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Assurance-vie: le fonds en euros, sans risques et rémunérateur, "est mort" juge le patron de la Banque postale

Invité sur le plateau de Good Morning Business ce mercredi, Philippe Heim, président du directoire de La Banque Postale, conseille de privilégier l'assurance-vie en unités de compte pour son épargne.

Que faire des quelques 200 milliards d'euros emmagasinés par les Français pendant la crise? C'est une des questions qui taraudent le gouvernement, à l'affût de cette manne qui servirait à la relance du pays. Si l'exécutif réfléchit à une réforme du droit des successions, la petite musique d'une taxation de l'épargne commence aussi à émerger.

Je pense que ce n'est pas une bonne solution", tranche Philippe Heim, président du directoire de La Banque Postale, invité sur le plateau de Good Morning Business ce mercredi sur BFM Business.

S'il estime que cet argent va "naturellement revenir dans la consommation" après la crise sanitaire, il conseille aux épargnants de placer leur argent sur une assurance vie.

Il y a un produit qui est sûr, c'est l'assurance-vie et il faut investir en UC, c’est-à-dire en unité s de compte, explique-t-il. C'est ce qui permet à la fois d'investir dans tout type de sous-jacents que ce soit des actions que ce soit de l'immobilier."

Les contrats en unités de compte sont, en revanche, moins sécurisés que les fonds en euros où l'épargnant est sûr de récupérer son capital. Mais ces contrats n'apportent pratiquement plus aucun rendement, compte tenu de l'inflation et des taux très faibles.

Il faut sortir du dogme de l'assurance-vie telle que nous l'avons connu où nous avions à la fois de la sécurité, de la liquidité et du rendement. Ce produit-là, il faut oser le dire: il est mort, compte tenu des taux négatifs", juge Philippe Heim.

"Donc je crois qu'il faut investir dans les UC. Par ailleurs, il y a aussi le marché boursier et pour ceux qui désirent être plus sûrs dans leur épargne il y a tous les livrets disponibles", rappelle-t-il.

Thomas Leroy Journaliste BFM Business