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CAC40: +4,1% en 72H contre +2% à W-Street et malgré Moody's.

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(CercleFinance.com) - Le CAC40 rajoute +0,45% aux 3,6% gagnés lundi et mardi: voilà +4,07% repris (c'est 2 fois plus que le 'S&P') avec les volumes les plus faibles observés ces 20 dernières années (à peine 2MdsE échangés par jour, moins

(CercleFinance.com) - Le CAC40 rajoute +0,45% aux 3,6% gagnés lundi et mardi: voilà +4,07% repris (c'est 2 fois plus que le 'S&P') avec les volumes les plus faibles observés ces 20 dernières années (à peine 2MdsE échangés par jour, moins de 1,8MdsE d'échanges réels à 17H29).

Du strict point de vue technique, les volumes ne reflètent même pas l'impact mécaniques des achats liés à la réplication indicielle passive.

Il n'est évidemment pas question d'invoquer des 'rachats à bon compte' après les 6% perdus (ce n'est franchement pas énorme) depuis ler zénith annuel de la mi-septembre.

Les gérants d'OPCVM se montrent plus que frileux, les 'mains longues' sont carrément absentes... 80% des volumes quotidiens sont réalisés par la spéculation intraday qui n'est qu'un jeu de chat et de la souris entre acheteurs et vendeurs (lesquels cherchent à se pièger mutuellement via des algorithmes sophistiqués et se désintéressent de la détermination d'une 'juste valeur' concernant les actifs qu'ils 'travaillent').

Aucun lien réel entre les 4,1% gagnés par le CAC40 depuis lundi et l'actualité des dernières 72H: la France a perdu son 'triple A', le problème grec n'est pas résolu, la FED déclare ne pas pouvoir à elle seule remettre l'économie sur de bon rails, les chiffres immobiliers publiés la veille aux USA ne sont guère convaincants, les tensions persistent au Proche Orient, la confiance des ménages américains est revue ce mercredi à la baisse (à 82,6 contre 84,9)...

La vigueur du CAC40 ne saurait pas davantage être recherchée du côté de Wall Street qui reste quasiment inchangé en fin de matinée (Nasdaq et 'S&P' en hausse de 0,05% en moyenne, Dow Jones qui grappille 0,2%).

Les indices US ne devraient rien recéder d'ici 22H (ou le minimum) car les marchés US doivent montrer leur meilleur visage à la veille du long pont de Thanksgiving (peu importe que les nouvelles soient bonnes ou mauvaises, cela n'a guère d'importance... et l'essentiel a été acquis dès la séance de lundi avec un gain inattendu de 2%).

Les statistiques publiées cet après-midi aux USA ne semblent pas en mesure de changer la donne (pas plus que les chiffres immobiliers publiés la veille).

D'après le Département du Travail, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont reculé de 41.000 lors de la semaine du 17 novembre, à 410.000 dossiers, un chiffre conforme aux attentes et les indicateurs avancés du Conference Board avancent de +0,2% (comme prévu).

Les valeurs de la consommation vont être scrutées avec soin à deux jours de 'Black Friday', le vendredi suivant Thanksgiving qui marque traditionnellement le coup d'envoi de la période des achats de fin d'année, caractérisée par des promotions en masse.

A Paris, une confirmation du 'long short' sur Peugeot (-2,1%) versus Renault (+3,5%) alors que Cheuvreux vend la première (peu importe le succès commercial de ses derniers modèles) et achète résolument la seconde (malgré l'effondrement des ventes en Europe cet automne), se situant exactement sur la même ligne qu'UBS et Barclay's et avec des arguments identiques.
Peu importe ce qui se passe réellement au niveau des ventes: Peugeot est 'voué à sombrer' (la présence de l'Etat au capital fait fuir les anglo-saxons) d'après de nombreux bureaux d'analyse qui ne ménagent pas leurs efforts pour faire s'effondrer les cours depuis le début de l'été.

Vallourec poursuit son redressement (+5,15% à 37,6E), Saint Gobain gagne +2,5%, Carrefour et Vivendi +2% et la seule baisse d'importance concerne Lafarge (-5%) alors que Bernstein dégrade à 'sous-performance'.

Hors CAC40, Sequana s'envolait de +41,5% sur une étude qui juge le titre absurdement sous-valorisé... après une série d'avis négatifs affirmant que ce dossier était sans espoir et qu'il fallait à tout prix rester à l'écart.
Il y a forcément des 'analystes' qui se trompent... parfois lourdement, mais pour Peugeot, on peut naturellement leur faire confiance: aucun rebond possible, même avec 12E d'actif par titre.

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