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EADS: Paris et Berlin pourraient modifier leur participation

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(CercleFinance.com) - Paris et Berlin souhaiteraient modifier leur participation dans EADS. Paris pourrait vendre 3% de ses 15% de participation dans la société. Berlin de son côté envisagerait l'acquisition de 12% d'EADS. ' Cela romprait le pact

(CercleFinance.com) - Paris et Berlin souhaiteraient modifier leur participation dans EADS. Paris pourrait vendre 3% de ses 15% de participation dans la société. Berlin de son côté envisagerait l'acquisition de 12% d'EADS. ' Cela romprait le pacte d'actionnaires et permettrait une sortie de Lagardère et de Daimler ' indiquent les analystes d'Aurel BGC.

Lagardère SCA a confirmé mardi dernier sa volonté de céder sa participation dès que les conditions de marché et opérationnelles le permettront. Le groupe est actionnaire à hauteur de 7,41 % d'EADS.

'Ce projet, déjà annoncé à de nombreuses occasions, s'inscrit dans la stratégie de Lagardère de céder ses participations minoritaires' précise le groupe. Lagardère SCA considère que les conditions de cette cession pourraient être réunies dès 2013. Le groupe Lagardère a déjà vendu 7,5% du capital d'EADS en 2006.

La France et l'Allemagne s'interrogeraient sur le maintien ou non d'un concert entre les actionnaires d'EADS après une sortie du capital de Daimler, croit savoir Les Echos. Selon lui, des discussions à ce sujet devraient déboucher d'ici un mois.

Le quotidien économique rappelle que le constructeur automobile allemand détient 15% des actions et 22,5% des droits de vote du géant européen de l'aéronautique et de la défense. Le pacte qui le lie à l'Etat français et à Lagardère doit tomber dès lors qu'un de ces trois actionnaires sort complètement du capital.

Les Echos rapporte que Daimler négocierait la cession de la moitié de ses parts dans EADS à la banque publique allemande Kfw d'ici la fin de l'année, avant une vente de l'autre moitié à une date ultérieure, une perspective qui conduit donc les gouvernements de Paris et de Berlin à discuter de l'avenir du pacte.

Selon le journal, les discussions franco-allemandes actuelles étudieraient les solutions pour limiter les droits de veto à des 'décisions qui en valent vraiment la peine', et donc d'empêcher les pouvoirs politiques 'd'interférer dans la gestion quotidienne' d'EADS.

'Toute décision qui ira dans le sens d'une gouvernance plus pacifiée, avec une ingérence moindre des Etats sera bien perçue', commente un analyste d'Aurel BGC.

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