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CAC40: vers un record annuel, Francfort hyper-euphorique.

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(CercleFinance.com) - Et voici le CAC40 (+1,2%) bien parti pour inscrire sa meilleure clôture annuelle (au-delà des 4.484Pts) tandis que le CAC 'global return' re-franchit le cap des 10.000Pts. Le DAX30 s'envole comme une fusée (+2% vers 9.600Pts)

(CercleFinance.com) - Et voici le CAC40 (+1,2%) bien parti pour inscrire sa meilleure clôture annuelle (au-delà des 4.484Pts) tandis que le CAC 'global return' re-franchit le cap des 10.000Pts.
Le DAX30 s'envole comme une fusée (+2% vers 9.600Pts) pour des raisons qui semblent défier l'analyse rationnelle (pourquoi la plus forte hausse de l'année ce mardi en particulier, sur la foi de quelle information ?).

A Wall Street, le Dow Jones (+0,5%) refranchit les 16.500Pts et le 'S&P' (même gain) se hisse au-dessus des 1.881 pour sa 6ème séance de hausse consécutive.

Les algorithmes haussiers ont pris la main dès les 1ers échanges et les indices grimpent -tels des funiculaires- le long d'une pente parfaitement régulière et avec une volatilité qui n'excède pas quelques points de retracement (moins de 0,1% d'écart entre chaque point haut et chaque point bas).
Les raisons de cette hausse 'obstinée', il faut les rechercher du côté de certaines notes d'analystes (notamment de Citigroup) qui tiennent désormais pour certain la mise en oeuvre d'un 'QE' par la BCE: ils tentent même de déterminer un calendrier et le consensus table sur le début des injections au milieu de l'été ou au plus tard à la rentrée.
Les dernières déclarations de Benoît Coeuré entretiennent cette forme de certitude que la BCE va commencer 'inonder' les marchés dès cet été.

Une seule conviction ne saurait être remise en cause: le remède à la déflation dans des marchés déjà saturés de liquidités, c'est encore plus de liquidités, un océan de liquidités... même si les derniers chiffres de la croissance et de l'inflation japonaise (ce sont juste les ménages qui se paupérisent avec le prix de carburants) semblent prouver que 'ça ne marche pas'.
De nouvelles injections ne sauraient être justifiées par la tension des taux dans les pays 'périphériques' puisque les rendements sont maintenant redevenus plus faibles en Espagne et au Portugal qu'avant l'éclatement de la crise grecque.
Les chiffres du jour sont au mieux neutres et n'expliquent pas l'euphorie des marchés: tout juste parues, les ventes de logements anciens aux Etats-Unis ont reculé de 0,2% à 4,59 millions d'unités en rythme annualisé en mars, à en croire l'Association nationale des agents immobiliers (NAR), et les pris des maisons serait en hausse de +0,6% en février.

'La saison des résultats bat son plein et jusqu'à présent les communications des grands groupes restent encourageantes même si la part des entreprises américaines dépassant les objectifs est en léger retrait à ce jour', souligne Barclays Bourse (il ne faut pas perdre de vue que les attentes ont été fortement minorées: la progression des profits est la plus faible depuis le 4ème trimestre 2011).

Les marchés font totalement l'impasse sur le contexte géopolitique: 'l'accord du Genève concernant l'Ukraine est en déjà remis en cause et les tensions se font de nouveau plus vives entre Russes et Américains', ajoutent les gérants... mais cela importe bien peu en regard des espoirs de 'QE' de la BCE.

Sur le front des valeurs, Soitec perd 0,5% après avoir alourdi ses pertes sur l'exercice 2013-2014 mais confirmé son objectif de retour à la profitabilité opérationnelle d'ici 2 ans.
Areva s'envole de +5%, AXA et Renault de +2,6%, Alstom, Michelin et Sté Générale de +2,5%... et c'est du vert uniforme dans tous les secteurs: Publicis est la seule baisse supérieure à -1% au sein du CAC40... qui grimpe et bat des records dans des volumes indigents (1,7MdsE échangés), surtout après 4 jours d'interruption.

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