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CAC40: rechute au contact des 4140, gain de vendredi effacé.

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(CercleFinance.com) - Paris avait gagné 2,2% vendredi: après -1% lundi et -1,25% ce mardi, ce feu d'artifices de l'ultime séance d'octobre n'est plus qu'un souvenir. Après avoir refermé le 'gap' des 4.151Pts du 30 octobre, l'indice phare se repl

(CercleFinance.com) - Paris avait gagné 2,2% vendredi: après -1% lundi et -1,25% ce mardi, ce feu d'artifices de l'ultime séance d'octobre n'est plus qu'un souvenir.

Après avoir refermé le 'gap' des 4.151Pts du 30 octobre, l'indice phare se replie vers 4.141Pts.
Chez nos voisins, le rouge est également de rigueur (-0,9%) alors que Wall Street accélère son repli après la publication d'un recul de -0,6% des commandes à l'industrie puis d'un creusement de -7% du déficit commercial US (à -43Mds$): le Nasdaq et le 'S&P' reculent de -0,5%, le 'Dow' de -0,25%.

Cette journée restera marquée par de nouveaux planchers enfoncés par le baril de 'WTI' sur le NTMEX à 75,8$ alors que l'Arabie Saoudite semble véritablement déclarer une guerre des prix aux producteurs américains.

En ce qui concerne la France, la 'mauvaise nouvelle du jour', au demeurant assez prévisible, est tombée en fin de matinée.
La Commission européenne juge non crédible la prévision de +1% du PIB français en 2015 et table sur un creusement du déficit public français, lequel atteindrait 4,4% du produit intérieur brut (PIB) à la fin de l'année, puis 4,5% au terme de 2015 et même 4,7% en 2016.
Des prévisions pessimistes qui, si elles se révélaient exactes, feraient de la France rien de moins que le plus mauvais élève de la zone euro en la matière (attention également à l'Italie qui s'enfonce dans la récession).

S'agissant de la zone euro, Bruxelles ne vise par ailleurs plus qu'une croissance de 0,8% cette année et de 1,1% en 2015, contre respectivement 1,2 et 1,7% précédemment.
Quant à l'inflation, elle ne devrait pas dépasser 0,5% cette année et 0,8% l'an prochain - contre respectivement 0,8 et 1,2% estimés auparavant - pour se redresser à 1,5% en 2016, très loin de l'objectif de 2% de la BCE.

Ces estimations peu encourageantes relancent les craintes au sujet de la croissance mondiale, même s'il est 'fortement probable que d'ici six mois la volonté européenne de renouer avec des niveaux de déficit public plus soutenables ne soit plus la priorité du moment du fait de la contre-performance économique de l'Union européenne', estime Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque.

Autre facteur anxiogène : les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, qui devraient tourner au 'vote sanction' contre Barack Obama, dont le camp démocrate (par ailleurs peu mobilisé derrière le locataire de la Maison Blanche) risque fort de perdre le contrôle du Congrès. La perspective de deux années d'immobilisme outre-Atlantique apparaît très plausible considérant que, comme le soulignent les équipes de XTB France, 'la seule arme politique qui resterait alors entre les mains du Président Obama serait son droit de véto afin de bloquer les propositions de lois républicaines'.

Seule donnée macroéconomique parue ce matin en Europe, les prix à la production industrielle ont progressé de 0,2% dans la zone euro en séquentiel en septembre. Hors énergie, ils ont néanmoins reculé de 0,1%.

Outre-Atlantique, les opérateurs ont pris connaissance en début d'après-midi d'un creusement inattendu du déficit commercial en septembre. Celui-ci est ressorti à 43 milliards de dollars, contre une stabilité autour de 40 milliards anticipée par les économistes.
Le recul un peu plus marqué que prévu à 0,6% des commandes à l'industrie pour ce même mois n'a pas arrangé les choses.

Sur le front des valeurs, Publicis Groupe (+1,5% à 54,8E, plus forte hausse du CAC 40) relève la tête au lendemain de l'annonce de l'acquisition de Sapient pour un montant en numéraire de 25 dollars par action, soit 3,7 milliards.
Le CAC40 est plombé par la chute des valeurs 'énergie' -3,45% de Total, de -4,15% de Technip (et Maurel & Prom est lanterne rouge avec -4,5% au sein du SBF-120).
Recul également du Crédit Agricole de -2%, de -2,45% de la Sté Générale.

L'Oréal cède pour sa part -1,15%, pénalisé par des prises de bénéfices après l'annonce hier post-clôture d'un chiffre d'affaires du troisième trimestre en hausse de 2,3% à données comparables à 5,4 milliards d'euros au troisième trimestre.

Enfin, EDF abandonne 1,7% à environ 22,5 euros alors que le ministère de l'Ecologie a fait savoir que le prix de l'accès régulé au nucléaire historique (ARENH) n'augmentera pas au 1er janvier prochain.

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