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CAC40: teste 4500,+400Pts en 3 semaines avec injection BCE

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(CercleFinance.com) - Le seul suspens qui demeure est: le CAC40 parviendra t'il à accrocher les 4.500 à 17H35 (il affiche +1,7% à 4.495 après un 'pic' à 4.510 à 16H55). L'effet Draghi, c'est champagne dans les salles de marché 'actions' (c'est

(CercleFinance.com) - Le seul suspens qui demeure est: le CAC40 parviendra t'il à accrocher les 4.500 à 17H35 (il affiche +1,7% à 4.495 après un 'pic' à 4.510 à 16H55).
L'effet Draghi, c'est champagne dans les salles de marché 'actions' (c'est beaucoup plus calme sur le secteur obligataire)... une journée bénie pour ceux qui avaient 'shorté' l'Euro: il chute de -1,25% vers 1.2955/$.

Le CAC40 affichait jusqu'à +115Pts par rapport aux 'plus bas du jour' (environ +2,5% en ligne droite) et l'Euro-Stoxx50 flambe de +2% à 3.283 (avec Milan à +2,75% mais Francfort ne gagne que +1%).

A Wall Street, les écarts sont plus modestes mais cela suffit pour générer une nouvelle pluie de records absolus sur le 'S&P' à 2.011Pts), le Nasdaq (à 4.603Pts), le Dow Transport (+0,9% à 8.575Pts)... enfin le Dow Jones culminait à 17.160 (+0,35% à 17.140).

Mario Draghi ne s'est pas contenté de distiller son 'verbe magique' : il passe à l'annonce de mesures concrètes (et même un plus vite que certains le pensaient).
Le taux directeur est abaissé de 0,1% à 0,05% (les prises en pensions deviennent négatives de -0,2% contre -0,1%)... mais Mario Draghi le précise 'le processus d'assouplissement monétaire est désormais achevé'.

Les décisions du jour sont motivées par le constat que l'Eurozone est soumise à des ventes contraires sur le front de la croissance.
Parmi les facteurs décisifs, il y a le recul de l'inflation avec des objectifs revus à la baisse de 2014 à 2016: +0,6% cette année, +1,1% l'an prochain, +1,4% en 2016 (et les 2% pour 2018 ?).
S'agissant de la croissance, ce serait seulement 0,9% dans l'Eurozone en 2014, +1,6% en 2015 et +1,9% en 2016 (c'est la même structure de prévision depuis 4 ans, sans cesse réévaluée à la baisse, malgré la surliquidité dont bénéficie le système financier).

Le patron de la BCE confirme la mise en oeuvre d'un programme de rachat d'ABS pour des montants qui pourraient atteindre -1.000MdsE (afin de retrouver les niveaux de bilan de début 2012 après la mise en place de 2 super LTRO de 500MdsE).
Côté réactions, c'est très mitigé sur les Bunds qui ne parviennent même pas à reprendre une partie du terrain perdu la veille, à 0,97% (après 0,9250% vers 15H)
Wall Street peut s'appuyer non seulement sur la BCE mais également sur de 'bons chiffres' publiés depuis 14H30: le déficit commercial US recule de 0,6% à 40,5MdsE, le coût de l'emploi décroît de 0,1%, le PMI des services 'Markit' grimpe vers 59,5 (son meilleur niveau depuis 2007).

Mais 3 petites déceptions viennent tempérer la perception d'un croissance économique vigoureuse aux Etats Unis: les demandes hebdomadaires d'indemnisation chômage sont en hausse de 4.000 à 302.000 fin aout et la productivité est révisée à la baisse de +2,5% à +2,3% (contrairement au PIB réévalué récemment de +4 à +4,2%.

A Paris, ce sont les valeurs bancaires et financiers qui monopolisent le podium du CAC (38 valeur en hausse sur 40) et du SBF-120 avec Sté Générale à +4,25%, BNP-Paribas +2,6%, Crédit Agricole +2,4%, AXA +2,25%... et l'impératif de 'coller au Benchmark' débouche sur des achats massifs de Total (+2,3%) qui bénéficie de surcroît de la hausse du Dollar à 1,2955/E.

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