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Immobilier: les taux d'emprunt pourraient atteindre 2,60% d'ici à la fin de l'automne 

Quelqu'un qui signe une promesse de vente en juillet, avec l'obtention d'un prêt en condition suspensive, doit s'attendre à une réponse de la banque dans un délai minimum de  trois mois.

Quelqu'un qui signe une promesse de vente en juillet, avec l'obtention d'un prêt en condition suspensive, doit s'attendre à une réponse de la banque dans un délai minimum de trois mois. - Philippe Huguen - AFP

Même si les taux actuels restent en deçà de ce qu'ils étaient il y a un an, ils marquent une légère hausse. Maël Bernier, directrice de la communication et porte-parole de Meilleurtaux, donne son avis leur évolution au cours des prochains mois.

Les taux ne cessent d'augmenter depuis le début des vacances. La période estivale n'est-elle pas pourtant traditionnellement propice à l'accalmie ? 

Maël Bernier : Non, durant l'été il y a souvent du mouvement, et généralement en août ! La hausse à laquelle nous assistons n'est pas inhabituelle. La seule différence avec les autres années, c'est que les banques ont eu un gros flux de dossiers à traiter entre janvier et avril, d'acquisition comme de renégociation, ce qui perturbe aujourd'hui le marché le crédit.

C'est-à-dire ?

Maël Bernier : De nombreux établissements bancaires refusent aujourd'hui des dossiers, préférant traiter ceux qu'ils ont déjà en réserve. En conséquence : quelqu'un qui signe une promesse de vente en juillet, avec l'obtention d'un prêt en condition suspensive, doit s'attendre à une réponse de la banque dans un délai relativement long. Au minimum trois mois. Et entre-temps, les taux remontent...

Mais dans quelle proportion ?

Maël Bernier : La hausse est là, légère pour le moment. Le niveau actuel des taux reste très en-dessous de ce qu'il était, il y a ne serait-ce qu'un an. Sur 20 ans, ils se situent en moyenne à 2,40%. En mai dernier, ils étaient certes à 2,20%, mais en juillet 2014, ils affichaient 3,05%.

La tendance haussière de fond est donc bien là. Va-t-elle se poursuivre ou non ?

On peut penser que oui, mais sans emballement : on pouvait craindre les conséquences de la crise en Grèce sur la France. Or, depuis l'accord trouvé avec l'Union européenne, les OAT, qui servent de taux fixes aux banques, ont diminué. Pas d'inquiétude particulière, donc, si ce n'est la surcharge de dossiers pour les banques.

De combien estimez-vous que les taux pourraient monter ?

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Léo Monégier