l'avenant a également permis de réintroduire deux options d'extension de un an chacune exerçable par EDF et soumise à l'accord des banques.

EDF Energies Nouvelles se développe en Inde

Le 5 décembre 2013, EDF Energies Nouvelles s'est associé avec la société indienne ACME Cleantech Solutions Limited pour créer une société commune basée en Inde. EDF Energies Nouvelles prend une participation de 25% dans cette société, ACME Solar Energy Private Limited, dédiée au développement, à la construction et à l'exploitation de projets solaires en Inde. Positionnée principalement sur le marché photovoltaïque, ACME Solar Energy Private Limited a d'ores et déjà lancé la construction d'une centrale solaire de 30 MWc dans le Madhya Pradesh dans le centre de l'Inde et dispose d'un portefeuille de 200 MWc de projets à différents stades d'avancement. L'Inde présente, pour EDF Energies Nouvelles, un large potentiel de développement d'activité dans le solaire, le pays disposant d'une forte capacité d'ensoleillement et de forts besoins de production d'électricité.

EDF Energies Nouvelles et wpd offshore candidats pour les deux projets aux côtés d'Alstom

Le 29 novembre 2013, le consortium européen EDF Energies Nouvelles et wpd offshore ont annoncé avoir déposé deux offres pour les projets du Tréport et des îles d'Yeu et de Noirmoutier. Proposées dans le cadre du deuxième appel d'offres éolien en mer français, d'un total de 1000 MW de nouvelles capacités à installer d'ici 2023, ces deux offres pourront renforcer l'ambitieux plan industriel d'ores et déjà engagé avec Alstom, leur partenaire pour les turbines.

EDF finalise avec EPH la cession de sa participation de 49% dans Stredoslovenska Energetika a.s. (SSE) en Slovaquie

Le 27 novembre 2013, EDF et Energetický a prumyslový holding, a.s. (EPH), ont finalisé la cession de la participation minoritaire de 49% d'EDF dans Stredoslovenska Energetika a.s. (SSE) à EPH. Cette annonce fait suite à l'approbation de l'assemblée générale des actionnaires de SSE et à l'obtention de l'aval des autorités de la concurrence.

La transaction valorise la participation de 49% d'EDF dans SSE à environ 400 millions d'euros.

EDF : distribution en numéraire d'un acompte sur dividende de 0,57EUR par action au titre de l'exercice 2013

Le 27 novembre 2013, le Conseil d'administration d'EDF s'est réuni sous la présidence de Henri Proglio, et a décidé de verser un acompte sur dividende en numéraire au titre de l'exercice 2013 de 0,57 euros par action.

Cet acompte a été détaché le 12 décembre 2013 et mis en paiement le 17 décembre 2013.

EDF cède la totalité de sa participation dans Veolia Environnement

Le 26 novembre 2013, le Groupe a annoncé avoir cédé l'ensemble de sa participation, non stratégique, de 4,01% dans Veolia Environnement (VIE.PA) cotée sur Euronext et au NYSE. Cette cession s'est effectuée au prix de 11,90EUR par action, représentant une décote de 2,3% par rapport au cours de clôture du 26 novembre 2013, soit un montant total de 262,1 millions d'euros.

EDF Energies Nouvelles met en service une centrale biomasse aux Etats-Unis

Le 22 novembre 2013, EDF Energies Nouvelles annonce la mise en service de la centrale de Pinelands (Caroline du Sud) par sa filiale américaine, EDF Renewable Energy. Produisant une énergie renouvelable à partir de bois de récupération, cette centrale biomasse s'inscrit dans la volonté d'EDF Energies Nouvelles de se développer sur des filières durables, complémentaires de ses activités principales dans l'éolien et le solaire. D'une puissance installée de 35,6 MW, la centrale de Pinelands comprend deux installations de puissance égale qui sont respectivement implantées à Dorchester et à Allendale, comtés densément boisés de Caroline du Sud. Raccordée au système de transmission de Santee Cooper, la centrale de Pinelands fournira l'électricité produite dans le cadre d'un contrat de vente d'électricité d'une durée de 30 ans.

Succès du premier Green Bond d'EDF

Le 20 novembre 2013, EDF (A+ S&P / Aa3 Moody's / A+ Fitch) a procédé au lancement de la première émission obligataire verte (Green Bond) en euros par une grande entreprise. De maturité 7,5 ans, libellée en euros et d'un montant total de 1,4 milliard d'euros, avec un coupon annuel de 2,25-%, cette émission a été sursouscrite 2 fois et a remporté un grand succès auprès des investisseurs institutionnels.
Les fonds levés seront exclusivement dédiés au financement de futurs projets d'énergies renouvelables menés par EDF Energies Nouvelles, filiale à 100% du groupe EDF depuis 2011. Les projets sélectionnés devront respecter des critères d'éligibilité établis avec l'agence de notation Vigeo

[22]

couvrant 5 aspects relatifs aux impacts environnementaux, sociaux et sociétaux. Les fonds alloués feront l'objet d'un processus de traçabilité spécifique.

ANNEXES

  1. Changement de méthode de comptabilisation et d'évaluation des avantages du personnel

La norme IAS 19 révisée en juin 2011, dont l'application est obligatoire depuis le 1er janvier 2013, a introduit les modifications suivantes dans l'évaluation et la comptabilisation des provisions pour avantages du personnel du groupe EDF :

  • Comptabilisation immédiate du coût des services passés non acquis 
  • Comptabilisation des frais de gestion administrative et financière des régimes d'avantages du personnel en coût des services rendus (charge de période) et reprise corrélative des provisions antérieurement constituées à ce titre 
  • Comptabilisation en résultat financier d'une « charge d'intérêt nette » correspondant à la charge d'intérêt sur les engagements nette des produits sur les actifs de couverture qui sont désormais déterminés à partir du taux d'actualisation des engagements. L'écart entre le taux d'actualisation des engagements et le taux de rendement réel des actifs de couverture est comptabilisé directement en capitaux propres 

Pour mémoire, le Groupe a fait le choix en 2012 de renoncer à l'option dite du « corridor » au profit de la méthode dite « SoRIE » qui conduit à comptabiliser les pertes et gains actuariels directement en capitaux propres.

Conformément à IAS 8, ce changement de méthode est comptabilisé de façon rétrospective.

  1. Changement de présentation des activités DVAS[23] d'EDF Énergies Nouvelles

A compter de l'exercice 2013 et pour les périodes comparatives présentées, les cessions d'actifs de production réalisées par EDF Énergies Nouvelles sont désormais enregistrées pour leur montant net (prix de cession diminué du coût de construction associé) au niveau des « Autres produits et charges opérationnels ». Ces opérations étaient auparavant présentées en « Chiffre d'affaires » (pour le produit de cession) et en « Autres consommations externes » (pour les coûts de construction).

Ce changement de présentation est sans impact sur l'excédent brut d'exploitation et sur le résultat net du Groupe. Il permet d'avoir une présentation homogène dans le compte de résultat du Groupe des opérations de cession d'actifs (parcs en construction ou parcs en exploitation) d'EDF Énergies Nouvelles.

Comptes de résultat consolidés

(en millions d'euros)
2013
2012 (1)
Chiffre d'affaires
75 594
72 178
Achats de combustible et d'énergie
(39 683)
(37 098)
Autres consommations externes
(9 027)
(9 718)
Charges de personnel
(11 879)
(11 710)
Impôts et taxes
(3 533)
(3 287)
Autres produits et charges opérationnels
5 293
5 633
Excédent brut d'exploitation
16 765
15 998
Variations nettes de juste valeur sur instruments dérivés Energie et Matières Premières hors activités de trading
14
(69)
Dotations aux amortissements
(7 516)
(6 849)
Dotations nettes aux provisions pour renouvellement des immobilisations en concession
(228)
(164)
(Pertes de valeur) / reprises
(1 012)
(752)
Autres produits et charges d'exploitation
388
(5)
Résultat d'exploitation
8 411
8 159
Coût de l'endettement financier brut
(2 403)
(2 443)
Effet de l'actualisation
(2 982)
(3 261)
Autres produits et charges financiers
2 296
2 370
Résultat financier
(3 089)
(3 334)
Résultat avant impôts des sociétés intégrées
5 322
4 825
Impôts sur les résultats
(1 942)
(1 573)
Quote-part de résultat net des entreprises associées
375
261
Résultat net consolidé
3 755
3 513
Dont résultat net - part du Groupe
3 517
3 275
Dont résultat net attribuable aux participations ne donnant pas le contrôle
238
238

Résultat net part du Groupe par action en euros :


Résultat par action
1,84
1,77
Résultat dilué par action
1,84
1,77

  1. Les données publiées au titre de l'exercice 2012 ont été retraitées de l'impact lié à l'application rétrospective d'IAS 19 révisée et du changement de présentation des cessions d'actifs de production réalisées par EDF Energies Nouvelles dans le cadre de ses activités de Développement-Ventes d'Actifs Structurés.

Bilans consolidés

ACTIF
(en millions d'euros)
31.12.2013
31.12.2012 (1)
Goodwill
9 206
10 412
Autres actifs incorporels
7 976
7 625
Immobilisations en concessions de distribution publique d'électricité en France
48 796
47 222
Immobilisations en concessions des autres activités
7 518
7 182
Immobilisations de production et autres immobilisations corporelles du domaine propre
69 013
67 838
Participations dans les entreprises associées
7 813
7 587
Actifs financiers non courants
30 324
30 471
Impôts différés actifs
2 839
3 421
Actif non courant
183 485
181 758
Stocks
14 550
14 213
Clients et comptes rattachés
22 137
22 497
Actifs financiers courants
17 770
16 433
Actifs d'impôts courants
560
582
Autres débiteurs
9 221
8 486
Trésorerie et équivalents de trésorerie
5 459
5 874
Actif courant
69 697
68 085
Actifs détenus en vue de leur vente
3 619
241
Total de l'actif
256 801
250 084

  1. Les données publiées au titre du 31 décembre 2012 ont été retraitées de l'impact lié à l'application rétrospective d'IAS 19 révisée.

Bilans consolidés

CAPITAUX PROPRES ET PASSIF
(en millions d'euros)
31.12.2013
31.12.2012 (1)
Capital
930
924
Réserves et résultats consolidés
33 277
25 333
Capitaux propres - part du Groupe
34 207
26 257
Intérêts attribuables aux participations ne donnant pas le contrôle
4 663
4 854
Total des capitaux propres
38 870
31 111
Provisions liées à la production nucléaire - Aval du cycle, déconstruction des centrales et derniers coeurs
40 985
39 185
Provisions pour déconstruction hors installations nucléaires
1 193
1 090
Provisions pour avantages du personnel
18 542
19 119
Autres provisions
1 755
1 873
Provisions non courantes
62 475
61 267
Passifs spécifiques des concessions de distribution publique d'électricité en France
43 454
42 551
Passifs financiers non courants
42 877
46 980
Autres créditeurs non courants
3 955
4 218
Impôts différés passifs
5 004
5 601
Passif non courant
157 765
160 617
Provisions courantes
4 848
3 882
Fournisseurs et comptes rattachés
14 312
14 643
Passifs financiers courants
14 912
17 521
Dettes d'impôts courants
1 348
1 224
Autres créditeurs courants
22 457
21 037
Passif courant
57 877
58 307
Passifs liés aux actifs détenus en vue de leur vente
2 289
49
Total des capitaux propres et du passif
256 801
250 084

  1. Les données publiées au titre du 31 décembre 2012 ont été retraitées de l'impact lié à l'application rétrospective d'IAS 19 révisée.

Tableaux de flux de trésorerie consolidés

(en millions d'euros)
2013
2012 (1)
Opérations d'exploitation :


Résultat avant impôt des sociétés intégrées
5 322
4 825
Pertes de valeur (reprises)
1 012
752
Amortissements, provisions et variations de juste valeur
9 445
9 255
Produits et charges financiers
1 587
944
Dividendes reçus des entreprises associées
266
201
Plus ou moins-values de cession
(882)
(443)
Variation du besoin en fonds de roulement
(1 783)
(2 390)
Flux de trésorerie nets générés par l'exploitation
14 967
13 144
Frais financiers nets décaissés
(1 799)
(1 634)
Impôts sur le résultat payés
(1 979)
(1 586)
Flux de trésorerie nets liés aux opérations d'exploitation
11 189
9 924
Opérations d'investissement :


Investissements / cessions de titres de participation sous déduction de la trésorerie (acquise/cédée)
648
20
Investissements incorporels et corporels
(13 327)
(13 386)
Produits de cessions d'immobilisations incorporelles et corporelles
240
748
Variations d'actifs financiers
164
(1 792)
Flux de trésorerie nets liés aux opérations d'investissement
(12 275)
(14 410)
Opérations de financement :

Transactions avec les participations ne donnant pas le contrôle (2)
95
(1 038)
Dividendes versés par EDF
(2 144)
(2 125)
Dividendes versés aux participations ne donnant pas le contrôle
(318)
(230)
Achats / ventes d'actions propres
4
(15)
Flux de trésorerie avec les actionnaires
(2 363)
(3 408)
Emissions d'emprunts
5 746
12 431
Remboursements d'emprunts
(8 654)
(4 869)
Emission de titres subordonnés à durée indéterminée
6 125
-
Rémunérations versées aux porteurs de titres subordonnés à durée indéterminée
(103)
-
Participations reçues sur le financement d'immobilisations en concession
171
190
Subventions d'investissement reçues
89
313
Autres flux de trésorerie liés aux opérations de financement
3 374
8 065
Flux de trésorerie nets liés aux opérations de financement
1 011
4 657
Variation nette de la trésorerie et des équivalents de trésorerie
(75)
171
Trésorerie et équivalents de trésorerie à l'ouverture
5 874
5 743
Variation nette de la trésorerie et des équivalents de trésorerie
(75)
171
Incidence des variations de change
4
(44)
Produits financiers sur disponibilités et équivalents de trésorerie
23
38
Incidence des reclassements
(367)
(34)
Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture
5 459
5 874

  1. Les données publiées au titre du 31 décembre 2012 ont été retraitées de l'impact lié à l'application rétrospective d'IAS 19 révisée.
  2. Apports par augmentations ou réductions de capital et acquisitions d'intérêts complémentaires dans des sociétés contrôlées.

Le groupe EDF, un des leaders sur le marché de l'énergie en Europe, est un énergéticien intégré, présent sur l'ensemble des métiers : la production, le transport, la distribution, le négoce et la vente d'énergies. Premier producteur d'électricité en Europe, le Groupe dispose en France de moyens de production essentiellement nucléaires et hydrauliques fournissant à 95,9 % une électricité sans émission de CO2. En France, ses filiales de transport et de distribution d'électricité exploitent 1 285 000 km de lignes électriques aériennes et souterraines de moyenne et basse tension et de l'ordre de 100 000 km de réseaux à haute et très haute tension. Le Groupe participe à la fourniture d'énergies et de services à environ 28,5 millions de clients en France. Le Groupe a réalisé en 2013 un chiffre d'affaires consolidé de 75,6 milliards d'euros dont 46,8% hors de France. EDF, cotée à la Bourse de Paris, est membre de l'indice CAC 40.

Avertissement

Ce communiqué ne constitue pas une offre de vente de valeurs mobilières aux Etats-Unis ou dans tout autre pays. Aucune assurance ne peut être donnée quant à la pertinence, l'exhaustivité ou l'exactitude des informations ou opinions contenues dans ce communiqué, et la responsabilité des dirigeants d'EDF ne saurait être engagée pour tout préjudice résultant de l'utilisation qui pourrait être faite de ce communiqué ou de son contenu. Le présent document peut contenir des objectifs ou des prévisions concernant la stratégie, la situation financière ou les résultats du groupe EDF. EDF estime que ces prévisions ou objectifs reposent sur des hypothèses raisonnables mais qui peuvent s'avérer inexactes et qui sont en tout état de cause soumises à des facteurs de risques et incertitudes. Il n'y a aucune certitude que les événements prévus auront lieu ou que les résultats attendus seront effectivement obtenus. Les facteurs importants susceptibles d'entraîner des différences entre les résultats envisagés et ceux effectivement obtenus comprennent notamment la réussite des initiatives stratégiques, financières et opérationnelles d'EDF fondées sur le modèle d'opérateur intégré, l'évolution de l'environnement concurrentiel et du cadre réglementaire des marchés de l'énergie, et les risques et incertitudes concernant l'activité du Groupe, sa dimension internationale, l'environnement climatique, les fluctuations des prix des matières premières et des taux de change, les évolutions technologiques, l'évolution de l'activité économique. Des informations détaillées sur ces risques potentiels et incertitudes sont disponibles dans le Document de Référence d'EDF déposé auprès de l'Autorité des marchés financiers le 5 avril 2013, consultable en ligne sur le site internet de l'AMF à l'adresse www.amf-france.org ou celui d'EDF à l'adresse www.edf.com. EDF ne s'engage pas et n'a pas l'obligation de mettre à jour les informations de nature prévisionnelle contenues dans ce document pour refléter les faits et circonstances postérieurs à la date de ce communiqué.

[1] A périmètre et change comparables

[2] Pro forma après effets de l'accord sur la créance CSPE obtenu début 2013

[3] Résultat Net Courant ajusté de la rémunération des émissions hybrides comptabilisée en fonds propres

[4] Hors Linky

[5] BPA=(RNPG - rémunérations hybride)/nombre moyen d'actions en circulation. En 2013, la rémunération hybride s'est élevée à 103 MEUR

[6] Développement-vente d'actifs structurés

[7] Réacteurs avancés refroidis au gaz (RAG)

[8] Décision finale soumise à obtention des autorisations nécessaires

[9] Réacteur à Eau Pressurisée

[10] Hors Dalkia, à périmètre, change et méthode constants

[11] Investissements nets hors Linky et opérations stratégiques

[12] Pro forma après effets de l'accord sur la créance de la CSPE obtenu début 2013

[13] Émission hybride comptabilisée en capitaux propres du fait de leurs caractéristiques et conformément aux normes IFRS

[14] Équivalent en euros des montants en dollars, en euros et en sterling

[15] Résultat Net Courant ajusté de la rémunération des émissions hybrides comptabilisée en fonds propres

[16] ERDF et activités insulaires

[17] Hors RTE

[18] 89,5£/MWh si une décision d'investissement est prise pour le projet de Sizewell C. Dans ce cas, le projet de Sizewell C reversera au projet de Hinkley Point C l'équivalent de 3£/MWh, du fait de l'effet de série dont bénéficiera Sizewell C

[19] Le « TRI » d'un projet est une mesure standard pour apprécier la rentabilité d'un projet par les investisseurs

[20] Cette transaction prévoit la délégation de la gestion opérationnelle des centrales de CENG à Exelon. Elle prévoit également que le Groupe percevra un dividende exceptionnel de 400M$ (environ 300MEUR) et bénéficiera d'une option de vente à la juste valeur de sa participation dans CENG à Exelon exerçable entre janvier 2016 et juin 2022

[21] Equivalent en euros des montants en dollars, en euros et livres sterling

[22] Vigeo est le leader européen de la notation ESG (Environnemental, Social et Gouvernance)

[23] Développement-vente d'actifs structurés

N'imprimez ce message que si vous en avez l'utilité.

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Les annexes de ce communiqué sont disponibles à partir de ce lien :

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[HUG#1761575]

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