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ArcelorMittal va fermer Florange mais accepte de céder la phase liquide et la cokerie

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PARIS (Dow Jones)--ArcelorMittal (MT.FR) a confirmé lundi son intention de fermer définitivement la phase liquide de Florange et annoncé accepter une "cession éventuelle" du site. "En raison de la conjoncture économique difficile

PARIS (Dow Jones)--ArcelorMittal (MT.FR) a confirmé lundi son intention de fermer définitivement la phase liquide de Florange et annoncé accepter une "cession éventuelle" du site.

"En raison de la conjoncture économique difficile qui continue d'impacter les économies française et européenne, la société souhaite proposer un projet de fermeture définitive de la phase liquide de Florange et de concentrer ses efforts et ses investissements sur les activités aval du site qui emploient plus de 2.000 personnes", a déclaré le premier aciériste mondial dans un communiqué.

ArcelorMittal a également accédé aux demandes du gouvernement, qui souhaitait que le groupe autorise la cession des activités qu'il ne veut plus poursuivre.

"Bien que la poursuite de l'exploitation de la phase liquide de Florange ne soit plus rentable dans le contexte de surcapacités en Europe", ArcelorMittal a déclaré accepter que le gouvernement "recherche un repreneur pour [cette activité] au cours des 60 prochains jours".

Le groupe a également donné son accord pour la cession de la cokerie, a-t-il ajouté.

Avant les déclaration d'ArcelorMittal, Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, avait affirmé qu'il ferait pression pour que le groupe vende les hauts fourneaux à un concurrent. Les deux hauts fourneaux de Florange sont à l'arrêt depuis plus d'un an, mais les autres activités du site, dont les laminoirs à chaud et à froid, les lignes de galvanisation et la cokerie, fonctionnent toujours.

Les sidérurgistes européens pâtissent de prix en recul et de la faiblesse de la demande d'acier. Les entreprises du secteur prévoyaient initialement une reprise au deuxième trimestre 2012, mais les clients sont frileux face à la crise de la dette souveraine et à ses répercussions sur l'économie européenne et la consommation des ménages, notamment en automobiles, dans la région.

-Marion Issard, Dow Jones Newswires; +33 (0)1 40 17 17 75; marion.issard@dowjones.com

(Inti Landauro et Valérie Venck ont contribué à cet article)

(END) Dow Jones Newswires

October 01, 2012 07:19 ET (11:19 GMT)

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