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CAC40: quel nouvel objectif après les 5.000 points?

Tous les voyants sont au vert à la Bourse de Paris, où l'on parle déja de nouveaux objectifs pour le CAC40 du côté des 5.200 et 5.500 points.

Tous les voyants sont au vert à la Bourse de Paris, où l'on parle déja de nouveaux objectifs pour le CAC40 du côté des 5.200 et 5.500 points. - -

Objectif 5.000 atteint pour le CAC40, et la tendance ne faiblit pas pour autant. 17,3% de gagnés depuis le 1er janvier, 25% sur 3 mois. Et des analystes toujours aussi positifs, avec même de nouveaux objectifs bien plus élevés.

Sky’s the Limit ? On va finir par y croire tellement la route pour les indices européens semble dégagée. Un différentiel de potentiel toujours très largement en leur faveur, un euro qui continue de tranquillement se déprécier, notamment face au dollar, et des prix du pétrole qui restent bas, avec même de la marge pour une nouvelle phase de baisse.

Côté taux d’intérêt on est tellement au plancher qu’on arrive en territoire négatif sur les échéances 5 ans de pas mal de pays d’Europe, la BCE qui vient de lancer son plan de rachats d’actifs garantit un afflux de liquidité sur le marché pendant des années, et on a même quelques signes de reprise fondamentale dans les performances et les perspectives d’entreprises.

5.160, 5.200, 5.500?

Et face à une feuille blanche, difficile de trouver l’inspiration, avec déjà pas mal de gains accumulés. Si on se fonde uniquement sur les mathématiques et la géométrie, une poursuite de la hausse vers 5.160, 5.200 et 5.500 (donc une fourchette de gains potentielle supplémentaire de 5 à 10%) semble plausible.

Honnêtement fort peu de raisons d’être vendeur encore cette semaine. Même la violence de certains mouvements, comme la nouvelle phase baissière du pétrole ou la montée du dollar ne semble plus désorienter le marché suffisamment pour lui faire changer de tendance. Tout au plus quelques petites baisses intraday quasiment épongées d’un coup.

Le rendez-vous de la FED

Le seul catalyseur de nature à faire bouger le marché sensiblement cette semaine sera la réunion de la FED, qui permettra peut-être de déceler un peu plus précisément le moment où elle va commencer à remonter ses taux.

Mais soit Janet Yellen commence à préciser ses intentions, le mot "patience" est écarté du compte rendu de la Réserve Fédérale, et cela ne fera qu’accroitre l’écart de potentiel entre Europe et Etats Unis, en faveur des marchés européens… Soit c’est encore le statu quo et la tendance restera toujours la même.

Euro et pétrole suivi de près

Les deux seules raisons qui pourraient éventuellement ralentir la progression ou provoquer un peu d’instabilité serait une subite dégringolade de l’euro, sur la parité à un pour un avec le dollar. Les arbitrages deviendraient très agressifs et provoqueraient de la volatilité de nature à nuire aux actions, avec un regain de prudence aussi fort que la baisse de la devise européenne.

Mais on a vu que ce genre de choc peut être encaissé facilement par les marchés. De même qu’une poursuite de cette 2ème phase de correction qui semble vouloir se dessiner sur le pétrole. Et les deux sont liés, puisque chiffrés en dollar…

Un choc exogène toujours prévisible

Seul un choc exogène, Grèce ou Russie, pourrait enrayer la machine haussière. Et ces deux facteurs, les marchés semblent les avoir tellement mis de côté qu’on a un vrai facteur risque de nature à le faire plier.

De même que de nouvelles inquiétudes sur la formation d’une énorme bulle obligataire, provoquée par les politiques proactives des banques centrales.

Mais en attendant, vu le peu de volatilité qui règne sur les marchés, les objectifs 5.200 et 5.500 sont déjà modélisés, avec 5.160 comme première étape. 

Antoine Larigaudrie