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CAC40: record historique du CAC 'GR' sur euphorie grecque.

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(CercleFinance.com) - Le consensus haussier pourrait atteindre des niveaux historiques alors que les opérateurs surfent sur l'espoir d'une potentielle résolution du problème de surendettement de la Grèce. Le CAC40 gagne +1,2% à 4.682Pts... et mi

(CercleFinance.com) - Le consensus haussier pourrait atteindre des niveaux historiques alors que les opérateurs surfent sur l'espoir d'une potentielle résolution du problème de surendettement de la Grèce.

Le CAC40 gagne +1,2% à 4.682Pts... et mine de rien, en appliquant la méthode de calcul du DAX30 (dividendes inclus), le CAC 'global return' (qui sert au calcul de la valeur des options) pulvérise ce mardi un nouveau record historique absolu à 10.825Pts, franchissant ainsi ses sommets de septembre 2000 et juillet 2007 (mais beaucoup de commentateurs se référant au seul cours algébrique du CAC40 oublient que 4.700Pts -testés en fin de matinée- équivalent à des 6.940 ou 6.160Pts des années passes).

L'euphorie des marchés européens (+2% en 24H) atteint des proportions impressionnantes à Athènes qui clôture sur une envolée de +10,25%).

La hausse du jour porte à près de 10% le gain total des indices de l'Eurozone depuis le 1er janvier, et à plus de 14% le terrain gagné depuis le 15 janvier sur le CAC40... et même +17% sur le DAX30 depuis le 5 janvier.

Les marchés occidentaux saluent également la hausse des cours de l'or noir (Wall Street affiche de +0,65% sur le 'S&P' à +1% sur le 'Dow'), qui profite logiquement aux valeurs pétrolières et parapétrolières, déjà bien orientées hier, comme Vallourec (+7,5%, leader du SBF 120), Maurel & Prom (+4,4%) ou de nouveau Total (+2,7%).

A cette heure, le contrat sur le baril de Brent de mer du Nord livrable en mars prend encore 2,75% et le WTI américain s'inscrit à 51$.

'Après tout le tapage négatif autour de la Grèce et l'arrivée au pouvoir de Syriza, il semble qu'un retour au calme soit en train de s'opérer', commente-t-on également chez IG. Et ses équipes de poursuivre : 'les fondamentaux demeurent en place sur le moyen terme, avec l'action des banques centrales au coeur du système'.

Toutefois, si Athènes aspire à relever le plafond de ses émissions de dettes, avec aussi la possibilité de mettre en place de nouvelles obligations indexées sur la croissance, les négociations avec Bruxelles s'annoncent âpres, considérant notamment la fermeté allemande.
D'après le quotidien économique Handelsblatt, la BCE pourrait de surcroît se retirer de la 'troïka', fustigée par le nouveau gouvernement, ce qui pourrait se révéler un facteur anxiogène.

Membre du directoire de l'institution, Benoît Coeuré s'est de son côté voulu rassurant à l'endroit des opérateurs, déclarant que le programme de rachats de dettes souveraines ('quantitative easing', 'QE') lancé le mois dernier et qui prendra fin en septembre 2016 sera réévalué à l'approche de son terme et que la BCE est disposée à faire plus si nécessaire afin de se rapprocher de son objectif d'une inflation à 2% dans l'eurozone.

La vigueur retrouvée des prix du pétrole, le relatif apaisement en Grèce et la bonne volonté de la BCE prennent le pas sur les violences dans l'Est de l'Ukraine, qui ravivent la menace de sanctions occidentales renforcées contre la Russie.
Pour l'heure, la France et l'Allemagne ont appelé à un cessez-le-feu immédiat, ce malgré l'échec des négociations de Minsk (Bélarus), et les Etats-Unis envisagent de fournir des armes à Kiev.

Au chapitre des données macroéconomiques, après une baisse de 1% des prix à la production industrielle dans la zone euro en décembre, annoncée dans la matinée, les investisseurs ont pris connaissance tout à l'heure d'une diminution de 3,4% des commandes à l'industrie américaine en décembre, contre -2,4% anticipés et après -1,7% (chiffre révisé de -0,7%).

Un chiffre qui semble traduire l'impact négatif de la hausse du Dollar contre toutes devises... mais un ralentissement potentiel de l'activité ne freine aucunement le redressement du baril (+18% en moins d'une semaine).

Enfin, s'agissant des valeurs, les bancaires sont recherchées (Sté Générale +4,6%, Crédit Agricole +3%) ainsi que les pétrolières et parapétrolières déjà évoquées.
Areva (-1%) évolue à rebours de la tendance après l'annonce hier soir d'un repli de 8% de son chiffre d'affaires 2014 à environ 8,4 milliards d'euros (-7,2% à données comparables).

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