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Première baisse des loyers à Londres depuis 2010

Londres

Londres - Bertrand Langlois - AFP

Les contrats signés en juillet laissent apparaître une baisse de 0,5% du montant moyen des loyers. En cause: les incertitudes liées au Brexit et la mise sur le marché de nouveaux logements.

C'est un effritement suffisamment rare pour être noté. Les loyers payés pour les nouveaux contrats de location à Londres ont baissé de 0,5% en juillet, par rapport à ceux de juillet 2015, selon une étude mensuelle publiée lundi par le groupe Countrywide. C'est une première depuis novembre 2010.

Johnny Morris, directeur des recherches chez Countrywide, a expliqué que de nombreux logements supplémentaires avaient été mis sur le marché de la location ces derniers mois, ce qui a tiré les prix des loyers vers le bas. Sans oublier l'effet du Brexit:

"En outre, l'incertitude sur le marché des ventes avant et après le référendum sur l'UE a poussé des vendeurs à se tourner vers le marché de la location", a encore expliqué Johnny Morris.

Au plan national, les loyers des nouveaux contrats ont toutefois progressé de 1,5% d'une année sur l'autre.

Les prix à la vente toujours en hausse

La décision des Britanniques de quitter l'Union européenne a entraîné une vague d'inquiétude autour du marché immobilier au Royaume-Uni, particulièrement à Londres où il était en plein boom ces dernières années.

D'après une étude distincte du site Rightmove, les prix à la vente dans l'immobilier résidentiel londonien ont à peine progressé en août, de 2,1% d'une année sur l'autre. Rightmove a expliqué que le montant des transactions avait souffert d'un rythme d'affaires moins échevelé pendant l'été, ainsi que des incertitudes entourant le Brexit. Le prix moyen d'un logement vendu à Londres dépassait encore 619.400 livres en août (716.500 euros), note toutefois le rapport.

Les prix ont été dopés ces dernières années par la propension des classes supérieures britanniques à placer l'argent dans la pierre ainsi que par un afflux d'investisseurs venus du Golfe persique ou encore de Russie. 

Ma. G. avec AFP