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CAC40: sévère rupture à la baisse pour des causes floues.

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(CercleFinance.com) - Rien ne préfigurait un tel coup de tabac: -2,4% à Paris et la cassure du palier des 3.600, voilà un scénario pour le moins inattendu, d'autant plus qu'aucun 'newsflow' négatif n'explique cette vageue de liquidation. Après

(CercleFinance.com) - Rien ne préfigurait un tel coup de tabac: -2,4% à Paris et la cassure du palier des 3.600, voilà un scénario pour le moins inattendu, d'autant plus qu'aucun 'newsflow' négatif n'explique cette vageue de liquidation.

Après le plongeon de l'Or il y a 48H pour des causes 'fondamentales' qui demeurent floues (à part la hausse des 'marges'), la lourde chute des indices boursiers en Europe (-2,1% en moyenne), notamment en France et en Allemagne apparaît aussi difficilement justifiable à la lumière de l'actualité du jour.

Quel est le catalyseur de la baisse, sinon une nébuleuse de rumeurs invérifiables -voire fantaisistes- qui circulent dans les salles de marchés.
Prenons par exemple les 'bruits' concernant une possible dégradation de la note de l'Allemagne: les marchés obligataires allemands, les premiers concernés ne varient pas de 0,01% et n'accordent aucun crédit au scénario d'une perte du 'AAA' allemand.
Des tensions entre l'Egypte et Israël sont également citées mais elles ne soutiennent ni le Dollar, ni l'or (qui stagne vers 1.380$/Oz).

A 15 minutes de la clôture, le CAC 40 dévisse de -2,45%, tandis que l'IBEX et le DAX perdent respectivement 2,2% et 2,5%.
L'Euro-Stoxx chute de -2,2% et enfonce le support des 2.610 puis des 2.585Pts.

Sur le CAC 40, 'les supports sont à 3660 et 3600 points', indiquait pour sa part Barclays Bourse qui estime que 'pour repartir à la hausse, l'indice français doit repasser au-dessus des 3775 points'.

D'autre part, le FMI a revu à la baisse sa prévision de progression du PIB mondial: +3,3% en 2013, contre 3,5% prévu en janvier, et de 4% pour 2014, contre 4,1% prévu en janvier.

'Il en résulte que la prudence s'impose pour les investisseurs, en particulier sur les marchés actions : en l'absence d'accélération de l'économie mondiale, la communication des entreprises cotées devrait préparer à des déceptions sur les chiffres d'affaires et profits des prochains trimestres', précise Aurel BGC.

A Wall Street, les indices US reperdent brutalement le terrain gagné la veille (le Dow Jones chute de -1,2%, le Nasdaq -2,1%) alors que la publications de résultats d'entreprises américaines se solde par une série de déceptions (notamment sur Mellon Bank et Bank of America après Yahoo et Intel hier soir).
Le livre beige de la Fed sera quant à lui dévoilé à 20h00: y trouvera une des clés de cette chute inattendue.

A Paris, EADS figure désormais comme la seule hausse du CAC, avec des gains de 4,6% à 39 euros, alors que Daimler a lancé hier soir le placement la totalité de sa participation de 7,5%. EADS a exprimé l'intention de souscrire à l'opération à hauteur de 600 millions d'euros.

Symétriquement, ST-Micro décroche de -5,5% et le secteur bancaire tire le marché vers le bas avec BNP-Paribas à -4,5%, Sté Générale à -3,8% et Crédit Agricole à -3%.

Virbac décroche de près de 14% à 153 euros, après avoir jugé 'plus difficile' d'atteindre son objectif d'une croissance organique de 5% à 7% en 2013. Les analystes de Gilbert Dupont ont décidé d'abaisser leur objectif de cours de 197 à 182 euros.

Son concurrent Vétoquinol recule de 2,5% à 26 euros, au lendemain d'un chiffre d'affaires de premier trimestre jugé décevant par les analystes.

Exel Industries lâche 8,3% à 38,5 euros, après avoir publié des résultats semestriels impactés par des coûts de réorganisation de la gamme d'arracheuses de betteraves et par des effets de change défavorables.

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