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CAC40: corrige 2 fois plus vite que Francfort après BCE.

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(CercleFinance.com) - Le CAC40 clôture au plus bas du jour, sur des niveaux qu'il n'avait jamais approchés depuis des semaines. L'indice a subi une dernière vague de dégagements durant le 'fixing' et - perd pratiquement -1,2% à 4.099Pts (c'est

(CercleFinance.com) - Le CAC40 clôture au plus bas du jour, sur des niveaux qu'il n'avait jamais approchés depuis des semaines. L'indice a subi une dernière vague de dégagements durant le 'fixing' et - perd pratiquement -1,2% à 4.099Pts (c'est deux fois plus que le DAX30 qui ne cède que -0,6%) L'Euro-Stoxx50 perd 1,3%, les places européennes ayant amplifié d'un bon tiers leurs pertes au cours du dernier quart d'heure . Le CAC40 efface tous ses gains depuis le 10 septembre dernier et le prochain objectif pourrait être le comblement du 'gap' des 4.048Pts du 9 septembre dernier, avant ou après les chiffres de l'emploi US qui seront publiés demain.

A Wall Street, les indices reculent également mais de seulement -0,15%, c'est à dire bien plus modérément qu'en Europe. Mais trop de 'bonnes nouvelles' économiques aux Etats Unis impliquent le risque d'un 'tapering' plus précoce que mars prochain.

L'actualité du jour a été dominée par les réunions de banques centrales: la BCE, tout comme la Bank of England, a maintenu son taux directeur inchangé. L'Euro poursuit sa remontée à 1,3650/$, le pétrole grimpe à 97,65$ à New York (+6% en 4 séances).

Mario Draghi a profité de la conférence de presse pour affirmer que personne au sein de la BCE n'a proposé de modifier l'un des 3 taux de référence (et notamment de prises en pension) et qu'il n'est pas question de l'instauration de taux négatif pour inciter les banques à prêter davantage (il s'avère que la demande de crédit demeure faible, malgré un loyer de l'argent très faible). La BCE maintient son estimation de PIB dans l'Eurozone à -0,4% en 2013, la croissance remonterait à 1,1% en 2014 (contre 1% précédemment) et 1,5% en 2015.

Mario Draghi prévoit également un niveau d'inflation de 1,1% en 2014 et 1,3% en 2015. Il ne redoute pas de scénario inflationniste 'à la japonaise' (dans les années 90) car les 'fondamentaux' et l'environnement bancaire ne sont pas comparable (pas de surinvestissement des banques dans le secteur privé). Il réaffirmé que la BCE disposait encore de nombreux outils pour agir contre la récession et qu'elle se tenait prête à agir... mais le LTRO -ou un 'QE' à l'européenne- ne semble pas faire partie des options étudiées.

Il est très clair que la BCE déçoit les marchés mais Wall Street fait également preuve de prudence avec un recul moyen de -0,15 à -0,2% après la forte révision à la hausse du PIB américain au 3ème trimestre, à 3,6% contre 2,5% (un rehaussement assez 'radical').

Par ailleurs, les demandes d'indemnité chômage ont nettement reculé (-28.000 à 298.000, on retombe symboliquement sous la barre des 300.000) et cela également renforce les anticipations de 'tapering' (réduction des achats mensuels de la FED, actuellement de 85Mds$).

Hier soir, la Fed avait indiqué dans son Livre beige que le rythme des embauches avait augmenté dans certaines régions en octobre et au début du mois de novembre, des données encourageantes pour l'évolution de l'activité économique aux Etats-Unis. Pour Saxo Banque, ces éléments renforcent 'la crainte de voir la Fed s'appuyer sur des statistiques américaines jugées encourageantes pour commencer à réduire plus tôt que prévu le montant de son plan d'assouplissement quantitatif'.

En France, le taux de chômage au sens du BIT, dévoilé ce matin, s'élève à 10,9% de la population active en France, DOM compris, soit une hausse.

Sur le front des valeurs, TF1 finit stable alors que les analystes de Morgan Stanley - qui sont à 'surpondérer' sur le titre - ont décidé de relever leur objectif de cours de 14,5 à 16,15 euros.

Nexans gagne près de 6% après avoir pris jusqu'à 7% à la Bourse de Paris, soutenue par d'insistantes rumeurs de marché selon lesquelles l'actuel PDG, Frédéric Vincent, pourrait être débarqué et il se dit aussi que Madeco pourrait monter au capital', indique un professionnel d'une table de marché parisienne. Côté replis, on note un trio composé de Schneider, Saint Gobain et Vinci (-2,35%). Au sein du SBF-120, Plastic Omnium et Peugeot perdaient -4% et -2,9% respectivement, Eiffage -3,25%.

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