BFM Patrimoine

Devises: l'euro prend 1% contre le dollar avec les taux.

BFM Patrimoine
(CercleFinance.com) - Incertitude grecque ou non, la monnaie unique européenne était clairement orientée à la hausse ce midi sur le marché des changes. En cause : la poursuite de la tension des rendements obligataires. A cette heure, l'euro pren

(CercleFinance.com) - Incertitude grecque ou non, la monnaie unique européenne était clairement orientée à la hausse ce midi sur le marché des changes. En cause : la poursuite de la tension des rendements obligataires. A cette heure, l'euro prend ainsi 1% contre le dollar américain, à 1,1264, 0,81% contre le yen nippon à 135,03 et 0,41% contre le sterling britannique à 0,7185.

Certes dans la zone euro, parier sur une solution au dossier grec est toujours aussi incertain, ce qui ne fait que renforcer le risque qu'il constitue pour la Zone euro. 'Les discussions se poursuivent entre la Grèce et ses principaux créanciers, mais la réunion entre les ministres des Finances de la zone euro, qui a commencé hier à Bruxelles, patine', commente ce matin Saxo Banque.

'Les investisseurs espèrent un accord avant la fin du mois. Toutefois, en dépit des progrès de la Grèce en matière de réformes, les membres de l'Eurogroupe continuent de montrer leur exigence et attendent plus', poursuivent les spécialistes.

Mais les opérateurs de changes retiennent avant tout la poursuite de la tension des taux d'intérêt à long terme des emprunts d'Etat européens : ainsi, le rendement du Bund allemand grimpe ce midi de 7 points de base à 0,68%, celui de l'OAT française de 9 points à 0,99%, et celui du produit italien équivalent de 12 points à 1,88%. Notons qu'aux Etats-Unis, le rendement du papier à 10 ans augmente aussi (+ 6 points à 2,34%).

Société Générale calcule que pour la première fois depuis six mois, les rendements du Bund et de l'emprunt fédéral à 10 ans dépassent respectivement 0,67% et 2,30%.

'Les opérateurs de changes ont les yeux rivés sur les obligations. Du côté de l'euro/dollar, l'écart (spread) de taux s'est stabilisé (...), mais pour que la baisse de la parité reprenne, il faudra auparavant que le Bund cesse de grimper', indiquent les spécialistes. Pour mémoire, la logique du marché obligataire veut que les taux se tendent quand la demande d'emprunts (et donc leurs prix) baisse, et inversement.

Et pourtant, Mario Draghi ne ménage pas ses efforts avec son programme d'assouplissement quantitatif : “la BCE a consacré la semaine dernière 13,65 milliards d'euros aux rachats d'obligations d'État de la Zone euro, à comparer à 10 milliards la semaine précédente. Depuis le 9 mars, date du démarrage de ce programme monétaire inédit, 108,7 milliards d'euros de dettes publiques ont été acquises par la BCE”, rappellent ce matin les analystes de Barclays Bourse.

'D'une manière générale, il est indispensable que les marchés obligataires se stabilisent avant que les flux de capitaux vers les devises à fort rendement reprennent', ajoute Société Générale.

Dans ce contexte, les statistiques passent au second plan. Cet après-midi des Etats-Unis, les cambistes guetteront malgré tout le solde mensuel du budget fédéral pour avril, attendu à + 154,8 milliards de dollars par le consensus, après - 53 milliards le mois précédent.

Copyright (c) 2015 CercleFinance.com. Tous droits réservés.

Cercle Finance