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CAC40:pertes initiales effacées, mécanique haussière intacte

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(CercleFinance.com) - L'accès de nervosité lié à la démission de Mario Monti (il y rentre pas mal de calculs politiques, il ne quitte pas son poste suite à un désaveu des italiens) se calme en Europe: le marché parisien est revenu à l'équil

(CercleFinance.com) - L'accès de nervosité lié à la démission de Mario Monti (il y rentre pas mal de calculs politiques, il ne quitte pas son poste suite à un désaveu des italiens) se calme en Europe: le marché parisien est revenu à l'équilibre, au contact des 3.605Pts.

Le CAC40 pourrait aligner une 6ème séance de hausse consécutive (malgré le contexte), tandis que le FTSE et le DAX s'effritent de 0,15% alors que Milan reste en chute libre de -2,7% (et Madrid cède par contagion -0,8%).
A Wall Street, les 3 principaux indices reculent de 0,1% (Dow Jones) à -0,3% (Nasdaq): rien de significatif puisque cela n'efface que les gains de la dernière minute vendredi à 21H59.

'Ce week-end, Silvio Berlusconi, 76 ans, a entamé l'un des revirements dont il a le secret', souligne NFinance. 'Dos au mur, acculé par la justice, ce dernier se lance dans une ultime bataille pour briguer la présidence du Conseil en retirant sa confiance à Mario Monti alors que le PDL coule dans les sondages', précisent les spécialistes. 'Conséquences: Mario Monti démissionne, l'euro recule, la dette italienne est sous pression', ajoutent-ils.

Chez IG, on estime que la démission de Mario Monti de son poste de Président du Conseil après la ratification du budget 2013, prévue d'ici Noël, à la suite de l'arrêt du soutien du parti de Berlusconi, et l'organisation d'élections probablement le 24 février prochain, 'est de nature à remettre en cause partiellement la trajectoire de l' Italie en matière de réformes de structure et de réduction des déficits publics' et 'pourrait être préjudiciable à la résolution de la crise européenne'.

Barclays Bourse indique pour sa part que la réélection [de Berlusconi] 'semble improbable' (entre 14% et 18% d'intentions de votes pour le PDL).

'Cette incertitude politique ne devrait pas entraîner les indices actions très loin à la baisse, les investisseurs étant convaincus que la réalité budgétaire continuera à dicter la politique', considèrent les gérants.

D'autre part, pour Saxo Banque, l'absence de consensus entre Républicains et Démocrates aux Etats-Unis ne permet pas aux investisseurs d'être pleinement rassurés, le fiscal cliff étant présent dans tous les esprits.

Au chapitre, très mince, des bonnes nouvelles, 'malgré une contraction attendue du PIB japonais à -0.9% au troisième trimestre, les chiffres de la production industrielle en Chine ont montré une singulière amélioration', soulignent les spécialistes. En effet, pour le mois de novembre, cet indicateur est venu s'établir à 10,1%, soit une progression à deux chiffres pour la première fois depuis le mois de mars.

En outre, l'opération de rachat de la dette grecque au secteur privé, éclipsée par l'actualité à Rome, serait un succès.

Aucune statistique américaine n'est attendue cet après-midi, laissant les investisseurs à leurs idées noires.

Les valeurs financières sont les premières à pâtir de la situation italienne. Société Générale perd 2,2% à 28,5 euros, Crédit Agricole -2,4% à 5,9E et BNP Paribas 2%.

STMicroelectronics progresse de 3,25%, après avoir présenté un nouveau plan stratégique devant se caractériser par son désengagement de ST-Ericsson et un objectif d'une marge d'exploitation de 10%.

Sur le plan des plus petites valorisations, Korian avance de 3,8% à 12,1 euros, suite à l'annonce du lancement, à travers sa filiale Korian Deutschland, d'une offre publique d'achat volontaire sur Curanum, au prix de 2,5 euros par action.

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