BFM Business

Obama abandonne le projet d'oléoduc Keystone XL

Après des mois de tergiversations, Barack Obama a annoncé l'abandon du projet Keystone XL.

Après des mois de tergiversations, Barack Obama a annoncé l'abandon du projet Keystone XL. - Mandel Ngan - AFP

Le président américain a annoncé que l'oléoduc controversé, qui devait relier les États-Unis au Canada, ne verra pas le jour, notamment en raison de l'absence d'impact économique significatif.

Après des années de tergiversations, Barack Obama a annoncé ce vendredi 6 novembre le rejet du projet controversé d'oléoduc Keystone XL reliant le Canada aux États-Unis.

"Le département d'État a décidé que le projet Keystone XL n'était pas dans l'intérêt national des États-Unis. Je suis d'accord avec cette décision", a déclaré le président américain depuis la Maison Blanche, soulignant notamment que le projet n'aurait pas eu d'impact significatif sur l'économie américaine.

Conséquence: l'action de TransCanada, l'opérateur canadien d'oléoduc et porteur du projet Keystone XL, chutait de 5% en Bourse peu après l'annonce de Barack Obama.

Un projet à 8 milliards de dollars

John Kerry a motivé la décision des Etats-Unis en déclarant qu'un soutien au projet aurait "sérieusement miné" la crédibilité du pays en matière de lutte contre le changement climatique.

Keystone XL, dont la capacité devrait être de 830.000 barils par jour, doit relier des gisements d'hydrocarbures dans l'Alberta, au Canada, au réseau existant aux Etats-Unis.

Sa construction, un projet estimé à 8 milliards de dollars, permettrait ainsi d'acheminer les sables bitumineux et le pétrole brut lourd de l'Alberta jusqu'au golfe du Mexique. Les détracteurs de Keystone XL, qui ont pressé Barack Obama d'opposer son veto au projet, jugent qu'il favoriserait les émissions carbonées et irait donc à l'encontre de la lutte contre le réchauffement climatique. Les associations écologistes protestent notamment contre les techniques d'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta, responsables selon elles de rejets massifs de gaz à effet de serre.

Si Hillary Clinton, favorite de la primaire démocrate, s'est récemment rangée dans le camp des opposants au projet, la plupart des candidats à l'investiture républicaine en sont au contraire partisans.

Y.D. avec agences