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Ces tweets de Donald Trump qui affolent la Bourse

Toyota est la dernière victime en date sur Twitter

Toyota est la dernière victime en date sur Twitter - AFP

Depuis son élection, Donald Trump n'arrête pas de tweeter. Et il a désormais pris pour habitude de cibler certaines entreprises avec des conséquences positives ou négatives sur leur cours en Bourse. Retour sur ces sociétés qui ont subi (ou profité) des tweets du successeur d'Obama.

Toyota, la dernière victime

Malgré les injections du futur locataire de la Maison Blanche, Toyota a décidé de maintenir ses investissement au Mexique. Une décision qui a évidemment déplu à Donald Trump, enclin à tweeter son mécontentement sans tarder.

"PAS QUESTION! Construisez des usines aux Etats-Unis ou payez d’importantes taxes à la frontière".

Résultat des courses : cotée à Wall Street, l’action du constructeur nippon chutait avec à la clé plus de 1 milliard de dollars de capitalisation parti en fumée.

General Motors s'était finalement repris

Un peu plus tôt dans la semaine, le magnat de l’immobilier s’était déjà attaqué à General Motors. Il avait menacé le constructeur américain d'imposer "une lourde taxe frontalière", s'il ne fabriquait pas aux États-Unis les voitures qu'il y vend.

Conséquence immédiate, la capitalisation de General Motors avait fondu de 250 millions de dollars avant malgré tout de se reprendre et de finir finalement la séance dans le vert.

Lockheed Martin et son F-35, "hors de contrôle"

Si le 45ème président aime bien s’attaquer au constructeur qui souhaite délocaliser au Mexique, il aime également se payer la tête des avionneurs américains. À commencer par Lockheed Martin, à qui Donald Trump reproche les coûts exorbitants du F-35, l’avion de chasse américain. "Le programme F-35 et son coût sont hors de contrôle. Des milliards de dollars peuvent - et vont - être économisés sur des achats militaires (et autres) après le 20 janvier".

Des déclarations qui ont fait dégringoler le titre Lockheed Martin de 3%, soit 3 milliards de dollars de capitalisation en moins.

4 milliards pour le Boeing Air Force One, c'est trop cher

Autre avionneur dans le viseur de Trump, Boeing et son Air force One, qui transporte les présidents américains à travers le monde. Face à la facture de 4 milliards présentée par Boeing, le milliardaire a demandé l'annulation pure et simple du contrat avec le constructeur américain Boeing.

"Boeing construit un Air Force One 747 tout neuf pour les futurs présidents, mais les coûts s'envolent, plus de 4 milliards de dollars. Annulez la commande!", a-t-il écrit sur Twitter. 

Bilan: L'action tombe dans le rouge avant que Boeing s'engage à maîtriser les coûts de production du futur avion présidentiel américain pour le livrer au prix le plus abordable possible pour les contribuables.

SoftBank prend 12% en Bourse...

Donald Trump sait également stimuler des entreprises en Bourse. Preuve en est avec le géant japonais des télécommunications SoftBank. Dans un tweet, il annoncé que le groupe était "d'accord" pour investir 50 milliards de dollars dans l'économie américaine afin de créer "50.000 nouveaux emplois".

Réaction immédiate des marchés: le titre de l'entreprise nippone a grimpé de plus de 12% sur le Nikkei (la Bourse de Tokyo) et ajouté 900 millions de dollars supplémentaires à sa capitalisation. 

Une possible nomination qui dynamise ExxonMobil 

Le PDG du géant pétrolier ExxonMobil Rex Tillerson favori pour le poste de chef de la diplomatie américaine? Il n'en fallait pas plus pour déclencher des achats d'actions du pétrolier américain. Résultat: +2% en Bourse et 6 milliards de capitalisation en plus.

"Que je le choisisse ou non pour les Affaires étrangères, Rex Tillerson, PDG d’ExxonMobil, est un homme d’affaires de classe mondiale. Restez branchés", écrit alors Donald Trump.